Saison 2018-2019 de l'En avant de Guingamp

Saison 2018-2019 de l'En avant de Guingamp
Description de cette image, également commentée ci-après
Les joueurs alignés en finale de la Coupe de la Ligue pendant la séance des tirs au but.
Généralités
Couleurs Rouge et noir
Stade Stade de Roudourou
(19033 places)
Président Bertrand Desplat
Entraîneur Jocelyn Gourvennec (depuis le 12 novembre 2018) ;
Sylvain Didot et
Vincent Rautureau (intérim) ;
Antoine Kombouaré (jusqu'au 6 novembre 2018).
Résultats
Championnat Vingtième
27 points (5V, 12N, 21D)
(28 buts pour, 68 buts contre)
Coupe de France Huitième de finale
Éliminé par O. lyonnais (1-2)
Coupe de la Ligue Finaliste
Éliminé par RC Strasbourg (0-0, 4-1tab)
Meilleur buteur Toutes compétitions :
Marcus Thuram (13)
En championnat :
Marcus Thuram (9)
Meilleur passeur Toutes compétitions :
Pedro Rebocho (12)
En championnat :
Pedro Rebocho (8)

Maillots

Kit left arm eaguingamp1819h.png
Kit body eaguingamp1819h.png
Kit right arm guingamp1819h.png
Kit shorts eaguingamp1819h.png
Kit socks patrickfootballwhitelogo.png
Domicile
Kit left arm eaguingamp1819a.png
Kit body eaguingamp1819a.png
Kit right arm guingamp1819a.png
Kit shorts eaguingamp1819a.png
Kit socks patrickfootballblacklogo.png
Extérieur
Kit left arm eaguingamp1819t.png
Kit body eaguingamp1819t.png
Kit right arm guingamp1819t.png
Kit shorts eaguingamp1819h.png
Kit socks patrickfootballwhitelogo.png
Troisième

Chronologie

La saison 2018-2019 de l'En avant de Guingamp, club de football français, voit le club évoluer en Ligue 1 pour la treizième fois de son histoire et battre son record de participations consécutives dans l'élite (six).

L'équipe est dirigée jusqu'au 6 novembre 2018 par Antoine Kombouaré, qui ne va pas au terme de sa troisième saison au club et paye ses mauvais résultats (lanterne rouge avec seulement une victoire après douze journées). L'intérim est ensuite assuré pendant une semaine par le duo composé de Sylvain Didot et Vincent Rautureau, avant que Jocelyn Gourvennec ne retrouve le banc guingampais en tant qu'entraîneur principal.

Devant compenser à l'intersaison les départs de joueurs cadres tels que Jimmy Briand et Clément Grenier, l'EAG accueille entre autres Nolan Roux et Ronny Rodelin. Cependant, les résultats sur le terrain ne sont pas à la hauteur des qualités des joueurs sur le papier. Marcus Thuram est la révélation de la saison avec ses douze buts dont neuf en championnat, épaulé par le meilleur passeur de l'équipe, Pedro Rebocho. Dès la troisième journée de championnat, l'équipe est relégable et ne quittera la dernière place que deux journées, insuffisant pour se maintenir en première division. En Coupe de France, l'équipe est éliminée dès les huitièmes de finale, logiquement, par l'Olympique lyonnais. Le seul point de réjouissance est le parcours en Coupe de la Ligue, ponctué de trois victoires aux tirs au but et aux performances du gardien, jusqu'alors remplaçant, Marc-Aurèle Caillard, qui ne pourra cependant pas renouveler l'exploit lors de la finale durant laquelle Guingamp s'incline, aux tirs au but, face au RC Strasbourg.

Effectif

Prolongations de contrat

La première prolongation de contrat intervient le 9 mai, en faveur d'Abdoul Razzagui Camara, blessé depuis le début de la saison précédente. Comme il est de coutume au club avec les blessés de longue durée, son contrat a été rallongé d'un an et court désormais jusqu'en 2020[1].

Le 28 mai 2018, Étienne Didot prolonge son contrat d'un an, jusqu'à la fin de la saison 2018-2019[2]. Nicolas Benezet fait de même le 3 juin et voit son contrat se poursuivre jusqu'en 2020[3]. Le 6 juin, c'est au tour du deuxième gardien, Marc-Aurèle Caillard, de prolonger deux ans, soit jusqu'en 2020[4]. Son jeune coéquipier Théo Guivarch (en), évoluant au même poste, prolonge quant à lui jusqu'en 2021 et poursuivra en prêt afin de continuer son apprentissage durant la saison 2018-2019[5].

Le 6 juillet, le défenseur central Jérémy Sorbon signe un nouveau contrat le liant au club jusqu'en 2020[6]. Le 9 juillet, le jeune latéral portugais Pedro Rebocho signe une prolongation de deux ans[7], soit jusqu'en 2022, tout comme Jérémy Livolant qui poursuivra quant à lui en prêt[7],[8]. Le lendemain, c'est au tour du milieu de terrain Lucas Deaux de prolonger son contrat d'un an, soit jusqu'en 2020[9].

Le 3 août, le club annonce la prolongation de son défenseur Félix Eboa Eboa pour deux années supplémentaires, jusqu'en 2023[10]. Le 8 août, à quelques jours de la reprise du championnat, c'est Ludovic Blas qui prolonge d'un an supplémentaire son bail avec l'EAG, jusqu'en 2021[11]. Le 21 août, après la deuxième journée de championnat, le président Bertrand Desplat confirme la prolongation de l'entraîneur Antoine Kombouaré pour une saison supplémentaire, jusqu'en 2020, lui qui est en poste depuis 2016, avec la volonté de garder « des valeurs et des bases solides »[12].

Transferts

Cette section liste les transferts concernant l'effectif de l'En avant de Guingamp pour la saison 2018-2019[13].

Mercato d'été

Dès le 11 mai 2018, Thibault Giresse, qui a pris sa retraite sportive à la fin de la saison 2017-2018, est intégré au staff technique de l'équipe première en tant qu'entraîneur adjoint[14],[15].

L'été est marqué par l'arrivée de l'attaquant Nolan Roux en provenance du FC Metz, annoncée le 19 juin[16]. Dans la foulée, les rumeurs sur le départ de l'attaquant titulaire, Jimmy Briand, se font plus insistantes, même si Antoine Kombouaré les réfute[17]. L'hypothétique départ de l'emblématique capitaine de l'EAG vers l'Impact de Montréal est même par la suite balayé par l'entraineur qui confirme son souhait de garder dans l'équipe le meilleur buteur français en activité en Ligue 1[18],[19]. Mais le 19 juillet, Kombouaré confirme le départ de Briand vers la MLS pour retrouver Rémi Garde, son ancien entraîneur de l'Olympique lyonnais, à Montréal[20],[21],[22].

Au cours des jours qui suivent, l'Impact de Montréal annonce que les négociations avec Jimmy Briand ont échoué[23]. Antoine Kombouaré et Bertrand Desplat ont par la suite assuré qu'il n'était pas question que Briand revienne à Guingamp, puisqu'il a résilié son contrat et que le club a l'assurance de recevoir 300 000 euros d'indemnités de la part de Montréal, même si le transfert a été avorté[24].

Dans le même temps, le transfert de Clément Grenier, qui avait un bon de sortie s'il trouvait une équipe engagée en coupe d'Europe[22],[25], vers le Stade rennais est acté pour une somme de 5 millions d'euros[26],[27].

Après avoir expliqué sa position et son désarroi dans la presse[28], Jimmy Briand est un temps évoqué du côté du RC Lens[29] ou du RC Strasbourg[30]. Mais c'est à quelques jours de la reprise du championnat que ce dossier connait un tournant surprenant, avec l'annonce de sa signature aux Girondins de Bordeaux[31], ce qui provoque une grande déception chez les Guingampais, notamment Antoine Kombouaré et Nicolas Benezet[32],[33]. Après une semaine discrète sur le sujet, le président Bertrand Desplat réagit sur la radio RMC, promettant qu'« une bataille juridique [...] va évidemment s’engager », regrettant le vide juridique autorisant « qu’un joueur qui est sous contrat avec un club puisse se retrouver libre de s’engager avec un autre club ». Il regrette aussi que le club des Grondins de Bordeaux ait profité de l'occasion pour recruter le joueur, alors que beaucoup de clubs l'ont refusé, vu la situation contractuelle de Briand[34].

Le 14 août, entre les première et deuxième journées du championnat de Ligue 1, l'En Avant confirme la signature de Ronny Rodelin en provenance de Caen, pour trois saisons[35]. Près de deux semaines plus tard, le 25 août, on apprend que Razza Camara doit mettre un terme à sa carrière en raison de problèmes de santé, alors qu'il venait de prolonger d'un an son contrat à la suite de sa longue blessure contractée en début de saison 2017-2018[36]. Le 28 août, le milieu de terrain Guessouma Fofana rejoint l'EAG en provenance d'Amiens, pour trois saisons[37]. Le 31 août marquant la fin de la période estivale des transferts, cette journée est très animée. Sikou Niakaté, défenseur central du Valenciennes FC, signe un contrat de cinq ans avec Guingamp mais reste dans le Nord en prêt cette saison[38]. La présence de Yannis Salibur à Saint-Étienne dans la même journée a été conclue par le prêt (payant, sans option d'achat) du joueur à l'ASSE pour une saison[39].

Le 5 septembre, pendant la première trêve internationale et après quatre défaites de rang en championnat, Bertrand Desplat revient sur le mercato de l'EAG dans une longue interview donnée à Ouest-France. Au sujet de Jimmy Briand, si le club n'a pas encore eu gain de cause sur le plan financier, le président reste patient et confiant pour un dédommagement juste. Il note surtout une « blessure morale [certainement] éternelle » et pointe avec des mots forts un « personnage très noir ». Quant à Clément Grenier, Desplat réfute le montant du transfert communiqué par le club de Stade rennais, à savoir 4 millions d'euros[40].

Mercato d'hiver

Le nouvel entraineur, Jocelyn Gourvennec, annonce mi-décembre souhaiter quatre renforts dans l'effectif pour mener à bien « l'opération maintien »[45]. Soutenu par le président Bertrand Desplat et le conseil d'administration, il enregistre la première arrivée dès le 17 décembre, sous forme de prêt sans option d'achat, avec le retour au club de l'attaquant Alexandre Mendy en provenance des Girondins de Bordeaux, où il a repris normalement l'entrainement après une blessure contractée aux ligaments croisés du genou droit, un an auparavant[46]. Le 21 décembre est annoncée l'arrivée du défenseur suédois Johan Larsson, capitaine de Brøndby IF en fin de contrat. Le club précise qu'il a signé pour deux ans et demi « sans clause libératoire automatique en cas de descente en Ligue 2 »[47]. Le 28 décembre, le club annonce avoir trouvé un accord de principe pour s'attacher les services de l'international gabonais Didier Ndong, ancien milieu de terrain de Sunderland révélé au FC Lorient auparavant[48]. Trois jours plus tard, c'est son coéquipier des Black Cats Papy Djilobodji, prêté à Dijon la saison dernière, dont la venue est officialisée, pour six mois plus un an et demi en cas de maintien en Ligue 1[49].

Le 10 janvier voit le départ du jeune Nathaël Julan, en recherche de temps de jeu après quelques courtes apparitions avec l'EAG, pour un prêt sans option d'achat de six mois au VA FC, en Ligue 2, alors que quatre autres clubs se montraient aussi très intéressés[50]. Dans le même temps est conclue la signature de Mehdi Merghem pour trois ans et demi, alors qu'il lui restait six mois de contrat à Châteauroux[51]. Le jeune milieu offensif était depuis deux ans sur les tablettes de Gourvennec qui le qualifiait quelques jours auparavant de « joueur à fort potentiel et d'avenir »[52].

Dans le sens des départs, plusieurs noms de Guingampais ont été cités, sans que soient conclus de transferts. Dès le début du mois de janvier, Bertrand Desplat annonce que Marcus Thuram ne quittera pas les Côtes d'Armor, alors que l'Olympique de Marseille se montrait particulièrement intéressé[53]. Jordan Ikoko, qui s'est vu offrir une offre par le FC Nantes, a décliné l'offre pour effectuer la phase retour du championnat avec l'EAG[54]. Mis sur la touche par Gourvennec et pointé du doigt pour son comportement et son investissement à l'entraînement, Nicolas Benezet fait partie des transferts attendus durant l'hiver[55]. Il est même question d'un transfert à Caen conjointement à une arrivée de Paul-Georges Ntep en Bretagne[56]. Dans les dernières heures du mercato, la piste d'un échange de Benezet à Saint-Étienne contre le retour de Yannis Salibur, en prêt depuis le début de la saison, est activée, mais ne donne rien[57]. La venue en prêt du Bordelais Nicolas de Préville a aussi été souhaitée par les dirigeants, mais n'a pu être conclue[58].

Effectif professionnel

Effectif de l'En avant de Guingamp
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[59] Nom Date de naissance Sélection[60] Club précédent Contrat
1 G Drapeau de la Suède Johnsson, Karl-JohanKarl-Johan Johnsson 28/01/1990 (32 ans) Suède Randers FC 2020
16 G Drapeau de la France Caillard, Marc-AurèleMarc-Aurèle Caillard 12/05/1994 (28 ans) Clermont Foot 2020
30 G Drapeau de la Slovénie Petrić, DenisDenis Petrić 24/05/1988 (34 ans) Serbie espoirs Angers SCO 2019
40 G Drapeau de la France Youfeigane, DominiqueDominique Youfeigane 07/02/2000 (22 ans) France U18 Formé au club 2020
2 D Drapeau de la république démocratique du Congo Ikoko, JordanJordan Ikoko 03/02/1994 (28 ans) RD Congo RC Lens (prêt) 2020
3 D Drapeau du Sénégal Djilobodji, PapyPapy Djilobodji 01/12/1988 (33 ans) Sénégal Dijon FCO (prêt) 2019
4 D Drapeau du Mali Koita, DjeguiDjegui Koita 05/12/1999 (22 ans) Formé au club 2021
5 D Drapeau du Portugal Rebocho, PedroPedro Rebocho 23/01/1995 (27 ans) Portugal espoirs Moreirense FC 2022
13 D Drapeau de la Suède Larsson, JohanJohan Larsson 05/05/1990 (32 ans) Suède Brøndby IF 2022
15 D Drapeau de la France Sorbon, JérémyJérémy Sorbon 05/08/1983 (39 ans) SM Caen 2020
20 D Drapeau du Cameroun Eboa Eboa, FélixFélix Eboa Eboa 19/04/1997 (25 ans) Cameroun Paris SG 2023
25 D Drapeau de la France Traoré, CheickCheick Traoré 31/03/1995 (27 ans) LB Châteauroux 2022
27 D Drapeau de la France Tabanou, FranckFranck Tabanou 30/01/1989 (33 ans) Grenade CF 2019
29 D Drapeau de la France Kerbrat, ChristopheChristophe Kerbrat Capitaine 02/08/1986 (36 ans) Plabennec 2020
6 M Drapeau d'Afrique du Sud Phiri, LebogangLebogang Phiri 09/11/1994 (27 ans) Afrique du Sud Brøndby IF 2021
7 M Drapeau de la France Blas, LudovicLudovic Blas 31/12/1997 (24 ans) France U20 Formé au club 2021
8 M Drapeau de la France Deaux, LucasLucas Deaux 26/12/1988 (33 ans) KAA La Gantoise 2020
10 M Drapeau de la France Benezet, NicolasNicolas Benezet 24/02/1991 (31 ans) France U20 SM Caen (prêt) 2020
17 M Drapeau de la France Boudjemaa, MehdiMehdi Boudjemaa 07/04/1998 (24 ans) Formé au club 2021
18 M Drapeau de la France Fofana, GuessoumaGuessouma Fofana 17/12/1992 (29 ans) Amiens SC 2021
19 M Drapeau de la France Merghem, MehdiMehdi Merghem 19/07/1997 (25 ans) LB Châteauroux 2022
21 M Drapeau du Gabon Ndong, DidierDidier Ndong 17/06/1994 (28 ans) Gabon Sunderland AFC 2022
22 M Drapeau de la France Didot, ÉtienneÉtienne Didot 24/07/1983 (39 ans) France espoirs Toulouse FC 2019
24 M Drapeau de la France Coco, MarcusMarcus Coco 24/06/1996 (26 ans) France espoirs Formé au club 2020
9 A Drapeau de la France flèche vers la droite Mendy, AlexandreAlexandre Mendy 20/03/1994 (28 ans) FCG Bordeaux 2019
11 A Drapeau de la France Thuram, MarcusMarcus Thuram 06/08/1997 (25 ans) France U20 FC Sochaux 2020
12 A Drapeau de la république démocratique du Congo Ngbakoto, YeniYeni Ngbakoto 23/01/1992 (30 ans) RD Congo Queens Park Rangers 2021
23 A Drapeau de la France Rodelin, RonnyRonny Rodelin 18/11/1989 (32 ans) SM Caen 2021
26 A Drapeau de la France Roux, NolanNolan Roux 01/03/1988 (34 ans) France espoirs FC Metz 2020
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Entraîneur(s) des gardiens
  • Ronald Thomas
Kinésithérapeute
  • Laurent Crouzal
  • Quentin Beauvallet
  • Charly Pradeau
Médecin(s)
  • Eric Marichal

Préparateur physique

  • Michel Dufour

Ostéopathe

  • Fred Danté

Intendant

  • Jean-Guy Donnart

Légende

Consultez la documentation du modèle

Joueurs prêtés
P. Nat. Nom Date de naissance Sélection Club en prêt Contrat
999 G Drapeau de la France Guivarch, ThéoThéo Guivarch 17/11/1995 (26 ans) SO Cholet 2021
28 A Drapeau de la France Livolant, JérémyJérémy Livolant 09/01/1998 (24 ans) France U19 LB Châteauroux 2022
19 A Drapeau de la France Salibur, YannisYannis Salibur 24/01/1991 (31 ans) France U19 AS Saint-Étienne 2020
999 D Drapeau de la France Niakaté, SikouSikou Niakaté 10/07/1999 (23 ans) Valenciennes FC 2023
14 A Drapeau de la France Julan, NathaëlNathaël Julan 19/07/1996 (26 ans) Valenciennes FC 2021

Joueurs retenus en sélections nationales

L'effectif compte plusieurs joueurs ayant porté le maillot de leur sélection nationale au cours de la saison. Marcus Coco, avec l'Équipe de France espoirs, participe à deux rencontres amicales et marque le but victorieux face à la Turquie (1-0)[61]. Jordan Ikoko se trouve titulaire avec la RDC face au Zimbabwe pour les éliminatoires de la CAN 2019 (défaite 1-2). Dans cette même compétition, Lebogang Phiri, remplaçant au coup d'envoi face aux Seychelles, est entré en jeu pour participer à la large victoire de l'Afrique du Sud (6-0). Quant à Karl-Johan Johnsson, appelé avec la Suède, il n'est pas entré en jeu alors que son équipe faisait match nul 0-0 face à la Russie dans le cadre de la Ligue des Nations[62].

Au début de l'été 2019, Marcus Coco, Ludovic Blas et Marcus Thuram se retrouvent sur la liste des suppléants de l'équipe de France pour l'Euro espoirs[63]. Ce dernier se voit appelé par la suite en remplacement de Martin Terrier[64], et participe aux quatre matchs dont deux en tant que titulaire, pour une élimination en demi-finale[65],[66],[67].

Capitanat

Le départ de Jimmy Briand au mercato d'été, lui qui était depuis deux saisons le capitaine choisi par Antoine Kombouaré, entraîne de fait un changement de brassard. C'est l'iconique défenseur central Christophe Kerbrat qui est logiquement retenu[68]. Son comparse en défense centrale, Jérémy Sorbon, qui au début de la saison se voit reléguer sur le banc, est quant à lui nommé vice-capitaine[69].

Entraîneur

Antoine Kombouaré est sur le banc guingampais au début de la saison.

Antoine Kombouaré commence la saison sur le banc de l'EAG pour sa troisième année. Cependant, les mauvais résultats de l'équipe (une victoire en douze journées et dernier du classement), malgré la série d'invincibilité de cinq matchs, combinés à la lourde défaite à Nantes le 4 novembre (5-0), poussent le club à se séparer de son technicien deux jours plus tard[70]. L'intérim est assuré par Sylvain Didot (entraîneur de l'équipe réserve) et Vincent Rautureau (directeur du centre de formation). Kombouaré comprend ce choix mais reste « surpris » et « déçu » de ne pouvoir aller au bout de sa saison avec un groupe qui a les capacités de se maintenir[71].

Le 7 novembre, le club annonce officiellement le retour de Jocelyn Gourvennec sur le banc breton[72], qui ne sera effectif qu'après la rencontre de la treizième journée face à Lyon, assurée par le duo Didot-Rautureau[73].

Saison

Matchs amicaux de pré-saison

Matchs amicaux de pré-saison
MA. Rencontre Div.
1 EA Guingamp 1-0 SO Cholet Nat
2 Stade brestois 2-2 EA Guingamp L2
3 SM Caen 1-3 EA Guingamp L1
4 EA Guingamp 4-1 Stade de Reims L1
5 EA Guingamp 1-0 Nîmes Olympique L1

La première semaine de stage de préparation de l'EAG dans le Morbihan se conclut par une rencontre face au SO Cholet, pensionnaire de National. Parmi les 22 joueurs guingampais ayant foulé la pelouse, ce sont surtout Yannis Salibur et Nicolas Benezet qui se sont mis le plus en valeur, ce dernier inscrivant un but sur un service de la recrue phare, Nolan Roux[74].

S'ensuit une rencontre sur le terrain du Stade brestois, pour un derby chaud mais plaisant. Surpris dès la septième minute, les Rouge et Noir reviennent dans le match grâce à Nolan Roux, ancien brestois, reprenant un tir repoussé de Yeni Ngbakoto. Après plusieurs occasions de part et d'autre et une large revue d'effectif à la mi-temps, qui ne voyait ni Clément Grenier ni Jimmy Briand entrer en jeu en raison de leurs transferts imminents, les locaux reprennent l'avantage sur corner à la 56e minute avant la seconde égalisation, par Marcus Thuram, quatre minutes plus tard, sur un centre de Pedro Rebocho[75].

L'En Avant poursuit son travail par un déplacement en Normandie face au Stade Malherbe de Caen. Après une première demi-heure poussive des deux côtés, les Caennais lancent les premières offensives mais butent sur le gardien Marc-Aurèle Caillard. Nolan Roux profite d'un cafouillage dans la surface pour ouvrir le score. Le duo Benezet-Roux redonne l'avantage à leur équipe, sur un doublé de l'attaquant de pointe, peu avant un changement complet de l'effectif (1-2, 63e). Les nouveaux entrants Cheick Traoré et Marcus Thuram font parler leur puissance et ce dernier inscrit le troisième but de l'EAG qui s'impose ainsi logiquement et avec une manière sobre mais efficace[76].

Les deux dernières rencontres programmées donnent l'occasion de s'opposer à des équipes promues en première division cette saison, en commençant par le Stade de Reims, champion de France de Ligue 2. Malgré une entame pleine d'envie, les locaux se font surprendre sur un tir au rebond incertain (0-1, 22e). Il faut attendre les dix changements vingt minutes après la pause pour voir Salibur et Ngbakoto signer chacun un doublé[77].

La préparation s'achève par la réception de Nîmois dont la tête est moins tournée vers leur retour dans l'élite que vers des problématiques de primes de matchs qui ont poussé les joueurs à la grève la semaine précédant cette rencontre[78]. Une fois sur le terrain, les Crocos résistent aux assauts de Thuram et Roux, menant ce qui ressemble fortement à l'équipe-type de la saison, avec le retour de Karl-Johan Johnsson dans les buts. Avec peu d'occasions de part et d'autre, il faut attendre la dernière minute du temps réglementaire et une percée de Blas servant parfaitement Coco pour offrir une quatrième victoire en cinq rencontres aux Bretons et se tourner enfin vers le championnat[79].

Championnat

Journées 1 à 6 : la pire série de défaites de l'histoire du club

L'En avant de Guingamp commence sa saison à Saint-Étienne. Si le maintien est toujours le premier objectif visé, les espoirs d'un top 10 restent d'actualité malgré les départs importants au mercato[80]. Karl-Johan Johnsson produit plusieurs parades importantes mais la défense craque cependant en toute fin de mi-temps, sur une reprise de volée de la recrue stéphanoise Khazri. Au retour des vestiaires, les Guingampais restent entreprenants et sont récompensés d'un pénalty après une sortie fautive de Ruffier sur Marcus Coco qui se présentait seul face au but. Marcus Thuram le transforme pour ramener son équipe à 1-1. Malgré sa domination, l'EAG reste stérile et encaisse un second but sur l'une des rares occasions des Verts, par Diony à dix minutes de la fin, qui donne la victoire aux siens 2-1[81],[82].

Nolan Roux inscrit son premier but de la saison face au PSG.

Pour son premier match à domicile, l'EAG accueille le Paris Saint-Germain et bat le record d'affluence du Roudourou avec un total de 19003 spectateurs[83]. Les Rouge et Noir se font pressants dès le début de la rencontre, et c'est sur une interception de Marcus Coco, qui sert Nolan Roux, que Guingamp est récompensé de ses efforts à la 20e minute. Dans la foulée, les Guingampais poursuivent leur pressing et sur une nouvelle inspiration de Coco, qui lobe de la tête Buffon sur l'aile, Nicolas Benezet est servi dans l'axe et croit inscrire le but du 2-0 à la 26e minute. Cependant, l'arbitre Clément Turpin, après plusieurs minutes d'attente du VAR, refuse le but (au grand dam de Bertrand Desplat[84],[85]). Au retour des vestiaires, l'entrée de Mbappé met à mal d'emblée la défense guingampaise. L'En Avant concède un pénalty transformé par Neymar à la 53e minute (1-1). La domination parisienne est totale et Mbappé fait définitivement la différence sur des décalages signés Di María (1-2, 82e), et Neymar (1-3, 90e)[86]. Le capitaine Christophe Kerbrat se voit nommé dans l'équipe-type de la deuxième journée pour sa prestation face aux offensives de Neymar ou Di María en première période[87].

Après deux défaites bien que jugées encourageantes, l'En Avant souhaite se relancer sur le terrain de Lille et surtout remporter ses premiers points en championnat[88], avec la première titularisation des recrues Ronny Rodelin et Cheick Traoré. Cependant, Guingamp subit dès l'entame de match le pressing des locaux qui inscrivent deux buts, à la septième minute par Xeka puis à la dixième par Bamba. Après s'être confortablement replié pour résister aux quelques offensives bretonnes, le LOSC inscrit même un troisième but avant que Christophe Kerbrat, à la 81e minute, ne soit expulsé avec un carton rouge direct pour une faute en position de dernier défenseur[89]. Antoine Kombouaré reconnaît que les bonnes prestations face à l'ASSE et au PSG ont fait que ses troupes sont « arrivé[es] un peu trop confiant[es] à Lille »[90].

Guingamp entame le mois de septembre en comptant trois défaites en autant de rencontres, une première depuis décembre 2015[91]. La réception de Toulouse est marquée par la suspension de Christophe Kerbrat[92], laissant ainsi le brassard au vice-capitaine Jérémy Sorbon[69]. Dès la deuxième minute de la rencontre, Cheick Traoré laisse partir dans son dos Gradel qui ouvre le score d'un tir puissant en lucarne. Dix minutes plus tard, c'est après un coup franc que Sangaré trompe de nouveau Kalle Johnsson. Le match connait un rebondissement avec l'exclusion pour un second carton jaune du jeune défenseur toulousain Todibo dès la 26e minute de jeu. La réduction du score a lieu juste avant la mi-temps, sur un corner côté droit de Nicolas Benezet qui trouve la tête de Marcus Thuram. Avec la supériorité numérique, les Bretons multiplient les occasions en seconde période et dominent statistiquement, mais sans réussite[93].

Antoine Kombouaré et Nicolas Benezet se montrent préoccupés par la situation du club malgré le soutien constant du public[94],[95]. Guingamp passe ainsi la trêve internationale à la dernière place de la Ligue 1, en étant la seule équipe sans point inscrit, avec une série de quatre défaites consécutives qui est la plus mauvaise dans l'histoire du club. Pour la majorité des équipes ayant connu un tel départ en Ligue 1, la fin de saison a été synonyme de descente en division inférieure[96].

Les deux semaines de trêve ont été mises à profit par Antoine Kombouaré pour ressouder le groupe et repartir avec un nouvel état d'esprit, en se « [réfugiant] dans le travail »[97],[98]. Le déplacement à Marseille pour la cinquième journée est l'occasion d'utiliser un système de jeu plus défensif, devant le constat de la force offensive de l'OM et de la friabilité de Guingamp en défense[99]. Ainsi, la recrue Guessouma Fofana est titularisée aux côtés d'Étienne Didot et de Lebogang Phiri. Le choix est payant au cours d'une première période durant laquelle aucune équipe ne se montre inspirée en attaque, mais le deuxième acte est bien différent : Thauvin, esseulé, récupère au milieu de la surface un ballon aérien mal dégagé et lobe de la tête Karl-Johan Johnsson (1-0, 57e). L'EAG subit puis sombre à la suite de ce but encaissé. Payet inscrit le deuxième d'une reprise de volée sous la barre après un mauvais dégagement de Sorbon (2-0, 73e), avant le doublé de Thauvin sept minutes plus tard. Le score s'alourdit trois minutes après sur une contre-attaque marseillaise au terme de laquelle Payet sert Mítroglou[100],[101]. Jérémy Sorbon relève que la « malchance du dernier » ne doit plus être une excuse à partir de la sixième journée où le calendrier devient plus favorable[102].

La rencontre suivante contre Bordeaux oppose les deux derniers du classement et marque le retour de l'ancien capitaine et meilleur buteur de l'EAG, Jimmy Briand, après l'épisode de son départ avorté vers Montréal[103], bien qu'il ne fasse finalement pas partie du déplacement. Après avoir subi toute la première période, Bordeaux se montre plus incisif et ouvre le score par Kamano à la 53e minute. Après vingt minutes difficiles, Marcus Thuram est bousculé dans la surface de réparation et transforme lui-même un pénalty inespéré pour revenir à hauteur (1-1, 70e). L'En Avant pousse de toutes ses forces pour arracher la victoire, mais craque en toute fin de rencontre sur deux contres[104]. Malgré une banderole demandant la démission d'Antoine Kombouaré déployée par le Kop Rouge[105], le président Bertrand Desplat lui renouvelle sa confiance[106], tout comme les joueurs[107]. Le technicien des Rouge et Noir reconnaît que « [sa] méthode ne marche pas » et assure vouloir poursuivre le travail, observant que son équipe a « trop de lacunes défensives, [et] du mal sur la durée »[108].






Journées 7 à 13 : une lanterne rouge combative avant une lourde rechute

Sur le terrain du promu nîmois, qui fait forte impression, Antoine Kombouaré choisit de densifier sa défense centrale en alignant un 5-3-2 ainsi qu'un duo en attaque composé de Thuram et Benezet. Bozok fait une première incursion dans la surface guingampaise, déséquilibré après un contact avec Kerbrat mais logiquement non sanctionné grâce à l'appui du VAR (18e). Juste avant la pause, Thuram se rend coupable d'un ceinturage sur un corner valant un pénalty tiré par Bozok. Karl-Johan Johnsson pris à contre-pied, c'est le poteau qui repousse la balle (45e+3). La deuxième mi-temps voit les deux équipes se neutraliser, et L'En Avant remporte ainsi le premier point de sa saison[109]. La seule fausse note vient de la sortie sur civière de Marcus Thuram à la 67e minute[110],[111].

Pour son troisième match en sept jours, l'EAG se présente de nouveau avec une défense à cinq. Thuram laissé au repos, c'est Nolan Roux qui est aligné à la pointe de l'attaque. Il sort cependant sur blessure et est remplacé par Julan dès la 28e minute. Sur un contre mené par Ludovic Blas, son centre à mi-hauteur fait hésiter Butelle dont la sortie hasardeuse permet à Nicolas Benezet d'inscrire son premier but de la saison (45e+2). La seconde mi-temps est marquée par plusieurs occasions des Rouge et Noir qui ne parviennent pas à faire le break mais conservent leur avantage[112]. La solidité des défenseurs est récompensée, outre le retour en tant que titulaire du précieux et expérimenté Jérémy Sorbon[113], par la présence dans l'équipe-type de la huitième journée de Jordan Ikoko et Christophe Kerbrat[114]. La première victoire de la saison est largement fêtée par les Guingampais[115], qui s'étaient réunis en début de semaine sous l'impulsion saluée de Lucas Deaux[116]. En marge de la rencontre, un bus de supporters de l'EAG a été caillassé alors qu'il repartait d'Angers[117]. Cela fait suite à des échauffourées qui se multiplient entre les deux clubs[118].

Nicolas Benezet est précieux durant l'absence de Marcus Thuram et inscrit trois buts en quatre matchs pour permettre à l'EAG d'engranger ses premiers points.

Avant la neuvième journée, la blessure de Nolan Roux est jugée préoccupante et une longue absence est envisagée pour l'attaquant, touché aux quadriceps. Marcus Thuram s'entraîne cependant normalement et Ronny Rodelin est quant à lui en reprise[119],[120]. Le match commence par l'expulsion de Marcus Thuram dès la septième minute, à la suite d'un mauvais geste sur Congré. Les visiteurs, sans être dominateurs, se montrent les plus dangereux et ouvrent le score sur une reprise de volée de Delort (0-1, 30e). La rencontre est relancée à la 38e minute par l'exclusion de Mollet pour deux cartons jaunes successifs. À 10 contre 10, les Guingampais ne se montrent dangereux que par le jeune Julan qui lance Lucas Deaux dont le centre est repris par Nicolas Benezet (1-1, 64e). Kalle Johnsson protège ce point du match nul avec un arrêt décisif devant Škuletić en toute fin de match[121]. Antoine Kombouaré ne conteste pas l'exclusion de Thuram mais souhaite qu'il en tire parti pour son expérience[122].

À la suite de son carton rouge, Marcus Thuram se voit infliger une suspension de quatre rencontres par la commission de discipline[123]. Félix Eboa Eboa (pour avoir reçu trois avertissements en dix rencontres de championnat) et Christophe Kerbrat (pour révocation du sursis lié à son expulsion face à Lille)[124] sont aussi suspendus pour la dixième journée. Franck Tabanou et Djegui Koita (en) sont alors titularisés pour la première fois de la saison dans la défense à cinq bretonne, qui se révèle toujours aussi solide. Mais la rencontre se conclut sur un 0-0 avec un faible nombre d'occasions de part et d'autre[125].

Avec une forte volonté d'accrocher sa première victoire à domicile de la saison, l'En Avant est lancé très tôt par le retour de Ronny Rodelin, servant Étienne Didot qui centre pour l'indispensable Nicolas Benezet[126] (1-0, 6e), d'ailleurs inclus dans l'équipe-type de la journée[127]. Avec une assise défensive sûre, ce n'est que sur l'une des rares occasions strasbourgeoises que Franck Tabanou se rend coupable d'une main dans sa surface de réparation à la 77e minute, mais le pénalty est arrêté par Kalle Johnsson. Zohi parvient cependant à tromper la vigilance guimgampaise après une première parade de Johnsson sur sa ligne, pour ramener son équipe à 1-1[128].

Privés de Ronny Rodelin, blessé[129], les Guingampais se déplacent à Nantes avec l'espoir de conserver leur série d'invincibilité. La première mi-temps est solide, mais une légère faute dans la surface de Cheick Traoré offre à Sala l'occasion d'ouvrir le score (1-0, 43e). L'EAG subit tout au long de la seconde période et la défense craque quatre fois entre les 63e et 84e minutes[130]. Antoine Kombouaré regrette l'absence de « révolte » de ses joueurs, et même s'il concède que cela ne leur fait pas perdre le match, avoue ressentir un « sentiment d'injustice » après le pénalty accordé aux Nantais[131].

Dans un premier temps, cette lourde défaite ne semble pas ébranler la direction du club, puisque Kombouaré se voit conforter par son président le soir même. Cependant, deux jours plus tard, son limogeage est annoncé par Bertrand Desplat, qui aurait peu apprécié la décision de son entraîneur de ne pas rentrer avec les joueurs après le match, et alors que nombre d'acteurs du club regrettaient le soutien qu'il lui accordait jusqu'à présent[132].

C'est ainsi que Guingamp reçoit Lyon pour la treizième journée, avec un duo d'entraîneurs intérimaires sur le banc[70] et en attendant l'arrivée de Gourvennec le lundi suivant cette rencontre[73]. Le président Desplat qualifie cette rencontre de « match du rachat » après la déconvenue à Nantes[133]. Le retour sur le terrain de Marcus Thuram se fait sentir et le jeune attaquant parvient dès la 21e minute à trouver le cadre sur un centre de Rebocho. Au retour des vestiaires, Depay est intenable : auteur de deux buts (aux 67 puis 73e minutes) et deux passes décisives (aux 63 puis 84e minutes) en seulement vingt minutes. Un pénalty transformé par Thuram a redonné un temps espoir aux siens (2-3, 79e)[134],[135].







Journées 14 à 19 : retour de Jocelyn Gourvennec sur le banc et échecs face aux adversaires directs

Jocelyn Gourvennec est de nouveau l'entraîneur de l'EAG.

Pour son retour sur le banc guingampais et après deux semaines de trêve internationale, Jocelyn Gourvennec doit se passer de quatre joueurs majeurs : Lucas Deaux indisponible jusqu'en janvier, Ronny Rodelin et Nolan Roux encore en phase de reprise, et Ludovic Blas touché à son tour, alors qu'En Avant se rend sur la pelouse du promu rémois[136]. Un « attentisme coupable » et le manque de vigilance des Bretons sont sanctionnés par Chavalerin après deux minutes de jeu (1-0). Malgré la maîtrise du jeu et plusieurs occasions, les Guingampais restent toujours aussi inefficaces. Les Rémois profitent d'un nouveau contre pour doubler la mise à la 68e minute (2-0). Mais sans baisser les bras, Marcus Thuram convertit douze minutes plus tard un pénalty obtenu par Lebogang Phiri qui récompense « l'union » dans l'effort affichée par le groupe, qui concède tout de même la défaite[137].

Après avoir un temps été menacée d'une action de blocage en lien avec le mouvement des Gilets jaunes, la rencontre de la quinzième journée contre l'OGC Nice se déroule bel et bien[138], sur fond d'hommage rendu à la jeune Océane Rogon, joueuse du centre de formation de l'EAG décédée au début de la semaine[139]. Le match est survolé par le gardien niçois, Benítez, qui multiplie les arrêts en un contre un. Kalle Johnsson est lui aussi mis à l'épreuve dans les dix dernières minutes mais préserve sa cage, permettant à l'En Avant de récolter le point du match nul[140].

Quatre jours plus tard, l'EAG commence une série de rencontres cruciales face à des concurrents directs pour le maintien, en commençant par un déplacement chez les Dijonnais classés 17e, puis trois jours plus tard par la réception d'Amiens, classé 18e avant la seizième journée[141]. Remontés, les visiteurs multiplient les occasions en début de match, mais la première opportunité dijonnaise est la bonne, par l'intermédiaire de Jeannot d'une frappe décroisée (1-0, 14e). Au retour des vestiaires, les Bretons reprennent la possession et provoquent un grand nombre de fautes, jusqu'à l'exclusion de Lautoa à la 71e minute. Poursuivant ses efforts, l'EAG parvient à égaliser par Marcus Coco à la suite d'un nouveau centre de Pedro Rebocho (1-1, 79e). Mais les Costarmoricains sombrent en fin de match lorsque Kalle Johnsson commet une faute de main sur une frappe lointaine et peu dangereuse (2-1, 86e), provoquant l'incompréhension du gardien et de son entraîneur[142].

Déterminés à remporter leur première victoire à domicile de la saison à l'occasion de la réception d'Amiens, les Costarmoricains se montrent très entreprenants dans une première mi-temps qu'ils dominent nettement. Mais comme lors de la rencontre précédente, les Guingampais concèdent l'ouverture du score après s'être créé bon nombre d'occasions, à la 63e minute. Et si Étienne Didot ravive l'espoir d'une frappe lointaine pour égaliser (1-1, 70e), la défense craque une nouvelle fois dix minutes plus tard. A ce scénario déjà cruel s'ajoute le carton rouge reçu par Thuram en toute fin de rencontre pour un pied haut[143]. Cette semaine qui se termine sur une nouvelle défaite, alors que six points étaient à la portée de l'EAG, déçoit forcément l'entraîneur Jocelyn Gourvennec, qui attend maintenant de ses joueurs plus de justesse[144].

La rencontre de la dix-huitième journée contre le Stade rennais est annulée en prévision de la mobilisation des forces de l'ordre à l'occasion de la poursuite du mouvement des Gilets jaunes et à la suite de l'attentat du 11 décembre à Strasbourg. Elle est reportée à mi-janvier, entre les vingtième et vingt-et-unième journées[145].

L'année 2018 se termine par un déplacement à Monaco, surprenant avant-dernier du championnat. Il s'agit de la première rencontre avec un groupe complet pour Guingamp, comptant notamment le retour de Nolan Roux. De plus, à la suite de ses excellentes performances en Coupe de la Ligue, Marc-Aurèle Caillard se voit titulariser pour la première fois en Ligue 1, à la place de Karl-Johan Johnsson[146]. Le portier breton se montre décisif dès l'entame, alors que par la suite, c'est Guingamp qui fait le jeu. Mais il faut attendre la 68e minute pour voir l'ouverture du score récompensant les efforts de l'EAG, par Marcus Thuram, bien servi dans la profondeur par Ludovic Blas. Ce dernier décale ensuite à l'occasion d'un une-deux Nolan Roux, auteur de l'interception initiale devant sa surface, pour porter la marque à 2-0[147]. La recrue phare du mercato estival, entrée en jeu en cours de match, est saluée par l'entraineur qui apprécie le nouveau danger offensif apporté par ses joueurs[148],[149].





Journées 20 à 25 : l'embellie en Coupes nationales n'est pas transformée

Après l'embellie vécue grâce aux deux Coupes nationales et un total de quatre rencontres remportées consécutivement autour des Fêtes de fin d'année, la réception de l'AS Saint-Étienne est le premier match retour. Cependant, l'entame est entachée par un but de Khazri sur un coup franc à 20 mètres plein axe dès la septième minute, hors de portée de Marc-Aurèle Caillard, de nouveau titulaire dans les buts guingampais. Peinant à mettre du rythme, les locaux prennent tout de même petit à petit le contrôle du ballon, sans parvenir à concrétiser la moindre occasion[150]. Jocelyn Gourvennec juge que son équipe « n'[a] pas joué à son niveau »[151],[152] alors que ses joueurs se sont inclinés sur la seule frappe adverse[153].

En milieu de la semaine suivante, l'EAG reçoit le Stade rennais pour le Celtico, qui aurait dû se disputer le 16 décembre[145], tandis que Jocelyn Gourvennec doit se passer de ses cinq recrues, non qualifiées à la date initiale du match[154]. Les Guingampais manquent de se faire surprendre sur coup franc dès l'entame, et après avoir résisté aux assauts rennais, se montrent plus entreprenants, jusqu'à un corner de Pedro Rebocho à la 40e minute qui trouve la tête de Félix Eboa Eboa pour l'ouverture du score. Au retour des vestiaires, Ludovic Blas donne, sur un centre, l'occasion à Lucas Deaux d'alourdir le score (2-0, 59e). Laissant alors la possession aux Rennais, ces derniers reviennent dans le match par une frappe à vingt mètres signée Niang (2-1, 86e). Caillard est sauvé par sa transversale sur une dernière tête de Sarr, signifiant la première victoire de la saison de l'EAG à domicile en championnat[155].

Dix jours après avoir créé l'exploit en quart de finale de la Coupe de la Ligue, Guingamp se rend de nouveau au Parc des Princes. Le suspense ne dure cependant pas longtemps puisque Neymar ouvre le score dès la 11e minute. S'ensuit ensuite un festival pour le PSG, qui voit Mbappé (37e, 45e et 80e) et Cavani (59e, 66e et 75e) inscrire chacun un triplé, Neymar un doublé (grâce à une nouvelle réalisation à la 68e) et Meunier clore la marque à la 83e minute[156]. Alors que l'ensemble des Guingampais a été noyé sous l'intensité adverse, Jocelyn Gourvennec regrette surtout les « erreurs de débutant » et la mauvaise opération réalisée au niveau de la différence de buts[157].

Christophe Kerbrat, capitaine en difficulté, à l'image de son équipe.

Si la victoire en Coupe de France face à Nancy devait faire oublier la claque reçue face au PSG, la réception de Reims avait pour objectif de reprendre la marche en avant en championnat. Sur une contre-attaque rondement menée, Cafaro ouvre le score sur une des rares occasions du Stade de Reims (0-1, 38e), en profitant d'erreurs inhabituelles de la part de Christophe Kerbrat[158],[159]. Dominant en seconde période, l'En Avant pousse mais ne parvient pas à égaliser, alors qu'à la 59e minute Papy Djilobodji écope d'un carton rouge pour une action dangereuse sur Chavarría, très sérieusement touché[160]. Aucun but n'est inscrit par la suite et l'EAG concède une deuxième défaite consécutive à domicile sur le score de 0-1, alors que se profile aussi la demi-finale de Coupe de la Ligue face à Monaco[161].

En raison de la poursuite du mouvement des Gilets jaunes, la rencontre de la vingt-troisième journée à Bordeaux est reportée au 20 février, entre les vingt-cinquième et vingt-sixième journées[162].

C'est donc par la réception du dauphin lillois, décalée au dimanche 17h en raison du huitième de finale de Coupe de France disputé le mercredi précédent[163], que Guingamp poursuit son programme. Après une première mi-temps sans grande occasion, Leão le score pour son équipe dès le retour des vestiaires, parmi une défense absente (0-1, 47e). Le sursaut des Bretons semble porter ses fruits grâce à Thuram (63e), mais son but est invalidé par le VAR pour hors-jeu. Le résultat est entendu lorsque, sur un contre, Rebocho concéde un pénalty transformé dans les arrêts de jeu (0-2, 94e)[164].

Une semaine après s'être incliné à domicile en Coupe de France, Guingamp retrouve l'OL au Groupama Stadium. Avec un groupe remanié avant leur huitième de finale de Ligue des Champions, les locaux mettent plusieurs fois en danger Marc-Aurèle Caillard, qui ne peut que s'incliner à la 15e minute devant la frappe de Terrier à la suite d'un tir repoussé. Alors que les Rouge et Noir s'attendaient à souffir, les Lyonnais baissent de rythme et sur un centre a priori sans danger de Marcus Coco, Lopes laisse échapper le ballon en corner. Pedro Rebocho profite de l'occasion pour servir sur la tête Félix Eboa Eboa (1-1, 21e). De nouveau décisif devant Fekir et Dubois, Caillard encaisse un second but sur une frappe enroulée de Fekir (2-1, 35e). Les Lyonnais gèrent la seconde mi-temps, et profitent des maladresses des Guingampais pour conserver le score[165].

Le match en retard à Bordeaux est l'occasion pour l'EAG de se relancer après un calendrier compliqué en championnat, et avant des matchs cruciaux à domicile les semaines suivantes. Après un premier quart d'heure sous pression, les Bretons sont portés par l'activité de Nicolas Benezet, mais Nolan Roux se signale une fois de plus en ratant une occasion « immanquable », à la 52e minute, seul face au but alors que Costil était au sol[166]. Guingamp ramène ainsi un point de son déplacement, mais avec le sentiment d'une occasion manquée face au peu d'opposition rencontrée[167]. Jocelyn Gourvennec reste positif mais reconnaît qu'« on ne peut pas avoir une occasion plus nette », au sujet du loupé de Nolan Roux, et suppose que son joueur s'est trouvé étonné de recevoir le ballon dans cette position[168].







Journées 26 à 29 : les efforts récompensés avant la finale de la Coupe de la Ligue

Lucas Deaux, auteur du but victorieux face à Angers.

La réception d'Angers, déjà battu deux fois cette saison, s'avère cruciale pour les Guingampais qui comptent enfin recoller dans la course au maintien. Dans un match fermé mais qu'ils ont globalement dominé, les Rouge et Noir poussent mais semblent devoir se résigner au match nul lorsque le physique commence à les lâcher dans les dix dernières minutes, à l'image de Lucas Deaux sifflé par le public sur une perte de balle sans pression défensive[169]. C'est pourtant lui qui reprend de la tête un centre de Marcus Coco à la 92e minute pour remporter la victoire. Ce résultat comble l'équipe qui a pourtant dû voir sortir Marcus Thuram dès la 67e minute pour une douleur à une cuisse[170].

L'En Avant reçoit Nantes pour la vingt-septième journée et compte sur une nouvelle victoire pour remonter au classement, mais se heurte à des maladresses dans le jeu et à un bloc adverse dense et très bas inoffensif en première mi-temps. Au bout du temps additionnel, Nantes se voit offrir un pénalty pour une main de Félix Eboa Eboa, sur une de ses seules occasions (96e minute). Mais, une nouvelle fois, Marc-Aurèle Caillard réussit sa parade pour préserver sa cage inviolée. L'EAG grapille ainsi un nouveau point sur Caen et Dijon qui stagnent parmi les relégables[171],[172].

Le week-end suivant, alors que Toulouse ne s'était plus imposé à domicile depuis août 2018, l'EAG concède un but dès la vingtième minute par Sanogo, tandis que Marc-Aurèle Caillard se rend coupable d'une maladresse qui offre l'avantage aux Toulousains. Ces derniers se montrent les plus dangereux, et Guingamp est contraint de finir la rencontre à 10 avec l'exclusion juste avant la mi-temps de Marcus Coco pour une semelle sur Gradel. Si dans la foulée, Marcus Thuram, servi par Ludovic Blas, manque une énorme occasion pour revenir à égalité, cela n'occulte pas la pauvreté du jeu guingampais[173],[174]. Quant à Coco, il écope de deux matchs de suspension et manquera la réception de Dijon et la finale de la Coupe de la Ligue[175].

Guingamp reçoit Dijon dans une confrontation directe pour le maintien en Ligue 1. Si Lucas Deaux sort sur blessure dès la 35e minute, l'EAG pousse et profite d'une grossière faute du gardien dijonnais sur Marcus Thuram à cinq minutes de la fin du temps réglementaire. Ce dernier est bousculé dans la surface de réparation et laisse Ludovic Blas inscrire le seul but de la rencontre[176]. Les Guingampais quittent la dernière place qu'ils occupaient depuis fin août, et se retrouvent même en position de barragistes[177].




Journées 30 à 35 : le sprint final pour le maintien

Après la parenthèse de la finale de la Coupe de la Ligue, perdue aux tirs au but face à Strasbourg, il est temps pour le groupe guingampais de se tourner vers le sprint final de la course au maintien, avec encore neuf journées à jouer. Il est directement confronté à Dijon et Caen pour la place de barragiste, mais Jocelyn Gourvennec regarde aussi vers la dix-septième place occupée par Amiens ou Monaco[178].

Nolan Roux est absent du déplacement à Montpellier en raison de sa blessure à l’œil lors de la finale de la Coupe de la Ligue[179], alors que cette rencontre revêt une grande importance du fait de la victoire de Caen à Monaco la veille, reprenant aux Guingampais la dix-huitième place. Le premier but est inscrit par Delort, à la 22e minute, sur une longue ouverture de Hilton qui a lobé tout le bloc défensif. Le manque d’agressivité des visiteurs les conduit à encaisser un second but à onze minutes de la fin[180],[181], alors que Marcus Thuram a dû sortir à la mi-temps, blessé à l’aine[182].

Ronny Rodelin connait un grand manque de réussite en Ligue 1.

Lors de la trente-et-unième journée, Guingamp retrouve devant son public une équipe de Monaco dans une période difficile malgré ses nombreuses recrues hivernales. Retombés à la dernière place en raison de la victoire surprise de Dijon à Lyon dans l'après-midi, les locaux pensent longtemps récupérer la place de barragiste. Effectivement, d'une tête puissante de Félix Eboa Eboa, sa troisième de la saison, l'En Avant ouvre le score dès la 23e minute. Mais peinant à se montrer plus dangereux offensivement, les Bretons encaissent un but de Jovetić au bout du temps additionnel (90e+4)[183]. Jocelyn Gourvennec ne se montre pour le moins pas pessimiste et considère qu'il s'agit « d'un point qui compte [vers le maintien] », alors qu'il ne reproche à ses joueurs qu'un ballon mal négocié à la fin[184].

À sept journées de la fin, les Guingampais restent dans la course à la place de barragiste, malgré leur vingtième place et un calendrier jugé plus compliqué que leurs concurrents directs, Dijon (18e avec 24 points) et Caen (19e avec 23 points, soit autant que l'EAG)[185]. À Strasbourg, Marcus Thuram ouvre le score de la tête sur un service de Pedro Rebocho (0-1, 37e). Mais deux minutes plus tard, les locaux réagissent par Ajorque. S'installant dans le camp adverse, les Guingampais poussent et reprennent l'avantage sur un nouveau centre de Rebocho, qui trouve cette fois Lucas Deaux (1-2, 63e). Puis une nouvelle erreur de concentration permet aux Strasbourgeois de recoller au score (2-2, 69e). Quasiment dans la foulée, le RCS prend l'avantage grâce à un doublé d'Ajorque (3-2, 73e). En fin de partie, le nouvel entrant Yeni Ngbakoto se montre décisif en centrant pour Thuram qui trouve la transversale. Mais le capitaine Jérémy Sorbon traine dans la surface et reprend de la tête pour le but de l'égalisation (3-3, 87e). Les Bretons quittent de nouveau la dernière place grâce à ce point[186],[187]. Trois Guingampais se retrouvent dans l'équipe-type de la journée à la suite de ce match prolifique : Pedro Rebocho, Lucas Deaux et Marcus Thuram[188].

Avant la réception de Marseille, la semaine est marquée par les soupçons sur l'intégrité de la rencontre Caen-Angers (0-1) du 13 avril, mis en lumière par le président Bertrand Desplat qui en a alerté la LFP, et qui ont tendu les relations entre les trois clubs[189],[190]. Sur le terrain, pourtant, les Guingampais se laissent totalement déborder par leurs visiteurs. Dès la quatrième minute, Didier Ndong rate son contrôle dans la surface sous la pression de Gustavo et voit le Brésilien ouvrir le score. Avant la pause, c'est Félix Eboa Eboa qui manque sa relance, ce dont profite Ocampos (0-2, 40e). Yeni Ngbakoto entre à la place de Lebogang Phiri, ce qui s'avère payant après la reprise, où le Congolais reprend un centre de Mehdi Merghem (1-2, 56e). Six minutes plus tard, Marcus Thuram croit tenir l'égalisation, mais sa frappe sur la transversale rebondit sur la ligne de but, sans la franchir entièrement, tandis que dans les arrêts de jeu, Germain voit une frappe similaire lui être accordée, légitimement, pour clôre le score (1-3, 90e+1)[191],[192].

Le déplacement à Nice, alors que l'EAG est en perte de vitesse par rapport à ses concurrents directs pour le maintien, est l'occasion pour Jocelyn Gourvennec d'opérer des choix forts au sein de l'effectif[193],[194]. Mais comme face à Marseille, l'équipe est mise en difficulté d'entrée de jeu par l'ouverture du score d'une volée du pied gauche d'Atal (0-1, 9e). Quoiqu'agressifs et volontaires, les Costarmoricains souffrent d'une défense trop friable et constamment en retard. Atal signe un triplé avec une chevauchée solitaire au milieu de terrain (0-2, 68e) puis à la réception d'un nouveau centre (0-3, 73e)[195]. Il s'agit d'une très mauvaise opération alors que Caen s'est imposé face à Dijon pour reprendre la place de barragiste et compter dorénavant cinq points d'avance sur Guingamp[196].

C'est justement Caen qui est reçu ensuite au Roudourou, pour la trente-cinquième journée, pour ce qui est qualifié de « match de la peur »[197], attisé par les récentes déclarations de Rolland Courbis, entraîneur adjoint du Stade Malherbe[198]. Les Caennais ont repris de l'allant avec deux victoires face à Nice et Dijon, basées sur une défense solide, qui a de nouveau cadenassé la rencontre et toutes les offensives guingampaises[199]. Si mathématiquement, les Bretons ne sont pas encore relégués, il faudra compter sur un « petit miracle » comme le note Étienne Didot[200].






Journées 36 à 38 : la descente en Ligue 2 actée

Les premiers résultats de la trente-sixième journée poussent l'En avant de Guingamp définitivement au bord du précipice de la Ligue 2. En effet, le samedi soir, Caen et Dijon s'imposent tous deux. À huit points de la place de barragiste occupée par les Normands avant son déplacement à Rennes le dimanche après-midi, l'EAG est ainsi condamnée à remporter ses trois derniers matchs et compter sur autant de revers des deux équipes devant au classement[201]. Ce Celtico passe au second plan tant les dynamiques des deux équipes sont opposées, alors que le Stade rennais vient de soulever la Coupe de France face au PSG[202].

Alexandre Mendy inscrit trois buts lors des trois dernières rencontres de la saison.

Avec une bonne entame, les visiteurs costarmoricains se procurent une belle occasion par Marcus Coco à la 9e minute, mais craquent quelques minutes plus tard face à Niang qui reprend un centre de Sarr (1-0, 15e). Sonnés, les Guingampais disparaissent du jeu et ne doivent leur salut qu'aux multiples parades de Marc-Aurèle Caillard. Alexandre Mendy, entré en cours de jeu, permet à son équipe de revenir à égalité, après avoir bien suivi une frappe de Lebogang Phiri repoussée par Koubek (1-1, 87e). Dans le temps additionnel, sur un centre de Jordan Ikoko, Bensebaini se rend coupable d'une main dans sa surface de réparation. Mais à l'image de la saison, Guingamp passe à côté de cette occasion des plus nettes : Marcus Thuram voit sa frappe détournée par le portier rennais une première fois et, alors que la balle lui revient dessus, manque sa reprise de la tête. Concédant ainsi le match nul, Guingamp est assuré de descendre en Ligue 1 après six saisons dans l'élite[203],[204].

Pour sa dernière rencontre à domicile en Ligue 1, l'EAG doit faire face à de nombreuses absences[205]. C'est aussi l'occasion de rendre hommage à Étienne Didot, qui prend sa retraite à la fin de la saison[206]. Très entreprenants, les locaux ouvrent le score par l'intermédiaire de Marcus Thuram, bien servi dans la profondeur par Ludovic Blas (1-0, 6e). Entrecoupée de deux tirs nîmois sur la barre, la première mi-temps voit Alexandre Mendy doubler la mise avec assistance de la VAR (2-0, 36e). Mais, à l'image de la saison, l'EAG ne parvient pas à conserver cette dynamique : Nîmes revient au score avec deux buts coup sur coup de Ripart et Bouanga (2-2, 53 puis 56e minutes), pour arracher le match nul[207]. Alors que le kop a manifesté son mécontentement avec des banderoles durant la rencontre, Jocelyn Gourvennec a regretté cette attitude pour la dernière de la saison au Roudourou, peu habituelle au sein du club guingampais, quand bien même il comprend la déception causée par cette année qui conduit l'équipe en Ligue 2. L'entraineur apporte aussi son soutien au président Bertrand Desplat, chahuté, et confirme son souhait de rester à la tête de l'équipe la saison prochaine[208].

À l'occasion de son dernier match, l'En avant de Guingamp se déplace sur la pelouse d'Amiens, qui joue son maintien en Ligue 1 sans passer par les barrages en cas de victoire[209]. Le Guingampais Étienne Didot prend sa retraite sur son 515e match professionnel. D'abord crispés, les locaux se libèrent rapidement grâce à une récupération de Guirassy sur une frappe repoussée par Caillard (1-0, 14e). Puis Ghoddos, servi par Guirassy, double la mise dès le retour des vestiaires (2-0, 47e). La rencontre est à peine relancée par le troisième but en trois matchs d'Alexandre Mendy, sur un service de l'inévitable Pedro Rebocho, vingt minutes plus tard (2-1, 66e), alors que Guingamp s'incline de nouveau[210].



Le lendemain, Bertrand Desplat reconnaît que c'est un « soulagement » de clôre cette saison 2018-2019 qui « s'est apparentée à un long calvaire, sans âme, sans beaucoup d'émotions à part quelques fulgurances comme [la] qualification en finale de la Coupe de la Ligue ». Regrettant notamment pêle-mêle des affaires extra-sportives, des recrues pas satisfaisantes, des blessures, un manque de réussite globale, il note surtout que le club s'est éloigné petit à petit de son ADN en recrutant de plus en plus des joueurs pour leur nom[211]. De son côté, Jocelyn Gourvennec a acté son départ du club après de multiples discussions avec son président laissant apparaître des divergences de points de vue, lui faisant dire que la fin de leur collaboration est « une décision sage pour le club »[212].

Classement

Classement du championnat

Extrait du classement de Ligue 1 2018-2019 :

Rang Équipe Pts J G N P Bp Bc Diff Qualification ou relégation
14 Girondins de Bordeaux 41 38 10 11 17 34 42 −8
15 Amiens SC 38 38 9 11 18 31 52 −21
16 Toulouse FC 38 38 8 14 16 35 57 −22
17 AS Monaco 36 38 8 12 18 38 57 −19
18 Dijon FCO 34 38 9 7 22 31 60 −29 Participation au barrage de relégation
19 SM Caen 33 38 7 12 19 29 54 −25 Relégation en Ligue 2
20 EA Guingamp 27 38 5 12 21 28 68 −40
Source : Ligue 1
Critères de départage :
1. Différence de buts générale
2. Plus grand nombre de points sur confrontations directes
3. Différence de buts particulière
4. Plus grand nombre de buts dans les confrontations directes
5. Plus grand nombre de buts à l’extérieur dans les confrontations directes
6. Meilleure attaque générale
7. Meilleure attaque à l’extérieur (général)
8. Club ayant marqué le plus grand nombre de buts sur une rencontre de championnat
9. Départage disciplinaire


Évolution du classement en fonction des résultats

Journée 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 19 20 18 21 22 24 25 23 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 Journées
en tête
Journées
barragiste
Journées
relégable
Rang 12 17 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 18 19 20 19 20 20 20 20 20 20 0 1 35
Résultat D D D D D D N V N N N D D D N D D V D V D D D D N V N D V D N N D D N N N D
Écart
(pts)
+0 +0 -1 -4 -5 -6 -6 -3 -5 -4 -4 -4 -5 -5 -5 -5 -8 -6 -7 -4 -4 -4 -6 -7 -6 -4 -6 -8 -7 -8 -8 -8 -8 -9 -8 -7 -8 -9

En gras et italique, le classement des journées pour lesquelles l'EAG compte un match de retard.

Classements annexes

Le Championnat des Tribunes a pour objectif de mieux valoriser le travail des clubs et des supporters pour animer les stades et encourager le caractère festif des rencontres de Ligue 1 et de Ligue 2. Lors de chaque journée de championnat, une note est donnée aux clubs recevant sur la base de quatre critères : la fidélité, les animations du club et des supporters, l'ambiance dans le stade et l'engagement des supporters sur les réseaux sociaux[213]. Après un début de saison très compliqué à la recherche de la première victoire, durant laquelle les joueurs ont peu à peu perdu des supporters, la course au maintien a tenu en haleine le stade de Roudourou. L'EAG termine ainsi à la septième place du classement avec 235 points, le plus mauvais résultat du club depuis sa remontée en Ligue 1 six ans plus tôt[214].

Le Championnat des Pelouses récompense les clubs recevant pour la qualité de leur pelouse. Les notes sont données par les capitaines de chaque équipe, les entraîneurs de chaque équipe, l’arbitre central de la rencontre et le réalisateur TV principal de la rencontre. Ce classement ne concerne que les clubs disposant de pelouses naturelles[215]. En poursuivant l'effort fourni les saisons précédentes, Guingamp obtient la deuxième place derrière le PSG, avec une note moyenne de 17,9 sur 20, alors que le club avait remporté ce classement les deux saisons précédentes[216].

Coupe de France

Parcours en Coupe de France
Tour Rencontre Div.
1/32 Stade pontivyen 2-4 EA Guingamp N3
1/16 AS Nancy-Lorraine 1-2ap EA Guingamp L2
1/8 EA Guingamp 1-2 Ol. lyonnais L1
Papy Djilobodji, recrue du mercato hivernal et buteur à Nancy.

Le premier tour propose un derby centre-breton face au Stade pontyvien, pensionnaire de National 3, au centre de l'attention médiatique de la Coupe de France puisque le second club de la ville de Pontivy, la GSI, est aussi qualifié pour ce tour et doit recevoir le Paris Saint-Germain. Le stade local ne permettant pas d'accueillir ces rencontres, Guingamp propose son stade de Roudourou, dans lequel il évolue pour une fois en tant que visiteur[217]. Ce sont les amateurs de Pontivy qui ouvrent la marque, sur un coup franc dévié par Nolan Roux que Marc-Aurèle Caillard ne peut que repousser sur Marec (1-0, 6e). La réaction ne se fait cependant pas attendre grâce à Yeni Ngbakoto qui, lancé dans la profondeur par Étienne Didot, égalise (1-1, 15e). Presque dans la foulée, Pedro Rebocho adresse un corner sur la tête de Roux pour prendre l'avantage (1-2, 18e). La seconde mi-temps débute comme la première, avec un pénalty concédé par Johan Larsson (2-2, 55e). L'entrée de Marcus Thuram fait pencher définitivement le match pour l'EAG, puisque l'attaquant parvient à reprendre coup sur coup deux centres de Rebocho, aux 64 et 67e minutes. La fin de match est gérée et voit un hommage appuyé rendu aux amateurs défaits la tête haute[218].

En seizième de finale, les Guingampais, derniers de Ligue 1, héritent de Nancy, relégué en fin de saison dernière et dernier de Ligue 2. Ils dominent le début de rencontre avec leurs recrues hivernales toutes alignées. Ronny Rodelin profite d'un tir de Nolan Roux repoussé dans ses pieds pour conclure lui-même dans le but vide (0-1, 27e). Se contentant de défendre par la suite, l'En Avant encaisse tout aussi logiquement un but de la part de Ngom en milieu de deuxième mi-temps (1-1, 66e). Poussé en prolongation, l'EAG augmente sa pression et Papy Djilobodji redonne l'avantage aux siens après une série de corners bretons (1-2, 101e). Jocelyn Gourvennec se montre très satisfait du « match sérieux » de son équipe et notamment des deux recrues, Djilobodji et Ndong, qui retrouvaient les terrains après plusieurs mois d'absence[219].

Le huitième de finale se déroule en semaine face à l'Olympique lyonnais, alors que l'EAG est la dernière formation française encore en lice dans les deux Coupes nationales (après sa qualification pour la finale de la Coupe de la Ligue). Les visiteurs imposent leur jeu avec l'ouverture du score dès la sixième minute par Dembélé, puis doublent la mise au retour des vestiaires par Cornet (0-2, 49e). Il faut attendre la 56e minute et les entrées en jeu de Marcus Thuram et Alexandre Mendy pour voir les Guingampais se révolter. Ce dernier réduit le score à la 88e mais cela intervient trop tard pour poursuivre le parcours en Coupe de France cette saison[220],[221].



Coupe de la Ligue

Parcours en Coupe de la Ligue
Tour Rencontre Div.
1/16 EA Guingamp 0-0 (3-2tab) Angers SCO L1
1/8 OGC Nice 0-0 (1-3tab) EA Guingamp L1
1/4 Paris SG 1-2 EA Guingamp L1
1/2 EA Guingamp 2-2 (5-4tab) AS Monaco L1
Finale RC Strasbourg 0-0 (4-1tab) EA Guingamp L1

L'EAG est opposé au SCO d'Angers pour l'entrée en lice dans la compétition, alors que les Angevins ont été un mois plus tôt en championnat la première équipe à s'incliner face aux Bretons. Marcus Thuram purge ici le troisième de ses quatre matchs de suspension[222], tandis que le groupe est largement remanié pour faire souffler les cadres[223] et que les spectateurs angevins sont interdits de déplacement en raison du caillassage du bus guingampais en championnat[224]. La rencontre est peu spectaculaire. La séance de tirs au but qui suit, décrite comme « catastrophique »[225], est dominée par Marc-Aurèle Caillard, qui repousse les trois premières tentatives d'Angers, tandis qu'Eboa Eboa voit aussi sa frappe être arrêtée et que Ngbakoto trouve la transversale. Elle est conclue par Blas sur le score de 3 à 2[226]. La soirée est ternie par la sortie dès la 15e minute du capitaine du soir, Ronny Rodelin, sur blessure[227].

Pour le deuxième tour, Marcus Thuram est une nouvelle fois suspendu, cette fois à la suite de son carton rouge concédé lors de la dix-septième journée de championnat face à Amiens, alors que Pedro Rebocho est également absent pour accumulation d'avertissements[228]. Au cœur d'une semaine capitale pour le championnat, Antoine Kombouaré effectue l'habituel turnover dans l'effectif. Malgré plusieurs belles occasions au cours de la rencontre, le temps réglementaire se clôt sur un nouveau 0-0. Et comme au tour précédent, le gardien remplaçant Marc-Aurèle Caillard est décisif en réalisant trois arrêts sur les quatre tirs au but niçois. Combinée aux réussites d'Eboa Eboa, de Ngbakoto et de la toute récente recrue Alexandre Mendy, cette performance permet à Guingamp de passer en quart de finale[229].

Pedro Rebocho et Lebogang Phiri défendent sur un corner de Neymar.

Après le premier tour victorieux de la Coupe de France, Guingamp enchaîne par un déplacement chez le PSG, quintuple tenant du titre en Coupe de la Ligue. Après une première mi-temps cadenassée par une défense en 6-3-1 guigampaise, le rythme de la rencontre s'accélère à partir de la 60e minute, lorsque Meunier fait chuter Blas dans la surface de réparation parisienne. Thuram manque cependant sa transformation en frappant largement au-dessus du cadre. Quelques minutes plus tard, Neymar reprend de la tête un centre de Meunier (1-0, 62e) et trompe Karl-Johan Johnsson, de nouveau titulaire dans les buts costarmoricains. Un nouveau pénalty, peu évident cette fois, est accordé à Guingamp à cause d'un contact entre Coco et Bernat et après visionnage de la vidéo. Cette fois-ci, c'est Ngbakoto qui se présente face à Areola et ne manque pas cette occasion de ramener son équipe (1-1, 81e). Si une nouvelle séance de tirs au but se dessine alors que cinq minutes de temps additionnel sont annoncées, un nouveau coup du sort frappe en faveur des Bretons, pour une faute de Kehrer stoppant une contre-attaque de Thuram dans la surface. L'attaquant se fait justice lui-même en profitant d'un rebond trompant Areola qui avait plongé du bon côté (1-2, 90e+3). Le PSG s'incline ainsi pour la première fois après 44 victoires consécutives en coupes nationales[230],[231].

La demi-finale face à Monaco est d'abord marquée par le retour au poste d'entraîneur de Leonardo Jardim, licencié en début de saison pour ses mauvais résultats[232]. Bien que Vainqueur soit expulsé directement dès la 14e minute avec l’assistance vidéo, Rony Lopes ouvre le score pour les visiteurs à la suite d'une contre-attaque lancée par Gelson Martins (0-1, 18e), qui offre le deuxième but six minutes plus tard à Golovine (0-2, 24e). Une perte de balle au milieu de terrain après le coup d'envoi de la seconde mi-temps, bien exploitée par Alexandre Mendy, redonne espoir aux Bretons (1-2, 46e). Puis Marcus Thuram enchaîne contrôle et frappe face au but pour égaliser (2-2, 55e). Subašić sauve à plusieurs reprises les siens et arrache la séance de tirs au but, marquée par l'entrée du gardien remplaçant Marc-Aurèle Caillard, spécialiste de l'exercice cette saison, à la 94e minute[233]. Un choix payant pour l'EAG puisque son portier stoppe deux frappes et profite d'un loupé. De son côté, Guingamp manque une première balle de match par Thuram, avant que Marcus Coco ne qualifie les siens pour leur première finale dans la compétition[234].

Ronny Rodelin se préparant pour son tir au but durant la finale de la Coupe de la Ligue 2019.

La finale de la Coupe de la Ligue 2019 donne lieu à une affiche inédite entre Strasbourg et Guingamp, deux équipes reléguées en National il y a quelques saisons, et qui ont dû déjouer les pronostics pour atteindre ce stade de la compétition. Jocelyn Gourvennec, conscient de la position délicate de son équipe en championnat, indique ne se concentrer cependant que sur cette finale, et ne pas voir au-delà[235]. Les joueurs de l'En Avant disputent cette rencontre avec une version spéciale du maillot de Coupes : sur le fond blanc uni habituel ont été ajoutés en filigrane les noms des clubs bretons affiliés à la FFF, afin de rendre hommage à la région[236].

Le match en lui-même est peu animé, les deux équipes produisant peu de jeu et se neutralisant. Les Guingampais se montrent toutefois les plus entreprenants, mais sans réussite, que ce soit pour Thuram (16e), Benezet (55e), Rodelin (104e) ou encore Mendy (120e). Marc-Aurèle Caillard n'a été mis en danger qu'à de rares occasions, uniquement après la mi-temps. Nolan Roux a dû quitter ses coéquipiers à la 66e minute à cause d'un coup reçu sur l'œil. Les prolongations semblent de trop pour les joueurs, touchés physiquement, hormis les deux occasions guingampaises. À force d'imprécisions, Guingamp laisse passer sa chance. La séance de tirs au but qui suit est totalement dominée par les Alsaciens qui réalisent un sans-faute, alors que du côté breton, Alexandre Mendy manque sa frappe et Ronny Rodelin voit la sienne être arrêtée. Caillard, de son côté, n'a cette fois pas fait de miracle[237].

Marcus Thuram, quoique muet offensivement, s'est fait remarquer par ses gestes techniques, même sur une pelouse jugée difficile, et par ses efforts défensifs[238]. Quant à Nolan Roux, il se voit diagnostiquer une fracture de l'orbite[179]. Jocelyn Gourvennec analyse que son équipe « a gagné aux points. Mais gagner aux points, ça ne rapporte pas de titre... », avec des occasions plus nettes, une très bonne défense, mais sans la réussite nécessaire face à un portier strasbourgeois performant[239].





Statistiques

Bilan de l'équipe

Bilan sportif de l'équipe première de l'En avant de Guingamp
Compétition Débute Termine Matches joués Gagnés Nuls Perdus Buts pour Buts contre Différence
Ligue 1 - 20e 38 5 12 21 28 68 -40
Coupe de France 32e de finale 8e de finale 3 2 0 1 7 5 +2
Coupe de la Ligue 16e de finale Finaliste 5 1 4 0 4 3 +1
Total 46 8 16 22 39 76 -37

Résumé des matchs officiels de la saison

Matchs officiels de la saison 2018-2019[241]
Compétition J./Tour Date Domicile Rés. Extérieur Cl. Buteur(s) pour l'EA Guingamp
Ligue 1 1 11 août 2018 AS Saint-Étienne 2-1 EA Guingamp 12e M. Thuram (56e sp)
Ligue 1 2 18 août 2018 EA Guingamp 1-3 Paris SG 17e N. Roux (20e)
Ligue 1 3 26 août 2018 Lille OSC 3-0 EA Guingamp 20e -
Ligue 1 4 1er septembre 2018 EA Guingamp 1-2 Toulouse FC 20e M. Thuram (45e)
Ligue 1 5 16 septembre 2018 Olympique de Marseille 4-0 EA Guingamp 20e -
Ligue 1 6 23 septembre 2018 EA Guingamp 1-3 Girondins de Bordeaux 20e M. Thuram (70e sp)
Ligue 1 7 26 septembre 2018 Nîmes Olympique 0-0 EA Guingamp 20e -
Ligue 1 8 29 septembre 2018 Angers SCO 0-1 EA Guingamp 20e N. Benezet (45e+2)
Ligue 1 9 6 octobre 2018 EA Guingamp 1-1 Montpellier HSC 20e N. Benezet (64e)
Ligue 1 10 20 octobre 2018 SM Caen 0-0 EA Guingamp 20e -
Ligue 1 11 27 octobre 2018 EA Guingamp 1-1 RC Strasbourg 20e N. Benezet (6e)
C. Ligue 1/16 31 octobre 2018 EA Guingamp 0-0
(3-2tab)
Angers SCO -
Ligue 1