Coupe de France de football

Coupe de France
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Logo de la Coupe de France de football depuis 2018
Généralités
SportFootball
Création1917
Autre(s) nom(s)Coupe Charles-Simon (1917-1919 et 1940-1944)
Organisateur(s)CFI (1917-1919)
FFF (depuis 1919)
Éditions104 (en 2020-2021)
PériodicitéAnnuelle
NationsDrapeau de la France France
Drapeau de Monaco Monaco
ParticipantsTous les clubs affiliés à la FFF
Statut des participantsAmateur et professionnel
Site web officielfff.fr

Palmarès
Tenant du titreFC Nantes (4)
Plus titré(s)Paris Saint-Germain (14)
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Pour la compétition en cours voir :
Coupe de France de football 2022-2023

La Coupe de France de football est une compétition de football à élimination directe, organisée annuellement par la Fédération française de football (FFF) et ouverte à tous les clubs qui lui sont affiliés jusqu'au dernier niveau amateur, y compris ceux d'outre-mer.

À sa création en 1917, la compétition prend le nom provisoire de Coupe Charles-Simon en attendant la fin de la Première Guerre mondiale. La Coupe reprend ce nom pendant la Seconde Guerre mondiale entre 1940 et 1944.

La compétition est créée pour soutenir l'unité du pays en proie à la Première Guerre mondiale, dans l'esprit de l'Union sacrée. Toutes les fédérations existantes, en lutte d'influence depuis le milieu des années 1900, mettent leurs vieux différends de côté et y participent, sous l'égide du Comité français interfédéral (CFI). Son nom provisoire est un hommage à Charles Simon, le secrétaire général du CFI au déclenchement de la guerre, mort pour la France en 1915. Sa première édition est remportée en 1918 par l'Olympique, club de la Ligue de football association.

La compétition, reprise en 1919 par la Fédération française de football association nouvellement créée, et désormais appelée « Coupe de France », reste la seule compétition française d'envergure jusqu'à la création du championnat de France en 1932, son vainqueur étant régulièrement qualifié de « champion de France » par la presse. Le Red Star FC et l'Olympique de Marseille l'emportent trois fois pendant cette période.

Malgré la concurrence du championnat, la Coupe a conservé toute son importance, notamment grâce au gain d'une place qualificative pour la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de 1961 à 1998, puis pour la Ligue Europa depuis 1999. Les surprises qu'elle engendre, lorsqu'un club professionnel est éliminé par un club amateur, sont entrées dans le folklore et font le « charme de la Coupe ».

Son palmarès est notamment marqué par un triplé du LOSC Lille entre 1945 et 1947, un quadruplé du Paris Saint-Germain entre 2015 et 2018 (c'est le club le plus titré avec quatorze trophées), par les victoires du Havre AC en 1959 et de l'En avant de Guingamp en 2009 (seuls clubs de deuxième division à avoir remporté la Coupe) ou encore par l'aventure du Calais RUFC, club de quatrième division arrivé en finale en 2000.

La compétition se déroule actuellement en huit tours préliminaires avant l'entrée des clubs de Ligue 1 en 32e de finale. La finale se déroule traditionnellement à Paris ou dans sa banlieue (au Stade de France depuis 1998) et en présence du président de la République depuis 1927.

Antécédents

Trophée de France

Le Trophée de France, disputé chaque année entre 1907 et 1914 sous l'égide du Comité français interfédéral (CFI), met aux prises en fin de saison le champion de chacune des fédérations qui le composent.

Coupe de France 1916

En 1916, un tournoi est organisé selon le format du Trophée de France. La presse spécialisée[1],[2],[3],[4] et généraliste[5] de l’époque l'appelle « Coupe de France ».

Histoire

La Coupe de France de football est créée au 5 place Saint-Thomas d'Aquin, le 15 janvier 1917

La compétition actuellement connue sous le nom de « Coupe de France » est créée le 15 janvier 1917 au 5, place Saint-Thomas d'Aquin à Paris dans les locaux de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF)[6],[7] par le Comité français interfédéral (CFI, ancêtre de la Fédération française de football) sous l'impulsion d'Henri Delaunay, secrétaire général dudit CFI et de la FGSPF[8]. L'événement, dont le but est d'affirmer l'unité du pays et d'aider au développement de la jeunesse, est soutenu financièrement par la maison Hachette qui s'engage par contrat au versement de 5 000 francs pendant 5 ans[9] via le magazine Lectures pour tous[10]. Pour des raisons mémorielles[11], elle reçoit le nom de Coupe Charles-Simon[12] en mémoire du fondateur du CFI, Charles Simon, tombé au champ d'honneur en 1915 et dont Henri Delaunay a repris les fonctions[13]. Le trophée, offert par le docteur Paul Michaux, président de la FGSPF, est créé en 1917 par un ouvrier joaillier de Ménilmontant, M. Chovillon[12].

Photo d'une action de jeu d'un match de football.
Dans un véritable derby, le Red Star affronte l'Olympique de Paris en demi-finale de la Coupe de France 1922-1923 au stade Pershing à Paris. Paul Nicolas (au centre) et ses coéquipiers s'imposent par 1-0.

À l'image de l'Union sacrée, alors de mise durant la Première Guerre mondiale, cette compétition est ouverte à tous les clubs membres des quatre fédérations régissant alors le football en France[14]. Cette ouverture fait une partie du charme de l'épreuve qui rassemble 48 clubs à sa première édition en 1917, plus de 1 000 en 1949 et plus de 7 000 en 2013[15]. En 1919, la Coupe Charles-Simon est reprise par Fédération française de football association nouvellement créée et adopte alors définitivement le vocable de Coupe de France en conservant jusqu'à ce jour le même objet d'art comme trophée.

Les exigences pour participer à l'épreuve sont minimalistes : être licencié à la fédération, payer les droits d'inscription de l'épreuve et disposer d'un terrain homologué. C'est ce dernier point qui pose problème aux deux tiers des clubs français, non inscrits. Les « grands clubs » tentent, dès les années 1920, de limiter l'accès à l'épreuve à une élite élargie comme pour le modèle anglais mais la fédération reste inflexible[16]. L'inflation du nombre d'inscrits oblige l'organisation à mettre en place des tours préliminaires avant les trente-deuxièmes de finale. Un premier tour préliminaire est ajouté lors de l'édition 1919-1920 puis un deuxième dans l'édition 1920-1921. En 2020, il y a 8 tours préliminaires avant les trente-deuxièmes de finale et même un tour préliminaire supplémentaire dans certaines ligues (en région parisienne notamment) qui se dispute généralement un mois avant la finale de l'édition précédente.

Le président de la République Albert Lebrun saluant les joueurs du RC Strasbourg lors de la finale de 1937 au stade Yves-du-Manoir de Colombes.

Modalités

À l'origine, les matchs de Coupe de France se jouent sur terrain neutre avec match à rejouer en cas d'égalité. C'est la règle jusqu'en 1968 et l'introduction des matchs en aller-retour sur le modèle de la Coupe des clubs champions européens[17]. Les trente-deuxièmes et seizièmes de finale se jouent toujours sur terrain neutre mais à partir des huitièmes (et dès les seizièmes de finale à compter de 1974) on joue en aller-retour, formule moins propice aux surprises. Paradoxalement trois clubs amateurs parviennent à se hisser en quarts de finale lors de l'édition 1968-1969, une première depuis l'instauration du professionnalisme en 1932. Il est néanmoins arrivé sporadiquement que les demi-finales soient jouées en un match comme sur la période 1974-1975-1976 ou en 1982 (pour alléger d'un match le calendrier avec la Coupe du Monde à venir).

Une nouvelle réforme a lieu en 1989 avec l'abandon de la formule en aller-retour, ce qui permet d'alléger le calendrier. On joue alors les matchs sur le terrain du club tiré au sort le premier lors du tirage. Afin de protéger les clubs hiérarchiquement plus faibles, on joue systématiquement sur le terrain d'un club se situant à au moins deux niveaux en dessous de son adversaire. On assiste alors à une multiplication des « surprises ».

Historiquement, en cas d'égalité après prolongations, les matchs étaient rejoués indéfiniment. À partir de 1964, la règle du tirage au sort après trois matchs nuls est instaurée (à la suite du marathon qui oppose le Racing Club olympique agathois et l'AS Pierrots Vauban : quatre matchs avec prolongations pour départager ces deux formations en seizièmes 1964). Le après trois matchs nuls en demi-finales, l'Olympique lyonnais et l'AS Angoulême sont départagés à la pièce pour accéder en finale (l'OL remporte le pile ou face)[18]. Avec l'instauration de la formule en aller-retour en 1968, un match d'appui est instauré pour départager deux formations à égalité (la Règle des buts marqués à l'extérieur n'est pas prise en compte jusqu'en 1976). Les séries de tirs au but sont introduites en 1970 mais uniquement à l'issue de la prolongation du deuxième match (qu'il soit le match retour ou un match d'appui). En trente-deuxièmes de finale de l'édition 1970-1971, le Red Star et le RC Strasbourg se qualifient aux tirs au but à l'issue du match à rejouer. La règle du match à rejouer en cas d'égalité reste en application jusqu'en 1975 mais ne concerne plus que les trente-deuxièmes de finale car les autres tours se jouent en aller-retour.

Traditionnellement, la finale de la Coupe de France se dispute à Paris ou dans sa banlieue. De 1918 à 1998, six enceintes parisiennes ont accueilli au moins une finale : le stade de la rue Olivier-de-Serres, le Parc des Princes, le stade Bergeyre et le stade Pershing à Paris, le stade olympique Yves-du-Manoir à Colombes et le stade Bauer à Saint-Ouen-sur-Seine. Depuis son ouverture en 1998, c'est toujours au Stade de France à Saint-Denis que se déroule la finale. Lors de cette finale, le principe du match à rejouer en cas d'égalité reste longtemps la règle. La première finale disputée sans possibilité de match à rejouer est celle de 1982 en raison de la tenue de la Coupe du monde 1982 quelques jours plus tard. Cette finale ne délivre pas de vainqueur après 120 min de jeu et une série de Tirs au but désigne le vainqueur. À titre exceptionnel, les demi-finales de cette édition ont même été jouées sur un seul match et sur terrain neutre afin d'alléger le calendrier[19]. Dès la saison suivante la coupe retrouve sa formule normale avec possibilité de matchs aller-retour en demi-finales et possibilité de match à rejouer en finale. La possibilité de finale à rejouer est définitivement abandonnée en 1986, le match s'achevant désormais par une série de tirs au but.

Le club amateur algérien d'El Biar, vainqueur contre le club professionnel du Stade de Reims en 1957 au Stadium de Toulouse.

Les rencontres opposant les professionnels et les amateurs produisent régulièrement des surprises mettant alors en lumière un petit club, surnommé « Petit Poucet » ou « Cendrillon » de la Coupe de France. Lorsque cette situation se présente, on parle souvent de la « magie de la coupe » pour qualifier le fait que des équipes de divisions inférieures parviennent sur un match à mettre en difficulté des équipes théoriquement supérieures. Ainsi, le , le club algérien du SCU El Biar élimine le Stade de Reims, finaliste de la précédente coupe des clubs champions européens[20]. D'autres formations amateures ont éliminé des équipes professionnelles, parmi lesquelles l'US Quevilly qui est finaliste en 1927, puis victorieux en huitième de finale de l'Olympique lyonnais en 1968 avant d'enchaîner deux séries mémorables en trois ans : en 2010 face au Angers SCO, au Stade rennais FC et à l'US Boulogne avant de perdre en demi-finale 1-0 contre le Paris Saint-Germain; puis en 2012 face au Angers SCO, à l'Olympique de Marseille et au Stade rennais FC avant d'échouer 1-0 contre l'Olympique lyonnais en finale.

Cependant depuis les débuts de la Coupe de France, seuls Le Havre AC (Ligue 2) en 1959 et l'En avant de Guingamp (Ligue 2) en 2009 l'ont gagnée en étant pensionnaires d'une division inférieure.

De son côté, la Ligue de football professionnel se dote d'une coupe : la Coupe de la Ligue, réservée aux seuls clubs professionnels. Ces derniers participent toujours à la Coupe de France, beaucoup moins dotée que sa concurrente mais beaucoup plus prestigieuse. Le fait de voir des amateurs affronter des professionnels conduit « mécaniquement » l'opinion publique à prendre la plupart du temps fait et cause pour les amateurs lors de ces matchs, comme ce fut le cas lors de l'épopée du Calais RUFC en 2000. Guy Lacombe, entraîneur du club professionnel de l'AS Monaco, s'est énervé publiquement de cette logique en 2011 après l'élimination de son équipe par le Stade olympique de Chambéry en 32e de finale (aux tirs au but), match où son équipe s'est vu refuser deux buts selon lui valables. Il a notamment qualifié la compétition de « dérive populiste », estimant qu'« il fallait que les petits passent car les médias sont là ».

Trophée de la coupe de France.

Depuis , le président de la commission fédérale de la Coupe de France est Willy Sagnol ; il succède à Jean Djorkaeff qui a présidé la commission durant treize ans.

Le , la Fédération française de football conclut un accord de 16,5 millions d'euros par saison pendant quatre ans avec France Télévisions et Eurosport pour la diffusion de la compétition[21]. La finale de la Coupe de France est codiffusée par les deux chaînes.

La Coupe de France assure aujourd'hui à son vainqueur une qualification directe pour la phase de groupe de l'édition suivante de la Ligue Europa. Si le vainqueur vient à se qualifier pour la Ligue des champions, cette place qualificative est attribuée selon le classement de la Ligue 1. Un temps évoquée avec l'élection de Michel Platini à la tête de l'UEFA, l'option d'autoriser les vainqueurs des coupes nationales à intégrer la Ligue des champions de l'UEFA formulée au cours de l'année 2007 est abandonnée.

Traditionnellement la finale de la Coupe Gambardella, qui est l'équivalent de la Coupe de France pour les moins de 18 ans, se joue en lever de rideau de la finale de celle-ci.

Déroulement de la compétition

La compétition est répartie en treize tours plus une finale où chaque division entre une à une en jeu[22]:

  • Les clubs de districts départementaux (à partir de Départemental 1) entrent au premier tour, sauf exception selon le nombre de clubs par district.
  • Les clubs de ligues régionales (De Régional 1 à Régional 3) entrent au deuxième tour, sauf exception selon le nombre de clubs par Ligue.
  • Les clubs de National 3 entrent en compétition au troisième tour.
  • Les clubs de National 2 entrent en compétition au quatrième tour.
  • Les clubs de National entrent en compétition au cinquième tour.

Ces six premiers tours sont organisés par les ligues régionales. Chaque ligue dispose d'un nombre de qualifiés, stable depuis plusieurs années, définis en fonction du nombre de clubs engagés et du nombre d'équipes participant à des compétitions nationales. En fonction de cette répartition, elles gèrent l'organisation des six premiers tours, parfois avec un tour préliminaire.

À titre indicatif voici le nombre de clubs par ligue autorisés à prendre part au septième tour pour la Coupe de France (depuis l'édition 2017-2018) :

  • Les clubs de Ligue 2 et d'outre-mer entrent en compétition au septième tour.
  • Les clubs de Ligue 1 ainsi que le tenant du titre, s'il n'évolue pas en Ligue 1, entrent en compétition au neuvième tour (trente-deuxièmes de finale).

Ce dernier cas s'est produit en 2009-2010 où l'En avant de Guingamp, tenant du titre de la compétition et évoluant en seconde division, a été automatiquement qualifié pour les 1/32e. À noter que lors de l'édition 2000-2001, le finaliste héroïque de quatrième division, le Calais RUFC avait été invité par la fédération à entrer directement en 1/32e de finale au lieu du 4e tour. Cette invitation était pourtant en contradiction avec le règlement, aucun article ne prévoyant la possibilité pour ce club de ne pas débuter avec les autres équipes de CFA.

Les inversions de match comparée au tirage au sort ont lieu dès le 7e tour seulement s'il y a deux divisions d'écarts entre les deux clubs[23], ce qui permet à la plus petite équipe de recevoir les équipes évoluant dans de meilleures divisions. À noter qu'entre 1995 et 1999, la FFF avait mis en place le principe carton bleu, qui récompensait le fair-play. Des points étaient attribués à chaque club en fonction, du nombre de carton reçu, du comportement du public… À chaque tirage au sort, le club ayant le plus de point était bénéficiaire du carton bleu et assuré de recevoir (même avec plus de deux divisions d’écart)[24].

Pour les trente-deuxièmes de finale, les équipes encore en lice sont réparties en groupes, puis à compter des seizièmes de finale le tirage au sort devient intégral.

Les matchs se jouent en un aller simple à élimination directe où une équipe est éliminée lorsqu'elle perd un match. En cas d'égalité à l'issue du temps réglementaire (deux fois quarante-cinq minutes), le match se poursuit avec une prolongation de deux fois quinze minutes. Si l'égalité persiste, une séance de tirs au but a lieu. Depuis l'édition 2020-2021, les tirs au but ont lieu directement en cas d'égalité après quatre-vingt-dix minutes (sauf pour la finale).

Dans le cas des six premiers tours organisés par les ligues régionales, si, par suite de l’obscurité, de la pluie, de la neige, du gel, du brouillard et, en général, de toute intempérie, l’épreuve de tirs au but ne pouvait se dérouler, le club de la série inférieure ou, si les deux clubs appartiennent à la même série, le club visiteur est qualifié (est considéré comme club visiteur le club désigné initialement par la Commission, quel que soit le lieu de la rencontre)[22].

Trophée

La coupe mise en jeu en 1917, est un don du Docteur Paul Michaux, fondateur de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France. Elle est en argent ciselé sur socle de marbre blanc et d'une valeur de 2 000 francs.

Ce trophée est conservé une année par le club vainqueur puis revient à la Fédération pour une petite restauration avant d'être remis en jeu. La Coupe est volée une fois, en 1979, après la première victoire nantaise, mais elle est rapidement retrouvée. Un modèle réduit est donné définitivement au vainqueur, tandis que tous les finalistes et l'arbitre reçoivent une médaille en argent[25].

Le président de la République remet traditionnellement le trophée au capitaine vainqueur. C'est Gaston Doumergue qui inaugure cette tradition[26] (que tous les présidents suivants s'attacheront à suivre[27]) le , la remettant au capitaine marseillais Ernest Clère. L'image de Charles de Gaulle lors de la finale de 1967 au Parc des Princes renvoyant le ballon depuis la tribune où il avait été dégagé est restée célèbre[26]. Le président François Mitterrand sera présent lors des 14 éditions s'étant déroulé sous son mandat, record de présence d'un président en fonction[26]. En 2002, lors de la finale opposant Lorient à Bastia, le président Jacques Chirac quitte provisoirement la tribune : des supporters bastiais ayant sifflé La Marseillaise[26].

Palmarès

Palmarès par édition

Palmarès par édition[28]
ÉditionVainqueurScore de la finaleFinalisteLieu de la finaleAffluence[29]
11918Olympique3 - 0FC LyonStade de la rue Olivier-de-Serres2 000
21919CA Sports généraux3 - 2 a.p.OlympiqueParc des Princes10 000
31920CA Paris2 - 1Le Havre ACStade Bergeyre7 000
41921Red Star AC2 - 1OlympiqueStade Pershing18 000
51922Red Star AC (2)2 - 0Stade rennais UC25 000
61923Red Star AC (3)4 - 2FC Sète20 000
71924Olympique de Marseille3 - 2 a.p.FC Sète20 000
81925CA Sports généraux (2)1 - 1 a.p.
3 - 2[n 1]
FC RouenStade olympique Yves-du-Manoir20 000
18 000
91926Olympique de Marseille (2)4 - 1AS Valentigney30 000
101927Olympique de Marseille (3)3 - 0US Quevilly23 800
111928Red Star Olympique (4)3 - 1CA Paris30 000
121929SO montpelliérain2 - 0FC Sète25 000
131930FC Sète3 - 1 a.p.RC France35 000
141931Club français3 - 0SO montpelliérain30 000
151932AS Cannes1 - 0RC Roubaix36 143
161933Excelsior AC3 - 1RC Roubaix38 000
171934FC Sète (2)2 - 1Olympique de Marseille40 600
181935Olympique de Marseille (4)3 - 0Stade rennais UC40 008
191936RC Paris1 - 0FCO Charleville39 725
201937FC Sochaux-Montbéliard2 - 1RC Strasbourg39 538
211938Olympique de Marseille (5)2 - 1 a.p.FC MetzParc des Princes33 044
221939RC Paris (2)3 - 1Olympique lilloisStade olympique Yves-du-Manoir52 431
231940RC Paris (3)2 - 1Olympique de MarseilleParc des Princes25 969
241941Girondins AS Port2 - 0SC FivesStade Bauer15 230
251942Red Star Olympique (5)2 - 0FC SèteStade olympique Yves-du-Manoir44 654
261943Olympique de Marseille (6)2 - 2 a.p.
4 - 0[n 1]
Girondins AS Port32 005
32 212
271944É.F. Nancy-Lorraine4 - 0É.F. Reims-ChampagneParc des Princes31 995
281945RC Paris (4)3 - 0LOSC LilleStade olympique Yves-du-Manoir49 983
291946LOSC Lille4 - 2Red Star Olympique59 692
301947LOSC Lille (2)2 - 0RC Strasbourg59 852
311948LOSC Lille (3)3 - 2RC Lens60 739
321949RC Paris (5)5 - 2LOSC Lille61 473
331950Stade de Reims2 - 0RC Paris61 722
341951RC Strasbourg3 - 0US Valenciennes61 492
351952OGC Nice5 - 3Girondins de Bordeaux61 485
361953LOSC Lille (4)2 - 1FC Nancy58 993
371954OGC Nice (2)2 - 1Olympique de Marseille56 803
381955LOSC Lille (5)5 - 2Girondins de Bordeaux49 411
391956UA Sedan-Torcy3 - 1AS Troyes-Savinienne47 258
401957Toulouse FC6 - 3Angers SCO43 125
411958Stade de Reims (2)3 - 1Nîmes Olympique56 523
421959Le Havre AC2 - 2 a.p.
3 - 0[n 1]
FC Sochaux-Montbéliard50 778
36 655
431960AS Monaco4 - 2 a.p.AS Saint-Étienne38 298
441961UA Sedan-Torcy (2)3 - 1Nîmes Olympique39 070
451962AS Saint-Étienne1 - 0FC Nancy30 654
461963AS Monaco (2)0 - 0 a.p.
2 - 0[n 1]
Olympique lyonnaisStade olympique Yves-du-Manoir
Parc des Princes
32 923
24 910
471964Olympique lyonnais2 - 0Girondins de BordeauxStade olympique Yves-du-Manoir32 777
481965Stade rennais UC2 - 2 a.p.
3 - 1[n 1]
UA Sedan-TorcyParc des Princes36 789
26 792
491966RC Strasbourg (2)1 - 0FC Nantes36 285
501967Olympique lyonnais (2)3 - 1FC Sochaux-Montbéliard32 523
511968AS Saint-Étienne (2)2 - 1Girondins de BordeauxStade olympique Yves-du-Manoir33 959
521969Olympique de Marseille (7)2 - 0Girondins de Bordeaux39 460
531970AS Saint-Étienne (3)5 - 0FC Nantes32 894
541971Stade rennais UC (2)1 - 0Olympique lyonnais46 801
551972Olympique de Marseille (8)2 - 1SEC BastiaParc des Princes44 069
561973Olympique lyonnais (3)2 - 1FC Nantes45 734
571974AS Saint-Étienne (4)2 - 1AS Monaco45 813
581975AS Saint-Étienne (5)2 - 0RC Lens44 725
591976Olympique de Marseille (9)2 - 0Olympique lyonnais45 661
601977AS Saint-Étienne (6)2 - 1Stade de Reims45 454
611978AS Nancy-Lorraine1 - 0OGC Nice45 998
621979FC Nantes4 - 1 a.p.AJ Auxerre46 070
631980AS Monaco (3)3 - 1US Orléans46 136
641981SEC Bastia2 - 1AS Saint-Étienne46 155
651982Paris Saint-Germain2 - 2 a.p. (6 - 5 t.a.b)AS Saint-Étienne46 160
661983Paris Saint-Germain (2)3 - 2FC Nantes46 203
671984FC Metz2 - 0 a.p.AS Monaco45 384
681985AS Monaco (4)1 - 0Paris Saint-Germain45 711
691986Girondins de Bordeaux (2)2 - 1 a.p.Olympique de Marseille45 429
701987Girondins de Bordeaux (3)2 - 0Olympique de Marseille45 145
711988FC Metz (2)1 - 1 a.p. (5 - 4 t.a.b)FC Sochaux-Montbéliard44 531
721989Olympique de Marseille (10)4 - 3AS Monaco44 448
731990Montpellier HSC (2)2 - 1 a.p.RC Paris44 067
741991AS Monaco (5)1 - 0Olympique de Marseille44 123
751992Coupe non attribuée : la finale fut annulée en raison de la catastrophe de Furiani.
761993Paris Saint-Germain (3)3 - 0FC NantesParc des Princes48 789
771994AJ Auxerre3 - 0Montpellier HSC39 932
781995Paris Saint-Germain (4)1 - 0RC Strasbourg41 278
791996AJ Auxerre (2)2 - 1Nîmes Olympique38 916
801997OGC Nice (3)1 - 1 a.p. (4 - 3 t.a.b)EA Guingamp39 378
811998Paris Saint-Germain (5)2 - 1RC LensStade de France76 766
821999FC Nantes (2)1 - 0CS Sedan Ardennes78 610
832000FC Nantes (3)2 - 1Calais RUFC78 717
842001RC Strasbourg (3)0 - 0 a.p. (5 - 4 t.a.b)Amiens SC78 641
852002FC Lorient1 - 0SC Bastia66 215
862003AJ Auxerre (3)2 - 1Paris Saint-Germain78 316
872004Paris Saint-Germain (6)1 - 0LB Châteauroux78 853
882005AJ Auxerre (4)2 - 1CS Sedan Ardennes77 617
892006Paris Saint-Germain (7)2 - 1Olympique de Marseille79 065
902007FC Sochaux-Montbéliard (2)2 - 2 a.p. (5 - 4 t.a.b)Olympique de Marseille79 797
912008Olympique lyonnais (4)1 - 0 a.p.Paris Saint-Germain79 087
922009EA Guingamp2 - 1Stade rennais FC80 056
932010Paris Saint-Germain (8)1 - 0 a.p.AS Monaco72 011
942011LOSC Lille (6)1 - 0Paris Saint-Germain78 023
952012Olympique lyonnais (5)1 - 0US Quevilly76 183
962013Girondins de Bordeaux (4)3 - 2Évian Thonon Gaillard72 682
972014EA Guingamp (2)2 - 0Stade rennais FC77 619
982015Paris Saint-Germain (9)1 - 0AJ Auxerre77 542
992016Paris Saint-Germain (10)4 - 2Olympique de Marseille78 179
1002017Paris Saint-Germain (11)1 - 0Angers SCO70 866
1012018Paris Saint-Germain (12)2 - 0Vendée Les Herbiers73 772
1022019Stade rennais FC (3)2 - 2 a.p. (6 - 5 t.a.b)Paris Saint-Germain78 000
1032020Paris Saint-Germain (13)1 - 0AS Saint-Étienne4 000[n 2]
1042021Paris Saint-Germain (14)2 - 0AS Monaco1 000[n 3]
1052022FC Nantes (4)1 - 0OGC Nice81 338 [réf. nécessaire]
  1. Match rejoué.
  2. Match limité à 4 000 spectateurs en raison de la pandémie de Covid-19.
  3. Match limité à 1 000 spectateurs en raison de la pandémie de Covid-19.

Palmarès par club

Palmarès par club[30]
RangClubsTitres (éditions)Finales perdues (éditions)
1Paris Saint-Germain14 (1982, 1983, 1993, 1995, 1998, 2004, 2006, 2010, 2015, 2016, 2017, 2018, 2020, 2021)5 (1985, 2003, 2008, 2011, 2019)
2Olympique de Marseille10 (1924, 1926, 1927, 1935, 1938, 1943, 1969, 1972, 1976, 1989)9 (1934, 1940, 1954, 1986, 1987, 1991, 2006, 2007, 2016)
3AS Saint-Étienne6 (1962, 1968, 1970, 1974, 1975, 1977)4 (1960, 1981, 1982, 2020)
4LOSC Lille6 (1946, 1947, 1948, 1953, 1955, 2011)2 (1945, 1949)
5AS Monaco5 (1960, 1963, 1980, 1985, 1991)5 (1974, 1984, 1989, 2010, 2021)
6RC Paris5 (1936, 1939, 1940, 1945, 1949)3 (1930, 1950, 1990)
Olympique lyonnais5 (1964, 1967, 1973, 2008, 2012)3 (1963, 1971, 1976)
8Red Star5 (1921, 1922, 1923, 1928, 1942)1 (1946)
9Girondins de Bordeaux4 (1941, 1986, 1987, 2013)6 (1943, 1952, 1955, 1964, 1968, 1969)
10FC Nantes4 (1979, 1999, 2000, 2022)5 (1966, 1970, 1973, 1983, 1993)
11AJ Auxerre4 (1994, 1996, 2003, 2005)2 (1979, 2015)
12Stade rennais FC3 (1965, 1971, 2019)4 (1922, 1935, 2009, 2014)
13RC Strasbourg3 (1951, 1966, 2001)3 (1937, 1947, 1995)
14OGC Nice3 (1952, 1954, 1997)2 (1978, 2022)
15FC Sète2 (1930, 1934)4 (1923, 1924, 1929, 1942)
16CS Sedan Ardennes2 (1956, 1961)3 (1965, 1999, 2005)
FC Sochaux-Montbéliard2 (1937, 2007)3 (1959, 1967, 1988)
18Montpellier HSC2 (1929, 1990)2 (1931, 1994)
19Stade de Reims2 (1950, 1958)1 (1977)
FC Metz2 (1984, 1988)1 (1938)
EA Guingamp2 (2009, 2014)1 (1997)
22CA Sports généraux2 (1919, 1925)0
23Olympique de Paris1 (1918)2 (1919, 1921)
SC Bastia1 (1981)2 (1972, 2002)
25CA Paris1 (1920)1 (1928)
Le Havre AC1 (1959)1 (1920)
27Club français1 (1931)0
AS Cannes1 (1932)0
EAC Roubaix1 (1933)0
ÉF Nancy-Lorraine1 (1944)0
Toulouse FC1 (1957)0
AS Nancy-Lorraine1 (1978)0
FC Lorient1 (2002)0
34Nîmes Olympique03 (1958, 1961, 1996)
RC Lens03 (1949, 1975, 1998)
36RC Roubaix02 (1932, 1933)
FC Nancy02 (1953, 1962)
US Quevilly02 (1927, 2012)
Angers SCO02 (1957, 2017)
40FC Lyon01 (1918)
FC Rouen01 (1925)
AS Valentigney01 (1926)
FCO Charleville01 (1936)
Olympique lillois01 (1939)
SC Fives01 (1941)
ÉF Reims-Champagne01 (1944)
Valenciennes FC01 (1951)
AS Troyes-Savinienne01 (1956)
US Orleans01 (1980)
Calais RUFC01 (2000)
Amiens SC01 (2001)
LB Châteauroux01 (2004)
Évian Thonon Gaillard FC01 (2013)
Vendée Les Herbiers01 (2018)

Statistiques

Notes et références

  1. Les Jeunes : Football association
  2. L’Auto du 13 mai
  3. L’Auto du 14 mai
  4. L’Auto du 15 mai
  5. Le Petit Parisien : La vie sportive, football association
  6. La première coupe de France de football
  7. Recueil des Commémorations nationales 2017
  8. Historique de la coupe de France sur fff.fr.
  9. Cinquantenaire de la Coupe de France de football (1917-1967), Paris, Amphora, 1967, pages 18 et 27-28
  10. La chronique de Xavier Mauduit du 26 fevrier 2017
  11. "Le temps que la France redevienne toute la France", en ces temps de guerre - L'Écho d'Alger, 28 avril 1917.
  12. Jean Cornu, « La petite histoire de la Coupe de France », Football Magazine, no 4,‎ , p. 8.
  13. La Coupe de France 1917-1918
  14. Collectif, « La Coupe a 50 ans », Les Cahiers de l'Équipe, 1967 (p. 3).
  15. Progression des engagements.
  16. Le Ballon Rond, n° 80, 29 mars 1921 (p. 2) Première tentative dans ce sens en mars 1921, par le FC Cette qui propose d'exempter les grands clubs des tours préliminaires et de limiter l'entrée en lice aux seuls clubs inscrits en championnat.
  17. Collectif, La Coupe de France de football, de Jean-Michel Cazal, Pierre Cazal et Michel Oreggia, 1993 (p. 213).
  18. Collectif, La Coupe de France de football de Jean-Michel Cazal, Pierre Cazal et Michel Oreggia, 1993 (p.205).
  19. Collectif, La Coupe de France de football de Jean-Michel Cazal, Pierre Cazal et Michel Oreggia, 1993 (p. 276).
  20. Collectif, La Coupe de France de football de Jean-Michel Cazal, Pierre Cazal et Michel Oreggia, 1993 (p. 164).
  21. Droits TV: Revenus en hausse pour la FFF.
  22. Règlement de la Coupe de France 2018-2019 sur fff.fr.
  23. Coupe de France, réforme de l'inversion des matches.
  24. Opération carton bleu.
  25. « La Coupe Ch. Simon », L'Auto, no 6311,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  26. Comprendre... Le président de la République en finale de la coupe de France, L’Équipe.
  27. En 1945, juste après la libération de la France, il n'y a pas de président de la République en fonction, C'est le général Koenig, gouverneur militaire de Paris, qui remet la coupe. En 1959, première finale sous la Ve République, Charles de Gaulle assiste au match entre le FC Sochaux-Montbéliard et Le Havre AC mais celui-ci se termine par un match nul (2-2) et doit être rejoué deux semaines plus tard. Le président se fait alors représenter par son ministre des sports Maurice Herzog. Il n'assistera pas ensuite à toutes les finales ; s'il est présent à celle de 1967, année du cinquantenaire, il ne l'est ainsi pas l'année suivante, la finale se déroulant en plein mai 1968. C'est Jacques Chaban-Delmas, président de l'Assemblée nationale qui remet la coupe.
  28. Finales de la Coupe de France sur fff.fr.
  29. Nombre de spectateurs par finale sur fff.fr.
  30. Palmarès des clubs sur fff.fr.
  31. Chiffres de la Coupe de France sur fff.fr.
  32. « Le PSG vise toujours plus de records en Coupe de France », sur www.lequipe.fr, (consulté le )
  33. Le triomphe du PSG est total sur Eurosport, le 21 mai 2016.

Bibliographie

  • coll., Coupe de France, la folle épopée, Paris, L'Équipe, 2007
  • Jean-Michel Cazal, Pierre Cazal et Michel Oreggia, La Coupe de France de football, Paris, FFF, 1993 +livret 1992-1995, publié en 1995
  • Hubert Beaudet, L'aventure fantastique de la Coupe de France de football, Paris, Carrère, 1989
  • JP Oudot, La Coupe de France, Genève, Famot, 1979
  • coll., La Coupe, 50 ans, Paris, L'Équipe, 1967
  • coll., Cinquantenaire de la Coupe de France de football (1917-1967), Paris, Amphora, 1967
  • coll., Le livre d'or de la Coupe de France de football (1917-1936), Saint-Brieuc, Louis Aubert, 1936

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RC Strasbourg avant la finale de Coupe de France 1937 (Charles Belling, Albert Lebrun, Elek Schwartz, Hummenberger, Henri Roessler, Fritz Keller)
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Demi-finale de la Coupe de France de football 1923 entre le Red Star Athletic Club et l'Olympique de Paris le 8 avril 1923 au stade Pershing de Paris (1-0 pour le Red Star). Paul Nicolas dégage la balle.
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Die Trophäe der Coupe de France