Marrakech

Marrakech
مراكش
ⵎⵕⵕⴰⴽⵛ
Blason de Marrakech
Héraldique
Marrakesh, Ben Youssef Medersa (5364691987).jpg
Κήποι Κουτουμπιά 0852.jpg Menara kech.jpg
Djemaa el Fna in the evening.jpg
Gueliz, Marrakesh, Morocco - panoramio.jpg
(c) Ben Bender, CC BY-SA 3.0
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Marrakech-Safi
Maire Fatima-Zahra Mansouri (PAM) (2021)
Code postal 40000
Démographie
Gentilé Marrakchi(e)[1] ou Marrakéchois [2]
Population 966 987 hab.[3] (2020)
Densité 4 204 hab./km2
Géographie
Coordonnées 31° 37′ 48″ nord, 8° 00′ 00″ ouest
Altitude 450 m
Superficie 230 km2
Divers
ⴰⵎⵓⵔ ⵏ ⵢⴰⴽⵓⵛ (Amur en Yakuc) Al Bahja, Al Hamra, Zahrat Al Janoub
Localisation
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Marrakech
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Marrakech
Liens
Site web www.ville-marrakech.ma

Médina de Marrakech *
Image illustrative de l’article Marrakech
La place Jamaa el Fna dans la médina de Marrakech
Coordonnées 31° 37′ 46″ nord, 7° 58′ 52″ ouest
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Type Culturel
Critères (i)(ii)(iv)(v)
Numéro
d’identification
331
Année d’inscription 1985 (9e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification UNESCO

Marrakech (en arabe : مُرَاكُش, murrākuš ; en berbère : ⵎⵕⵕⴰⴽⵛ, Meṛṛakc), est une ville située dans le centre du Maroc au pied des montagnes de l'Atlas[4]. Marrakech est surnommée « la ville rouge »[N 1]ou la « ville ocre » en référence à la couleur rouge d'une grande partie de ses immeubles et ses maisons[5].

Marrakech et son aire urbaine comptent en un peu plus d'un million d'habitants[N 2]. Par sa population, la ville est la troisième agglomération du pays, à égalité avec sa rivale historique, Fès, et derrière Casablanca et Rabat. Cité impériale, au même titre que Meknès, Fès et Rabat, Marrakech fut la capitale du Maroc pendant près de 350 ans, sous les dynasties Almoravide (XIe – XIIe siècles), Almohade (XIIe – XIIIe siècles), Saâdienne (XVIe – XVIIe siècles), ainsi que sous le règne de Mohammed ben Abdallah de l'actuelle dynastie alaouite (régnant de à ).

Marrakech abrite une vaste médina de 600 hectares, la plus peuplée d'Afrique du nord, et classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Grâce à la vitalité de sa médina, vieille de 900 ans, ses infrastructures hôtelières de classe mondiale et son climat ensoleillé, Marrakech s'est imposée comme la capitale incontestée du tourisme au Maroc. Desservie par le deuxième aéroport du pays en termes de trafic, l'aéroport Marrakech - Ménara, la ville a accueilli en près de 3 millions de visiteurs.

Étymologie

Origine du nom

Plusieurs hypothèses coexistent quant à l'origine du nom de la ville. La plus répandue considère que le nom de Marrakech est une contraction du berbère *Amur (n) Yakušamur a pour significations « part, lot, promesse, protection »[6] et Yakuš (et ses variantes Yuš et Akuš) signifie « Dieu »[7]. L'expression contemporaine « amur n Ṛebbi »Ṛebbi est un autre mot pour Dieu (emprunté à l'arabe رَبِّي (rabbī) « Mon Seigneur ») signifie « protection de Dieu »[8]. Toutefois, d'autres voient en amur un augmentatif du mot tamurt qui signifie « pays », *Amur (n) Yakuš prendrait alors le sens de « terre de Dieu »[9].

Une étymologie alternative moins répandue propose l'interprétation de « terre de parcours »[10].

Les sources médiévales arabophones[Lesquelles ?] ont été nombreuses à proposer des origines arabes au nom de Marrakech. Louis Deroy et Marianne Mulon, auteurs du Dictionnaire de noms de lieux, reprennent l’idée selon laquelle le nom viendrait de l’arabe Marruquch « la bien parée » [11] de رقش « ornementer, enjoliver ».

Influence du nom

Le mot « Maroc » et ses équivalents dans les différentes langues européennes sont directement dérivés du mot « Marrakech ». Dès les années , soixante ans après la fondation de la cité, le nom apparaît dans les sources latines pour désigner la capitale de l'empire almoravide[9]. Au XIVe siècle, on recense les formes « Marroch » en catalan (dont dérive le nom français), « Marruecos » en castillan, « Morrocco » en toscan, et « Marrocos » en portugais, sans doute la forme la plus ancienne, les "s" finaux étant chuintés en portugais[12].

Au XVe siècle, le Portugal exerce une forte pression militaire sur le Maroc. Le pays est scindé en deux, les Wattassides ayant pour capitale Fès et régnant sur le nord du Maroc et les Hintata puis les chérifs saadiens régnant sur Marrakech et le sud du pays. La littérature géographique européenne entérine alors l'idée que le Maghreb al-Aqsa se compose des royaumes de Fez et de Maroc. C'est finalement le nom de la capitale du sud finit par s'imposer à tout le pays. En outre, jusqu'au XXe siècle, le Maroc était connu en Orient sous le nom de Marrakech (appellation toujours d'actualité en Iran)[13].

Pendant la période almohade, Marrakech était réputée pour son artisanat du cuir. Le tannage des peaux y était déjà réalisé dans les tanneries de Bab Debbagh à l'est de la ville. Les accessoires de cuir confectionnés à Marrakech étaient si renommés que l'on commença à parler en Castille de marroquinería pour les désigner. Ce terme a fini par se propager dans d'autres langues comme le français, la « maroquinerie » servant à désigner l'activité ainsi que les articles utilisant comme matière principale le cuir[9].

Histoire

Capitale des empires almoravide et almohade

Marrakech (Mourrakouch) fut fondée en l'an 1071 (an 463 de l'Hégire) par le souverain berbère Sanhadjiens almoravide Youssef ben Tachfine[14] et sa reine Zaynab Nefzaouia, elle aussi d'origine berbère. Très vite, à Marrakech, sous l'impulsion des Almoravides, pieux guerriers et austères savants venus de l'actuel désert mauritanien, de nombreuses mosquées et médersas (écoles de théologie coranique) furent construites, ainsi qu'un centre commercial drainant le trafic entre le Maghreb occidental et l’Afrique subsaharienne. Marrakech grandit rapidement et s'imposa comme une métropole culturelle et religieuse influente, supplantant Aghmat et Sijilmassa. Des palais furent édifiés également et ornés avec le concours d'artisans andalous venus de Cordoue et de Séville, qui apportèrent le style omeyyade caractérisé par des coupoles ciselées et des arcs polylobés. Cette influence andalouse fusionna avec les éléments sahariens et ouest-africains, et fut synthétisée dans une architecture originale totalement adaptée à l'environnement spécifique de Marrakech.

La ville devint la capitale de l'Émirat almoravide, un empire eurafricain qui s'étendait des rives du fleuve Sénégal jusqu'au centre de la péninsule Ibérique et du littoral atlantique marocain jusqu'à Alger. La cité fut ensuite fortifiée par le fils de Youssef Ibn Tachfin, Ali Ben Youssef, lequel fit édifier vers 1122-1123 des remparts encore visibles. Pendant qu'Youssef Ben Tachfine menait des campagnes victorieuses en Al-Andalus, soumettant les roitelets des taïfas et repoussant les offensives de la Castille et de l'Aragon, son épouse Zaynab Nefzaouia exerçait à Marrakech un pouvoir important, avec toutes les prérogatives d'une véritable reine[15].

En 1147, les Almohades partisans d'Ibn Toumert qui se proclamait Mahdi et voulait imposer une interprétation orthodoxe de l'islam, s'emparèrent de la ville. Les derniers Almoravides furent exterminés, sauf ceux qui s'exilèrent aux îles Baléares où survécut une branche de cette dynastie, la famille des Beni Ghania. En conséquence la presque totalité des monuments fut détruite. Les Almohades, issus des tribus Masmouda du Haut-Atlas, construisirent de nombreux palais et édifices religieux marqués par une sobriété grandiose et monumentale, comme la célèbre mosquée Koutoubia bâtie sur les ruines d'un palais almoravide, et sœur jumelle de la Giralda de Séville et de la tour Hassan (inachevée) de Rabat.

Pavillon principal des jardins de la Ménara.

La Casbah abrita la résidence califale (depuis le règne d'Abd al-Mumin le souverain almohade portait le titre de calife, rivalisant ainsi avec le lointain califat oriental des Abbassides de Bagdad), agrémentée d'un hôpital dans lequel exerça le médecin andalou Ibn Tufayl. De l'ensemble majestueux de la Casbah mansourienne, nommée ainsi d'après le calife Abu Yusuf Yaqub al-Mansur, subsiste encore la superbe porte de Bab Agnaw. Marrakech fut ainsi digne d'abriter la capitale de la puissance majeure de l'Occident musulman médiéval, l'Empire almohade qui englobait toute la région comprise entre Cordoue et Tripoli, de l'Andalousie jusqu'à la Libye.

Afin d'alimenter la palmeraie et les grands jardins, un système d'irrigation fut édifié et perfectionné, à l'aide de canaux nommés khettaras. Marrakech, par son rayonnement culturel, attira de nombreux écrivains, intellectuels et artistes venus notamment d'Al-Andalus, dont des mutazilites comme le célèbre Averroès, connu pour avoir abondamment commenté et réinterprété le Logos du philosophe grec Aristote[16].

Du déclin mérinide à la renaissance saadienne

Représentation de la ville de Marrakech (Maroch) sur le portulan de (pt)Mecia de Viladestes (cartographie majorquine), 1413

À partir de , Marrakech fut administrée par les Hintata qui prirent leur indépendance sur les derniers califes Almohades. Ces derniers gouvernèrent alors la ville pour le compte des sultans mérinides, qui érigèrent sa grande rivale Fès au rang de capitale impériale. La ville tomba alors dans une certaine léthargie. À partir du XVe siècle, Marrakech gagna son autonomie vis-à-vis des wattassides dont l'autorité de s'étendit plus au-delà de l'Oum Errabiâ tandis que dans les plaines atlantiques, le Portugal étendit son influence et assiègea même Marrakech en .

Au début du XVIe siècle, Marrakech devint la capitale de l'Empire saadien. Elle renoua rapidement avec son apogée, en particulier sous le règne des sultans Mohammed al-Qaim et surtout celui d'Ahmed al-Mansur Saadi, très influencé par la civilisation ottomane après ses années d'exil à Constantinople[17]. Grâce à la fortune amassée à la suite de la conquête de Tombouctou et de l'empire Songhaï, Marrakech fut embellie, les monuments restaurés et de somptueux palais édifiés. Le palais El Badi bâti par Ahmed al-Mansur, était une réplique de l'Alhambra de Grenade, réalisée avec les matériaux les plus précieux provenant des trois continents de l'Ancien Monde (marbre d'Italie, granite d'Irlande, or d'Afrique de l'Ouest, porphyre des Indes, jade de Chine, etc), doté de 360 pièces et de 100 fontaines[18]. El Badi frappa également les contemporains par sa Kubbat al Jujjaj, sa « coupole de verre » réalisée en cristal translucide, et autres singularités techniques qui évoquent la Maison dorée de Néron à Rome[19]. Mais tous les éléments décoratifs vont par la suite disparaître, démantelés sur ordre du sultan Moulay Ismail vers 1695 pour être réemployés dans les grands palais impériaux de Meknès. El Badi était avant tout destiné aux réceptions fastueuses offertes aux ambassades de l'Espagne des Habsbourgs[20], de l'Angleterre élisabéthaine[21], de la France d'Henri IV[22], et de la Sérénissime République vénitienne, qui reconnaissaient le califat saadien comme une puissance incontournable qui s'étendait de la mer Méditerranée jusqu'au fleuve Niger, et de l'océan Atlantique jusqu'aux confins du Fezzan et du Tchad[23], incluant le Mali actuel et ses riches gisements d'or. Sous le règne de la dynastie saadienne, Marrakech retrouva ainsi son rôle de grand terminus caravanier grâce aux pistes venant du Soudan marocain et qui n'étaient pas contrôlées par les Turcs d'Alger.

Destin de la ville sous la dynastie alaouite et à l'époque contemporaine

À la fin du XVIIe siècle, la dynastie alaouite succéda aux Saadiens. Le trône fut successivement transféré à Fès puis à Meknès, nouvelle capitale de l'Empire chérifien avec Moulay Ismail. Le sultan Mohammed III (1757-1790) choisit la ville comme lieu de résidence principale, en raison de la proximité du port de Mogador (actuelle ville d'Essaouira) qu'il faisait édifier sur les plans de l'architecte français Théodore Cornut. C'est en outre à Marrakech que fut conclu en 1787 le premier traité d'amitié entre le Maroc et les États-Unis nouvellement indépendants[24]. En 1792, Marrakech devint la capitale d'un fils de Mohammed III, Moulay Hicham, qui se fit reconnaître comme sultan par cette partie du pays, tandis que son frère Moulay Sulayman était reconnu sultan légitime à Fès par les oulémas et par les provinces au nord du fleuve Oum Errabiaa. Il s'ensuivit une guerre entre les deux sultans rivaux, qui s'acheva par la défaite de Hicham en 1796, malgré le soutien de l'Espagne de Charles IV qui s'immisçait dans les affaires internes marocaines. Marrakech fut reconquise par Sulayman en 1797 et la ville réintégra le territoire du makhzen de Fès.

Au début du XXe siècle, Marrakech connut plusieurs années de troubles. Après la mort du grand vizir Ba Ahmed en 1900, véritable régent de l'Empire chérifien durant la minorité du jeune sultan Abd al-Aziz, le pays était en proie à l'anomie, aux révoltes tribales, aux complots des grands féodaux, sans compter les intrigues européennes. En 1907, Moulay Abd al-Hafid, khalifa (représentant du makhzen) à Marrakech fut proclamé sultan par les puissantes tribus du Haut-Atlas et par certains oulémas qui niaient la légitimité de son frère Abd al-Aziz. C'est également en 1907 que fut assassiné un médecin français installé à Marrakech, le docteur Émile Mauchamp, suspecté d'espionnage au profit de son pays. La France saisit cette affaire pour faire pénétrer ses troupes au Maroc, depuis Oujda à l'est et Casablanca à l'ouest.

L'armée coloniale française se heurta néanmoins à une solide résistance animée par Ahmed al-Hiba, un fils du grand cheikh Ma El Aïnin monté de Tiznit où il a été proclamé sultan. Après la bataille de Sidi Bou Othmane, qui vit la victoire de la colonne Mangin sur les forces d'al-Hiba (), les Français s'emparèrent de Marrakech qui entra ainsi dans le protectorat français du Maroc instauré en 1912. La conquête avait été facilitée par le ralliement des tribus Imzwarn et de leurs chefs appartenant à la puissante famille des Glaouis, considérée comme l'une des grandes lignées aristocratiques de la région.

L'un d'entre eux, Thami El Glaoui, devint célèbre en accédant au poste de pacha de Marrakech, nommé par le sultan Moulay Youssef avec l'aval du maréchal Lyautey, résident général de France au Maroc. El Glaoui occupera cette fonction durant toute la durée du protectorat (quarante-quatre ans). Le pacha s'illustra par sa collaboration avec les autorités françaises, qui trouva son point d'orgue avec le complot visant à détrôner Sidi Mohammed Ben Youssef (Mohammed V) pour le remplacer par le cousin du sultan légitime, Mohammed ben Arafa surnommé le "sultan fantôche" et désigné par le résident général Augustin Guillaume. Thami El Glaoui, déjà réputé pour ses fréquentations prestigieuses (notamment l'amitié de Winston Churchill) et son train de vie fastueux, digne d'un véritable monarque, devint ainsi un symbole marquant de l'ordre colonial au Maroc[25]. Il ne put néanmoins s'opposer à la montée en puissance du sentiment nationaliste, ni à l'hostilité d'une part croissante de la population. Il ne put non plus s'opposer aux pressions de la France, qui consentit à se défaire de son protectorat marocain en raison du désastre de la guerre d'Indochine et du début de la guerre d'Algérie. Après deux exils successifs (en Corse puis à Madagascar), Sidi Mohammed Ben Youssef fut autorisé à rentrer au Maroc en novembre 1955, et ce retour signa la fin du règne despotique du Glaoui sur son fief de Marrakech, actant ainsi l'accession du pays à l'indépendance.

À partir des années 1960-1970, Marrakech devient une destination de la jet-set occidentale, notamment sous l'impulsion de plusieurs personnalités comme Yves Saint Laurent[26] Depuis le début du millénaire, Marrakech s'impose comme la capitale incontestée du tourisme au Maroc, la ville rouge accueillant en près de 3 millions de visiteurs pour un total de 8,3 millions de nuitées[27]. En , la ville paie néanmoins un lourd tribut lors de l'épidémie de Covid-19. D'un point de vue économique, la pandémie met un coup d'arrêt à l'industrie touristique, moteur économique de la ville. Ensuite, d'un point de vue sanitaire, Marrakech est avec Casablanca une des villes les plus lourdement touchées par la propagation du virus et la ville est régulièrement la cible de mesures de quarantaine et de blocus ciblés de quartiers.

Géographie

Topographie

Photographie colorisée du pont almoravide sur l'oued Tensift (années 1920).

Marrakech est situé dans le centre-sud du Maroc. Il est le chef-lieu de la plaine du Haouz, et de loin sa principale agglomération. La médina a été bâtie sur la rive gauche de l'oued Issil, à cinq kilomètres au sud de son point de confluence avec l'oued Tensift. Bâtie à une altitude moyenne de 450 mètres, Marrakech est une ville au relief essentiellement plat. Seul le Jbel Gueliz, colline de grès d'une altitude de 55 mètres, et ses séquelles au nord (Koudiat El Abid), viennent rompre la monotonie de la plaine. Au-delà du Tensift, les Jbilet forment des collines arides de couleur grise. Ils marquent la limite entre la plaine du Haouz et le pays Rehamna. Mais c'est surtout au Haut-Atlas, dont les sommets enneigés en hiver sont bien visibles depuis la ville ocre, que Marrakech et son arrière-pays doivent leur richesse. Sans cette barrière montagneuse, dont les premiers contreforts ne sont qu'à 25 kilomètres des limites de la ville et dont le point culminant, le Djebel Toubkal (4 167 m) à une soixantaine de kilomètres, la plaine du Haouz ne serait qu'une meseta stérile.

Jusque dans les années 2000, la limite nord de l'agglomération de Marrakech était le cours du Tensift, le long duquel s'étendent des palmeraies et des jardins horticoles vivriers nourrissant d'importants douars périurbains comme El Azzouzia et Ouahat Sidi Brahim. Avec la construction du Grand Stade de Marrakech et surtout celle de Tamansourt, ville nouvelle située au-delà du fleuve, l'agglomération de Marrakech étend ses limites également vers le nord.

Climat

La ville est sujette à un climat méditerranéen semi-aride (classification de Köppen) [28]. La température moyenne annuelle est de 20 °C. La moyenne des précipitations est de 281 mm par an, soit moins que la zone climatique méditerranéenne (400 mm par an). Le climat de Marrakech peut être apparenté à celui que l'on trouve en Californie intérieure ; on peut parler de climat méditerranéen atténué par la proximité du désert. Le climat varie énormément d'une année à l'autre ; en effet si certaines années la ville peut recevoir 500 mm de précipitations (climat méditerranéen), elle peut d'autres années ne recevoir qu'une petite centaine de millimètres d'eau. À Marrakech, les hivers sont souvent froid la nuit et le matin (°C environ, parfois −2 °C ; record de −6 °C). Les étés, quant à eux, sont souvent torrides, avec des températures moyennes de 28 °C. En journée, il n'est pas rare que le mercure dépasse la barre des 40 °C. Le record de chaleur a été observé le avec 49,6 °C[29],[30].

Les orages éclatent la plupart du temps vers les mois d'octobre et novembre, car un vent humide et assez rare, le Herrûrco, apparaît en automne, pour y apporter des pluies et orages. Quant à l'hiver, il est assez humide et il n'est pas rare qu'il pleuve plusieurs jours de suite. Les montagnes de l'Atlas qui cernent la ville sont enneigées de novembre à mai en moyenne, offrant un magnifique paysage aux portes de Marrakech. L'ensoleillement annuel y est d'environ 280 jours.

Relevé météorologique de Marrakech-altitude: 406 m (période 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,9 7,6 9,4 11 13,8 16,3 19,9 20,1 18,2 14,7 10,4 6,5 13,8
Température moyenne (°C) 12,2 13,8 15,8 17,3 20,6 23,8 28,3 28,3 25,3 21,1 16,3 12,6 20,5
Température maximale moyenne (°C) 18,4 19,9 22,3 23,7 27,5 31,3 36,8 36,5 32,5 27,5 22,2 18,7 27,9
Précipitations (mm) 32,2 37,9 37,8 38,8 23,7 4,5 1,2 3,4 5,9 23,9 40,6 31,4 281,3
Nombre de jours avec précipitations 7,6 6,8 7,5 7,7 4,8 1,2 0,6 1,2 2,8 5,5 6,6 6,5
Source : Le climat à Marrakech (en °C et mm, moyennes mensuelles) Hong Kong Observatory


Mois J F M A M J J A S O N D
Record de chaleur 33 34 37 42 46 47 49 48 46 43 39 34
Record de froid -6 -2 4 5 7 9 14 15 10 6 4 -2

Urbanisme

Carte représentant les différents quartiers de Marrakech

Marrakech compte 928 850 habitants d'après le recensement de 2014, répartis sur une superficie de 230 km2. La densité de population atteint les 350 habitants à l'hectare dans la Médina. C'est la quatrième plus grande ville du Maroc après Casablanca, Fès et Tanger[31]. La ville est divisée en deux parties distinctes : la ville historique (dix kilomètres d'enceinte) et la ville nouvelle dont les quartiers principaux s'appellent Guéliz, L'Hivernage (qui concentre de nombreux complexes hôteliers), Douar el Askar, Sidi Youssef Ben Ali, M'hamid, et Daoudiate[32]. Le Guéliz constitue aujourd'hui le centre-ville commercial. Il fut fondé par les Français lors du protectorat français au Maroc. Depuis quelques années, la ville s'agrandit en périphérie, notamment à l'ouest avec l'apparition de nouveaux quartiers résidentiels comme pour le secteur de Targa ou l'extension de l'avenue Mohammed VI, ou au nord Tamansourt.

La Médina

Remparts de la médina de Marrakech

La médina de Marrakech constitue le centre névralgique et le cœur historique de la ville de Marrakech. S'étendant sur une superficie globale de 600 hectares, elle est une des plus vastes médinas du Maroc et la plus peuplée d'Afrique du Nord. Son raffinement et sa spécificité urbanistique découlent directement de la virginité totale du terrain sur lequel elle fut érigée au XIe siècle. Articulée autour d'un campement militaire, le Qsar El Hajar, et d'un marché, elle fut augmentée d'une kasbah au XIIe siècle afin de la protéger des assauts répétés des tribus berbères de la plaine du Haouz, contribuant ainsi à asseoir durablement l'hégémonie Almoravide. Les célèbres remparts de la vieille ville de Marrakech subirent d'importantes modifications au gré des dynasties. Ainsi, ils furent à de maintes reprises percés de nouvelles portes (Bab en arabe). Aujourd'hui, la hauteur des murailles oscille entre 8 et 10 mètres et elles s'étendent sur une distance totale dépassant les 19 kilomètres. La médina est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1985[33].

Le récent engouement pour les riads, ces maisons traditionnelles marocaines articulées autour d'une cour centrale, a généré de profondes transformations sociologiques au sein de la médina de Marrakech, où le prix du mètre carré a atteint des sommets. Ainsi, un nombre non négligeable et croissant de modestes ménages marrakchis se voit poussé par la spéculation à « s'exiler » en dehors des remparts. D'autre part, on observe un phénomène de densification de l'habitat au sein de la médina. Cependant, on est loin d'assister à une muséification de la médina, tant s'en faut. En réalité, le succès touristique croissant de Marrakech a durablement revigoré la médina en attirant de nombreux jeunes au sein de ses dédales. Ainsi, il semblerait que plus de 40 000 artisans y travaillent. Ces derniers sont répartis dans les différents quartiers thématiques organisant géographiquement la médina.

Le mellah

Marchands de sel dans le mellah de Marrakech, 1929
Ruelle du mellah en 2015

Le mellah, dans le sud est de la médina, fut et demeure aujourd'hui encore dans une bien moindre mesure le quartier juif de Marrakech. Loin d'être un ghetto dans le sens strict du terme, le mellah regroupait certains corps de métiers qui au fil et à mesure de l'histoire de Marrakech, devinrent des spécialités de cette communauté (le métier de tisserand fut un exemple de ce phénomène). Il figure le plus grand des mellahs du Maroc et fut fondé en 1558 sous le règne de Moulay Abdellah à proximité du palais, ce qui permit, comme ce fut le cas à Fès par exemple, au sultan de séparer les Juifs du reste des habitants pour tenter de mieux les protéger du fanatisme de la population musulmane encouragée à l'époque par les Almohades, après notamment le massacre de la communauté juive de la ville, en 1232[34],[35]. « Du XVIè au XXè siècle, l’histoire du mellah de Marrakech reflète plus ou moins l’histoire des autres mellahs du Maroc. Au gré des aléas économiques, des maladies et fléaux (peste entre autres), des troubles religieux (avec son lot d’exactions, d’exécutions, de pogroms, etc.), le mellah se développa »[36].

Le mellah s'est peu à peu vidé de ses séculaires habitants juifs, après la création de l'État d'Israël en 1948 et l'indépendance du Maroc de la France en 1956, au moment de la politique d'arabisation menée par Hassan II[37].

Rebaptisé Essalam (« la paix » en arabe) dans les années 1990, il a repris début 2017 son nom originel El Mellah, sur instruction de Mohammed VI, pour « préserver la mémoire historique des lieux » et favoriser son tourisme[37]. De nos jours, de rares traces attestent encore de la présence juive historique dans la ville car sous l’impulsion de l’actuel roi, d’importants travaux de restauration et de rénovation ont été entrepris à travers le pays pour préserver ou rappeler le patrimoine historique et culturel juif, constituant une partie intégrante de l’histoire du royaume, mais qui lui ont fait perdre une partie de son authenticité[38]. On peut notamment y admirer la synagogue Slat al Azama, « synagogue des expulsés » (d'Espagne) fondée en 1492 par le rabbin espagnol Yitzhak Delouya, encore en activité et dont la partie Talmud Torah (keteb) est devenue un petit musée retraçant l’histoire des Juifs de Marrakech et de sa région.

Pendant sa période faste, Marrakech comptait plus de 50 000 Juifs au recensement de 1947 et pas moins de 35 synagogues, dont deux existent encore aujourd’hui : Slat al Azama et la synagogue Joseph Bitton, route Dar Daou, près du palais Badi, fréquentées par une centaine de fidèles habitant encore la ville[38],[39].

Les jardins de l'Agdal

Les jardins de l'Agdal jouxtant par le sud le palais royal furent créés dès 1156 selon l'historien officiel de la dynastie almohade par El Haj Ya'is, celui-là même qui fut à l'origine de la prestigieuse mosquée Koutoubia. Le terme aguedal signifiant par ailleurs « jardin » de manière générale chez les Berbères, cette appellation de jardins de l'Aguedal ne s'imposa comme appellation exclusive que vers la fin du XVIIIe siècle. Son existence, mise à mal par le temps est intimement liée à l'astucieuse gestion des ressources hydrauliques qui y est faite. Ainsi, le captage des eaux des nappes souterraines fut dès la fin du XIe siècle assuré par un dense réseau de « khettaras », assisté plus tard par un système de viaducs plus élaboré en provenance de Aghmat, ville située plus au sud en direction de la vallée de l'Ourika. Enfin, le stockage des eaux de pluie était assuré par deux immenses réservoirs dont le plus grand, baptisé Es Sala, servit à l'entraînement des troupes à la natation en vue de la traversée du détroit de Gibraltar.

Guéliz

Le quartier de Guéliz tire son nom du Djebel Gueliz, massif de grès de faible altitude situé au nord-ouest de l'ancienne médina au nom berbère. Ce fut le premier quartier situé à l'extérieur des remparts, autrefois réservés aux défunts. Articulé autour de l'actuelle avenue Mohammed V, qui joint le square Foucault (Arset El Bilk) au Djebel Gueliz, le quartier de Guéliz concentre la majorité des banques et des boutiques de Marrakech. La poste, située place du , est aussi un bâtiment datant de l'époque protectorale, au même titre que l'ancien marché de Guéliz qui fut récemment déplacé pour céder place au complexe Carré Eden (commercial, résidentiel et hôtelier). L'ensemble du quartier de Guéliz ayant été classé par la wilaya zone immeuble R+ 5. [réf. nécessaire]

L'Hivernage

Situé à l'ouest de Bab Jdid au sud du Guéliz, dont il est séparé par le quartier tampon du Harti, le quartier de L'Hivernage est un quartier cossu qui compte de nombreuses villas de luxe. Il abrite d'importants complexes hôteliers, parmi lesquels le Sofitel et l'hôtel Es-Saadi. Il est traversé par l'avenue Mohammed VI le long duquel se trouve le Palais des congrès de Marrakech et le Menara Mall.

L'ouest de la ville : Massira, Targa et M'hamid

Les banlieues ouest ont progressivement émergé à partir des années 1980 le long de quatre pénétrantes : la route de la Targa, l'avenue El Mouqaouama, la route d'Essaouira et l'avenue Guemassa, aussi connue sous les noms de route d'Agafay ou de route de l'aéroport. Ces trois secteurs relèvent administrativement de l'arrondissement Ménara, qui comptait lors du recensement de 2014 411 100 habitants. Toutes ces banlieues sont à dominante résidentielle, à l'exception de certaines artères commerçantes de Massira.

Ces trois secteurs sont urbanistiquement très différents. Targa est formé par un ensemble de quartiers et de lotissements de standing élevé. Les villas et les pavillons dominent. Massira est un vaste secteur plus hétérogène. Il émerge de manière planifiée au cours des années 1980 et compte plusieurs quartiers de profils socio-urbanistiques variés. Au sud de la route d'Essaouira, trois secteurs gravitent dans l'orbite de Massira : Douar Iziki, Azli et Socoma. Enfin, au-delà de l'Aéroport Marrakech-Ménara se trouve M'hamid, un vaste quartier populaire qui compte plus de 100 000 habitants ayant émergé à partir des années 1990. Au début des années 2020, certains quartiers de M'hamid sont encore en pleine expansion.

Le nord de la ville

Les quartiers nord de Marrakech se déploient au-delà de l'avenue Moulay Abdallah, aussi connue des Marrakchis sous le nom de route de Safi. Daoudiate, qui émerge dès les années 1960 et 1970, est le quartier populaire le plus emblématique du secteur. Amerchich, situé au nord-ouest de Daoudiate, est le quartier universitaire de la ville. On y trouve les facultés des lettres et des sciences humaines de l'université Cadi Ayyad et de sciences juridiques. On y trouve aussi plusieurs hôpitaux du CHU Mohammed VI, en particulier l'hôpital Ibn Nafis et l'hôpital Arrazi. Entre les avenues Allal El Fassi et Moulay Abdallah, plusieurs quartiers sont dominés par les maisons mitoyennes des classes moyennes de la ville : Sidi Abbad, Assif, Issil et Aouatif. À l'extrémité sud de ce périmètre se trouve le célèbre et luxuriant Jardin Majorelle, attraction touristique majeure de la ville. Enfin, au-delà de la route de Casablanca, de nouveaux quartiers apparus depuis 2005 se déploient, où se mêlent immeubles résidentiels et pavillons. L'épicentre commercial du nord de la ville se situe le long de l'avenue Allal El Fassi et l'avenue Palestine.

Sidi Youssef Ben Ali

Sidi Youssef Ben Ali est l'une des deux communes urbaines de la préfecture de Sidi Youssef Ben Ali. Situé au sud-est de l'agglomération de Marrakech, dans le prolongement de Bab Aghmat et de son cimetière, il est enserré par les Jardins de l'Agdal à l'ouest et le lit de l'oued Issil à l'est.

En 1994, avec une densité de 63 354 habitants par kilomètre carré (196 396 habitants dans une superficie de 3,1 km2), c'était le quartier le plus dense de Marrakech[40]. Couramment appelé "Sidi Youssef", Sidi Youssef Ben Ali est l'un des quartiers les plus démunis de la ville. Le stade Sidi Youssef Ben Ali où s'entraine l'Olympique de Marrakech y est situé.

Zone industrielle de Sidi Ghanem

Initialement conçu pour accueillir des projets industriels sur une superficie de plus de 130 hectares, Sidi Ghanem est devenu un quartier hybride abritant plus de cinq cent entreprises. L'incubateur EBF (Emerging Business Factory) a révélé la grande variété des types d'entreprises dont regorge dorénavant le quartier en plus de ses habitations improvisées et de ses snacks, restaurants et autres lieux l'éloignant de la caractéristique purement industrielle.

Dans le domaine industriel, on peut compter entre autres de grosses pointures et champions régionaux comme S.I.T.I., leader international en valorisation de thés premium (plus de 80% du marché international), IKS, avec notamment sa grande et célèbre marque Petit Bateau ou encore Cartier Saada, première société cotée en bourse dans la région.

En commerce, le quartier offre une grande palette de magasins, d'artisans et de showrooms, l'évolution de ces derniers ont fait de Sidi Ghanem un lieu incontournable de shopping, prisé des touristes. Le quartiers abrite même quelques restaurants reconnus.

Le quartier est le premier en Afrique du Nord à avoir été modélisé en visite 3D aérienne.

La palmeraie

La Palmeraie de Marrakech se déploie au-delà de l'oued Issil. Plantée dès l'époque almoravide, elle est irriguée par un réseau de khettaras, rigoles souterraines artificielles drainant l'eau provenant de la fonte des neiges du Haut-Atlas. Depuis la fin du XXe, la palmeraie est investie par de nombreux expatriés et fortunes casablancaises, qui y ont bâti des villas luxueuses. Le circuit de la palmeraie est un itinéraire classique des touristes se rendant à Marrakech.

Politique et administration

Gestion de la ville

La commune de Marrakech se compose d'un conseil municipal et de cinq arrondissements :

Les 5 arrondissements de proximité disposent chacun de leur propre président d'arrondissement et d'une dotation, qui leur est allouée chaque année par le Conseil Municipal. Ils décident eux-mêmes de son utilisation. Le conseil municipal de Marrakesh se réunit obligatoirement chaque année au cours des mois de février, mai et octobre

La présence des conseillers municipaux est obligatoire et ceux-ci sont informés de la date 10 jours avant. Le Président de la commune urbaine de Marrakech doit exécuter les décisions prises par le conseil communal et est l'ordonnateur des dépenses et recettes. Il peut mettre en place une police municipale et également demander au gouverneur l'usage de la force publique pour mettre en œuvre les décisions du conseil.

Marrakesh compte également une circonscription spéciale, le pachalik Mechouar Kasba, qui comprend le secteur de la Kasbah, le palais royal, ainsi que le nouveau quartier de l'Agdal (situé dans le prolongement de l'avenue Mohammed VI).

Il faut noter que l'agglomération de Marrakech dépasse les limites administratives de la commune, des quartiers périphériques et des douars périurbains de Marrakech se situant dans les communes limitrophes de Saâda (à l'ouest), Tassoultante (au sud), Harbil (au nord-ouest, où se trouve la ville nouvelle de Tamansourt) et de Ouahat Sidi Brahim (au nord).

Politique

L'hôtel de ville de Marrakech, aux abords de l'avenue Mohammed V.

Historiquement, Marrakech est la capitale du sud marocain. Même si la dynastie alaouite préférait jusqu'à l'instauration du protectorat en établir sa capitale à Fès et Meknès, le khalifa (délégué) du sultan est souvent nommé gouverneur de Marrakech, preuve du caractère stratégique que joue la ville comme relais de l'autorité royale dans le sud du pays. La montée en puissance des grands caïds de la région de Marrakech à la fin du XIXe siècle (Glaoui, Goundafi, Mtougui) est à la fois un symptôme et un catalyseur des maux dont souffre la dynastie à cette époque. Pendant la période du protectorat, la fidélité du pacha de la ville, Thami El Glaoui, à la résidence générale de France à Rabat est un élément clé dans le contrôle de l'arrière-pays de Marrakech.

Depuis l'indépendance, Marrakech apparaît comme une ville plutôt peu politisée. Longtemps la ville a été considérée comme un bastion de l'Istiqlal. Mohamed Louafa et M'hamed El Khalifa ont débuté leur carrière politique à Marrakech[41]. Néanmoins, la ville n'a pas produit autant de cadres de l'Istiqlal que Fès, fief historique du parti de l'indépendance. L'implantation de l'Istiqlal n'a par ailleurs pas résisté au recul généralisé du parti dans les années 2000 et 2010. Jusqu'en , Marrakech était gérée dans le cadre de l'administration déconcentrée par le wali, le pacha (adjoint du wali) et le gouverneur de la préfecture de Marrakech. De à , le poste de gouverneur de la préfecture de Marrakech était occupé par Moulay Mamoun Boufares, cousin germain du roi Hassan II et père d'Oum Kalthoum Boufares, épouse de Moulay Rachid[42].

Dans le cadre des réformes démocratiques du début du règne de Mohammed VI, Marrakech et d'autres villes du Maroc se voient dotées d'un maire élu par le conseil communal de la ville. Au terme des élections communales marocaines de 2003, Omar El Jazouli est désigné maire de la ville. Issu des rangs de l'union constitutionnelle, un parti dit « d'administration », il constribue à asseoir le statut de capitale touristique du pays en favorisant l'acquisition de riads touristiques par des étrangers en médina[43]. Son mandat est néanmoins entaché par d'importantes affaires de corruption, pour lesquels il est condamné en à rembourser 11,6 millions de dirham[44]. En , Fatima-Zahra Mansouri est élue maire. Fille de l'ancien pacha de la ville, avocate de profession, elle est désignée au terme d'une élection litigieuse, le parti authenticité et modernité dont elle est issue étant accusé de fraudes électorales. Elle conserve son poste jusqu'en 2015. À la suite des élections régionales et communales marocaines de 2015, un maire issu des rangs du PJD, Mohamed Larbi Belcaid, est désigné maire. Sous son mandat, Marrakech accueille la COP 22 pour le climat. En 2021, Fatima-Zahra Mansouri redevient maire.

Liste des maires

Période Maire Parti Période
2003-2009 Unknown.svg Omar Jazouli UC Député de Marrakech
2009-2015 Unknown.svg Fatima-Zahra Mansouri PAM Avocate
Députée de Medina-Sidi Youssef
2015-2021 Mr. Mohammed Larbi Belcadi, Lord Mayor of Marrakech (30801030896).jpg Mohamed Larbi Belcaid PJD Professeur de mathématiques
Député de Menara
2021- Unknown.svg Fatima-Zahra Mansouri PAM Avocate
Députée de Medina-Sidi Youssef

Jumelages et accords de coopération

Éducation

Marrakech est l'une des villes universitaires du Maroc. L'université Cadi Ayyad est la plus importante de la région. Plus récemment une école supérieure des arts visuels (ESAV) est née en partenariat entre la Fondation Dar Bellarj et l'université de Marrakech, offrant à la ville un support de formation aux métiers du cinéma et de la télévision.

On trouve à Marrakech le premier campus privé du royaume qui regroupe plusieurs écoles telles que le Groupe HECI (Hautes études commerciales et informatiques), l'école supérieure de gestion (ESG), Euromed, et Vatel.

Deux écoles militaires, l'École royale de l'air et l'École royale de gendarmerie, se trouvent à Marrakech.

Santé

CHU Mohammed VI

Le CHU Mohammed VI de Marrakech a été créée en vertu d'une loi datant de 2001. Il est associé à la faculté de médecine et de pharmacie de Marrakech de l'Université Cadi Ayyad, inauguré deux ans plus tôt en 1999. Le CHU regroupe plusieurs structures hospitalières publiques :

  • L'hôpital Ibn Tofaïl : le grand hôpital historique de la ville, inauguré en situé à la limite entre Guéliz et Semlalia. Il s'agit d'un hôpital multi-spécialités comportant un service d'urgence et un plateau de chirurgie. Sa capacité est de 409 lits[45].
  • L'hôpital Arrazi : le nouvel hôpital généraliste de Marrakech, situé à Amerchich dans le nord de la ville. Inauguré progressivement entre 2008 et 2010, il bénéficie d'équipements plus modernes que son prédécesseur. Sa capacité est de 587 lits[46].
  • L'hôpital Ibn Nafis, situé non loin de l'hôpital Arrazi, il est consacré à la prise en charge des maladies psychiatriques. Sa capacité d'accueil est de 220 lits.
  • L'hôpital mère-enfant : adossé à l'hôpital Arrazi, il comporte une importante maternité ainsi qu'un service de pédiatrie. Sa capacité est de 274 lits.
  • Le centre d'oncologie et d'hématologie : également adossé à l'hôpital Arrazi, sa capacité est de 86 lits.

Autres hôpitaux publics

Parmi les autres structures hospitalières publiques, il convient d'évoquer les deux hôpitaux de la médina :

  • L'hôpital Ibn Zohr : l'autre hôpital historique de la ville, créé en 1913. Voisin de la Mamounia, il a été consacré en 2020 à la prise en charge des patients atteints du Covid-19, non sans difficulté du fait de la faible capacité d'accueil et de la vétusté de l'hôpital[47].

Structures privées

Comme dans de nombreuses villes du pays, Marrakech est témoin d'un essor toujours plus rapide des cliniques privées. Celles-ci pallient les faiblesses d'un secteur public surchargé, sous-dimensionné et aux prestations médiocres. Parmi les cliniques de la ville, on peut citer les établissements suivants : les cliniques L'Aéroport, Avicenne, Bab Doukkala, Chifa, Dalil, l'Oasis, Ibn Rochd, Ibn Tofail, Avicenne, Jnane Harti, Le Marrakech, Yasmine, Charaf, Riad Essalam, Al Massira, Errahma, Al Oumouma, Menara ainsi que les polycliniques de la CNSS, du Sud, Koutoubia et les Narcisses[48]. On compte en outre de nombreux centres d'imagerie privés, de cliniques dédiées aux soins et à la chirurgie esthétique et de centres d'hémodialyse.

De nouvelles structures comme la clinique internationale (100 lits), dans le secteur en développement de l'Agdal, se vouent en partie au tourisme médical, en plein essor à Marrakech, qui vise une clientèle subsaharienne et européenne[49]. Enfin, l'hôpital privé de Marrakech (dans le même secteur de l'Agdal) fait office de CHU auprès des étudiants de l'Université privée de Marrakech.

Transports

Autoroute

Marrakech est reliée par l'autoroute A3 à la capitale économique du pays, Casablanca, depuis . Côté sud, elle est reliée à Agadir par l'autoroute A3 depuis . Depuis , la ville est reliée par l'autoroute à Chichaoua, en direction d'Essaouira.

Avion

L'aéroport de Marrakech-Ménara est un des principaux aéroports marocains. Il enregistre plus de 4 millions de passagers chaque année.

Malgré les travaux du terminal 3 portant sa capacité à 9 millions de passagers, et en raison d'un trafic de plus de 14 millions de passagers prévu pour 2030 et de l'extension urbanistique autour de l'actuel aéroport qui limite son développement, le projet d'une nouvelle « cité aéroportuaire intégrée » est en projet, d'un coût estimé de 4,3 milliards de dirhams et pour lequel les sites de Sidi Zouine et Sidi Bou Othmane sont pressentis[50].

Train

La gare de Marrakech est une des principales gares ferroviaires du Maroc. Elle compte plus de 3 millions de voyageurs chaque année.

Économie

L'économie de Marrakech repose essentiellement sur le tourisme, l'agriculture, le commerce et l'artisanat. L'infrastructure hôtelière a connu ces dernières années une croissance rapide. Le chiffre d'affaires rapporté par le tourisme y connaît une croissance exponentielle puisqu'il doublerait tous les 4 ans. Pendant les 23 mois de la pandémie COVID, la ville de Marrakech et sa région ont été l'une des plus affectées justement à cause de la grande dépendance au tourisme, en effet, plus de la moitié de l'inventaire de l'industrie de voyage et d'hospitalité étant détenu par Marrakech.

On recense dix-huit souks à Marrakech, où exercent plus de quarante mille potiers, dinandiers, maroquiniers et autres artisans. Leurs productions traditionnelles sont aujourd'hui concurrencées par des sandales en plastique, des djellabas synthétiques ou de fausses écharpes palestiniennes fabriquées en Inde ou en Chine.

Marrakech est dotée de plusieurs grandes et moyennes surfaces dont Marjane, Acima, Asswak Salam, Carrefour et Carrefour Market, trois centres commerciaux: Al Mazar, Marrakech Plaza, Marjane Square, Carré Eden, Menara Mall.

Les quartiers industriels Sidi Ghanem et Al Massar, regroupent une plateforme logistique importante contenant des usines, des ateliers, des dépôts de stockage et des showrooms.

La ville est desservie par l'aéroport de Marrakech-Ménara, qui est le deuxième plus important aéroport du Maroc. Ce dernier est certifié ISO 9001 par les organisations de certification internationale.

La gare de Marrakech est l'une des plus importantes gares marocaines. Une ligne TGV reliant la ville à Casablanca est à l'étude pour l'horizon 2017, pour être ensuite prolongée vers Agadir.

La ville abrite une cimenterie de la société Ciments du Maroc, filiale du groupe italien Italcementi[51].

La ville abrite le BIOXPARC[52], international HUB Biotech and Life Science, le plus grand centre de recherche sur le continent africain.

La région de Marrakech Safi est composée de 90% de zones rurales, ce qui rend cette région extrêmement fragile au vu de l'employabilité de sa jeunesse qui elle même constitue 34% de la population. L'Etat marocain avec la Banque Mondiale, a mis en place dans cette région un projet pilote de soutien à l'insertion économique des jeunes avec plus de cinquante millions de dollars attribués principalement à un programme d'appui à l'entrepreneuriat par les 18-34 ans. Ce programme piloté par l'Initiative Nationale de Développement Humain (INDH), vise à soutenir la création de 1500 entreprises dans l'espace de 3 ans (2020-2023), il est délégué à un nombre d'acteurs d'accompagnement entrepreneuriaux dont EBF, Norsys, Enactus, Moubadara et Maroc Innov. Pour consulter les projets incubés par ce programme, une plateforme a été mise en place (Founders.ma) et compte devenir le vrai carrefour de la promesse entrepreneuriale de la région.

Salons

  • AeroExpo Marrakech : Salon International des industries et services aéronautiques
  • Riad art expo : salon professionnel de l’art de vivre marocain ;

Tourisme

La ville est un haut-lieu touristique, plus de deux millions de touristes chaque année. Elle est également le point de départ de nombreuses excursions pour les randonneurs désireux de parcourir l'Atlas ou le désert plus au sud.

La ville s'oriente désormais vers le tourisme de luxe. Marrakech est en effet devenue une des destinations favorites pour les célébrités françaises qui aiment son charme préservé qui sait allier luxe, raffinement et authenticité. La ville a ainsi été qualifiée de « rêve des mille-et-une nuits » par Arielle Dombasle qui s'investit en France pour mieux faire connaître cette ville. De nombreuses stars françaises ont d'ores et déjà acheté leur riad privé en plein cœur de la Médina. L'apparition de ce tourisme de luxe remonte à 1967 avec l'arrivée d'Yves Saint Laurent à Marrakech, puis son rachat en 1980 du jardin Majorelle. Marrakech devient alors un lieu réputé pour sa culture, ses arts, ses traditions et son patrimoine architectural qui séduit peu à peu un grand nombre d'artistes de renom. Les attentats du 11 septembre 2001 marquent le début de la crise du tourisme mondiale et donc un premier coup d'arrêt par répercussion pour les séjours à Marrakech. Dix ans plus tard, l'attentat d'Argana porte lui aussi un coup au tourisme de la ville. Entretemps, le Club Med ouvre un village de vacances dans la Palmeraie en 2004 et ferme celui appelé « La Médina », situé place Jemaa el-Fna, peu après[53].

Monuments et sites touristiques

Événements

  • La conférence de Marrakech ou COP22 se tient du 7 au sur le réchauffement climatique.
  • Festival des arts populaires de Marrakech : festival annuel se déroulant au mois de juillet.
  • Festival international du film de Marrakech : évènement annuel début décembre pour récompenser la meilleure production marocaine et étrangère de longs et courts-métrages. Celui-ci a une notoriété grandissante, reconnue par le monde entier.
  • Arts in Marrakech : Biennale Internationale d'art actuel.
  • Festival Awaln'art : rencontre internationale des arts de rue de Marrakech organisée par l'association Éclats de lune. Les rencontres ont lieu simultanément à Tahanaoute, Ait Ourir, Aghmat, Amizmiz et Marrakech.
  • Festival Samaa des musiques sacrées, festival annuel se déroulant au mois de juillet.
  • On marche : festival de danse contemporaine de Marrakech.
  • Danse pour tous : festival de la danse.
  • Origins Festival : Festival de musique électronique et d'art contemporain se tenant chaque année dans des endroits insolites de la ville ocre.
  • Sun festival : festival national des jeunes et de la musique en mois de juillet, est une célébration de la nation, et du patriotisme à l'occasion des fêtes de la jeunesse et du trône.
  • Marrakech MadJazz Festival : au mois de février, ce festival fait de Marrakech une destination phare des musiques alternatives Jazz-rock, afin de faire reconnaître les talents des artistes marocains à travers le monde.
  • Festival Marrakech du rire : événement créé par Jamel Debbouze
  • Festival de l’humour francophone ;
  • Festival de la magie ;
  • Khmissa : manifestation qui récompense les femmes qui se sont illustrées durant l’année dans divers domaines ;
  • Le printemps de la poésie ;
  • Jardin’art : festival de l’art du jardin qui a pour objectif de réunir des artistes, des paysagistes, des architectes, des professionnels et des amateurs du jardin avec une large place consacrée à l’éducation environnementale et à l’écotourisme ;
  • Women of africa festival : ce festival célèbre les actions de la femme sur le plan culturel, économique et artistique à travers le continent africain ;
  • Caftan : événement annuel révélateur de talents et de styles, ce défilé est le rendez-vous incontournable de la haute couture marocaine ;

Curiosités autour de Marrakech

  • Vallée de l'Ourika à 60 km
  • Oukaïmden, station de ski à 75 km
  • Parc national de Toubkal à 70 km au sud
  • Cascades d'Ouzoud à 154 km
  • Fondation Montresso et le Jardin rouge à 40 km[55]
  • Site archéologique d'Aghmat à 30 km
  • Tinmel, ancienne bourgade berbère (XIe siècle), à 60 km
  • Vallée du Draâ
  • Montgolfière, à Jbilets-Nord de la Palmeraie
  • Le village berbère d'Amizmiz
  • Écomusée berbère de la vallée de l'Ourika, Tafza
  • Barrage Lalla Takerkoust à 40 km.
  • La vallée du dadès aussi appelée la vallée des roses, ou la vallée des mille et une Kasbah

Sport

Stades

Grand stade de Marrakech

Le grand stade de Marrakech a été inauguré en . Il se situe sur la route de Casablanca (RN9), à une dizaine de kilomètres du centre-ville. D'un investissement global de 935 millions de DH, le nouveau complexe sportif de Marrakech est réalisé sur une superficie totale de 58 ha, avec une capacité d'accueil totale de 45 000 sièges numérotés, dont 37 000 couverts.

Le complexe, comprend notamment un parking de 7 500 places, un stade principal de football avec une piste d'athlétisme de 8 couloirs, un stade annexe de football, quatre accès spécialisés pour handicapés, 20 issues pour évacuation et 31 points de restauration.

Il dispose également de 128 blocs sanitaires, quatre blocs de premiers soins en tribune, un centre médical principal, des salles de conférences, outre des équipements de pointe dont, 98 caméras de surveillance, deux écrans géants de 84 m2, 96 portillons d'accès, 36 guichets de billetterie, un héliport et 1 400 palmiers.

Stade El Harti

Le stade El Harti est le stade historique de Marrakech. Il est situé dans le quartier du Harti, à la limite entre Guéliz et L'Hivernage. Principalement destiné à la pratique du football, il a une capacité d'environ 20 000 places.

Clubs de football

  • Kawkab de Marrakech
  • Olympique de Marrakech
  • Mouloudia de Marrakech
  • Najm de Marrakech

Autres

  • Grand Prix automobile de Marrakech/Course du Maroc FIA WTCC : Marrakech accueille tous les ans (sauf en 2011) le Championnat du Monde des Voitures de Tourisme, l’un des trois Championnats du Monde automobiles de la FIA dans un circuit situé au cœur de la ville, le Circuit urbain de Marrakech.
  • Marathon de Marrakech ;

Un tourisme alpin tend à se développer, Oukaïmden, à 73 km au sud de Marrakech, est une station de ski réputée en Afrique, l'enneigement y dure environ cinq mois (de novembre à avril).

Culture

Festivals

Biennale d'art de Marrakech

La Biennale Arts in Marrakech, née en est le plus important rendez-vous d'art contemporain au Maroc. La dernière édition a eu lieu en , à la suite de quoi l'évènement a dû être plusieurs fois reporté pour des raisons budgétaires[56].

Dans le sillage de la biennale, Marrakech s'est imposée comme la nouvelle capitale de l'art contemporain au Maroc. Aussi a-t-on assisté à la naissance de plusieurs musées privés dont le musée de la Palmeraie, le musée d'Art et de Culture de Marrakech (MACMA), le musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (MACAAL), ainsi qu'à celle de plusieurs galeries d'art consacrées à la scène émergente de l'art contemporain marocain telles que la galerie Noir sur Blanc. En médina, plusieurs fondations et lieux de rencontre organisent des manifestations culturelles, parmi lesquelles il convient de citer Dar Bellarj et Dar Cherifa.

Festival international du film

Initié en , le Festival international du film de Marrakech est le principal festival consacré au cinéma au Maroc. Il se déroule chaque année sur plusieurs jours dans le courant de l’automne et rassemble de nombreuses personnalités du cinéma de renommée internationale [57]. Parmi les présidents du jury se sont succédé des réalisateurs de renom, dont Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Roman Polanski ou encore Emir Kusturica.

Le jury du festival regroupe des cinéastes, des comédiens, mais aussi des écrivains et personnalités des arts et des lettres, et s'attache à récompenser les meilleurs longs métrages, en décernant au total six grands prix. En marge de la compétition officielle, le festival organise la projection d'une sélection de films hors compétition, rend hommage à des personnalités du cinéma, met à l'honneur chaque année le cinéma d'un pays différent, met en compétition des films « Cinécoles », organise des Masterclass, réalise des projections populaires sur la place Jemaa el-Fna ainsi que des diffusions de films en audio-description à destination du public malvoyant.

Festival des arts populaires

Créé en sous la houlette du roi Mohammed V, le festival des arts populaires met à l'honneur le folklore marocain dans toute sa diversité. Au cours de ce festival gratuit et ouvert à tous, le public assiste à représentations de musiciens et de danseurs venus des quatre coins du Maroc. Si la majorité des spectacles ont lieu au Palais El Badi et dans les jardins de la Ménara, des manifestations ont également lieu ailleurs en médina et au Guéliz.

Marrakech du rire

Créé en par l'humoriste Jamel Debbouze, ce festival accueille chaque année sur la scène du Palais El Badi de nombreux humoristes francophones. Il est retransmis sur la chaîne de télévision française M6.

Personnalités liées à Marrakech

Plasticiens

Écrivains

  • Hinde Taarji, journaliste et essayiste
  • Denise Masson, islamologue française
  • Jamila Abitar, poétesse franco-marocaine
  • Rajaa Benchemsi, écrivaine
  • Mohamed Akensus, historien
  • Mohammed Ben Brahim, Poète

Sportifs

Politiques

  • Abdelkader Hassan El Assimi, ancien diplomate et homme politique marocain
  • Ahmed Akchichine ancien ministre et président de la région
  • Fouad Ali El Himma ancien ministre et conseiller royal
  • Saïda Menebhi, militante féministe de gauche
  • M'hamed Boucetta, ancien secrétaire général du Parti de l'Istiqlal (PI), ancien ministre des Affaires étrangères
  • Abdallah Ibrahim, ancien président du conseil du gouvernement marocain
  • Mhamed El Khalifa, avocat et ancien ministre
  • Thami El Glaoui, ancien pacha marocain sous le protectorat
  • Ahmed Toufiq, ministre des habous

Acteurs

  • Tarek Boudali, acteur, réalisateur, comédien et scénariste franco-marocain, est originaire d'une petite ville près de Marrakech.
  • Bernard Dhéran, acteur et doubleur, mort à Marrakech en 2013

Chanteurs et Musiciens

  • Jil Jilala, groupe de musique
  • Sapho, artiste franco-marocaine née le à Marrakech
  • Fnaire, groupe de hip-hop
  • Zamdane, rappeur

Autres

Marrakech en musique

  • Marrakesh Express, chanson de Crosby, Stills & Nash publiée en 1969

Marrakech au cinéma

En tant que lieu de tournage

Films se déroulant à Marrakech

  • 2011 : Artesanos, Albert Albacete

Marrakech dans la littérature

Nuvola apps kpager.svg  Roman se déroulant à Marrakech 

  • 1920 : Voyage au Maroc, Edith Warton [58]
  • 1986 : Les voix de Marrakech, Elias Canetti, prix Nobel de littérature[59]
  • 1996 : L'oeuf du coq, Mohamed Zafzaf[60]
  • 1998 : Marrakech express, Esther Freud[61]
  • 2002 : Marrakech, Patrimoine en péril - Mohamed El Faiz[62]
  • 2004 : La vie commence à Marrakech, Jacques Lanzman[63]
  • 2006 : Zaynab, reine de Marrakech, Zakyia Daoud[64]
  • 2006 : Le gout de Marrakech, Souné Prolongeau-Wade[65]
  • 2006 : L'homme qui venait du passé, Driss Chraibi[66]
  • 2006 : L'Absent de Marrakech, éd. Flammarion, Thierry de Beaucé
  • 2007 : Un Jardin à Marrakech, Alayn Leygonie[67]
  • 2008 : Souk à Marrakech, Philippe Huet[68]
  • 2008 : Le roman d'Alia, Hermary-Vieille Catherine [69]
  • 2009 : Double meurtre à Marrakech, Philippe Gourdin
  • 2009 : Le roman de Marrakech, Anne-Marie Core[70]
  • 2011 : La maison de Cicine, Mohamed Nedali[71]
  • 2012 : Triste jeunesse, Mohamed Nedali[72]
  • 2019 : Rue du Pardon, Mahi Binebine[73]
  • 2020 : Brigitte Tast: Die rote Stadt; in: Brigitte Tast: Rot in Schwarz-Weiß, Schellerten 2020, S. 47ff. [74]

Galerie photo

Notes et références

Notes

  1. En arabe : المدينة الحمراء ; en berbère : ⵉⵖⵕⵎ ⴰⵣⴳⴳⵯⴰⵖiɣṛem azeggʷaɣ).
  2. Marrakech comptait 928 850 habitants lors du recensement de 2014. Néanmoins, l'agglomération de Marrakech dépasse les limites administratives de la commune. Elle inclut des quartiers périphériques et des douars périurbains de Marrakech se situant dans les communes limitrophes de Saâda (à l'ouest), Tassoultante (au sud), Harbil (au nord-ouest, où se trouve la ville nouvelle de Tamansourt) et de Ouahat Sidi Brahim (au nord)

Références

  1. « Forme recommandée par le ministère de Affaires étrangères français (BO no 106) » [PDF], Paris,
  2. http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/no_106_janv-mars_2009_cle446315.pdf
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Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

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