Université Paris-Saclay

Université Paris-Saclay
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Bâtiment Pascal (bâtiment 530).jpg
Le bâtiment Pascal (530) au sein de l'université Paris-Saclay.
Histoire
Fondation
1956 : Faculté des sciences d'Orsay (Université de Paris)
1971 : Création de l'Université Paris-Sud
2015 : Création de la ComUE Université Paris-Saclay
2019 : Création de l'université
2020 : l'Université Paris-Saclay remplace officiellement l'Université Paris-Sud et la ComUE Université Paris-Saclay
Statut
Type
Forme juridique
Établissement public national à caractère scientifique culturel et professionnel (d)
Nom officiel
Université Paris-Saclay
Président
Estelle Iacona
Membre de
European University Alliance for Global Health
Site web
Chiffres-clés
Étudiants
48 000
Enseignants-chercheurs
9 000
Classement
Rang national
1e/85 ARWU (2022)
4e/85 THE (2022)
Rang international
13e/1 000 ARWU (2022)
117e/1 600 THE (2022)
Localisation
Pays
Campus
Paris-Saclay[note 1]
Localisation

L’université Paris-Saclay est une université française créée le par décret paru au Journal officiel en tant qu'établissement expérimental public à caractère scientifique, culturel et professionnel[1]. Elle est l'une des douze universités parisiennes, héritière de l'université Paris-Sud-XI, créée le .

Elle est membre et coordonne l'alliance universitaire européenne European University Alliance for Global Health depuis le [2] et de Udice depuis 2020.

Jusqu'en , l'université Paris-Saclay était une communauté d'universités et d'établissements (ComUE). Sa création a pour but initial de constituer le pôle de formation et de recherche de la « grappe industrielle » Paris-Saclay[3].

L'université Paris-Saclay succède à l'université Paris-Sud, supprimée le , et intègre l'École normale supérieure Paris-Saclay, CentraleSupélec, l’Institut d'Optique et AgroParisTech en tant que établissements-composantes ; ainsi que l'Institut des hautes études scientifiques (IHES) en tant qu'organisme de recherche[1].

Elle a pour perspective à terme de fusionner avec ses deux universités « membres-associées », l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et l'université d'Évry-Val-d'Essonne en 2025[4].

Histoire

Origine et contexte

En 2003, paraît le premier classement de Shanghaï, qui se fixe pour objectif de classer les meilleurs établissements d'enseignement supérieur du monde. La France ne compte que deux universités parmi les cent premières de ce classement, et la première n'arrive qu'à la 65e place[5].

Très critiqué, le classement de Shanghaï n'avantage pas les institutions d'enseignement supérieur et de recherche françaises, car ses critères favorisent les grandes structures produisant beaucoup de recherche. Or en France, le paysage académique est morcelé entre des grandes écoles de petite taille, des universités fragmentées et spécialisées à la suite des événements de mai 68 et des organismes de recherche qui, comme leur nom l'indique, concentrent l'essentiel de la recherche française mais ne délivrent pas de diplôme universitaire, et ne sont donc pas éligibles au classement.

Forts de ce constat et dans un contexte de mondialisation de l'enseignement supérieur qui accentue la compétition entre les acteurs[6], les gouvernements français successifs financent et encouragent une restructuration des institutions avec l'objectif affiché de faire émerger des pôles « d'excellence » ayant une visibilité mondiale.

Parallèlement et antérieurement à cela, le plateau de Saclay a vu s'installer un tissu académique et industriel dès l'immédiat après-guerre. L'université Paris-Saclay est l'un des deux pôles issu de la restructuration de ce tissu[7].

Historique

2007-2014 : le projet d'une ComUE sur le plateau de Saclay

En 2007, le pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) UniverSud Paris est créé sous la forme juridique d’un établissement public de coopération scientifique[8]. Le pôle a trois membres fondateurs.

En 2008, l’université Paris-Sud et l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines font partie des 21 établissements lauréats du Plan campus, auxquels le PRES est associé[9]. Ces établissements s’engagent alors dans une coopération de plus grande envergure, à savoir la constitution de l’Université Paris-Saclay. Le projet d'université est lancé à la suite de sa validation par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche dans le cadre du Plan campus[10].

La Fondation de coopération scientifique Campus Paris-Saclay, présidée à l'époque par Alain Bravo, avait été créée pour fédérer les différents établissements universitaires et scientifiques, assurer la gestion des réseaux thématiques de recherche avancée (RTRA) Digiteo et Triangle de la physique et assurer la création de la communauté[11]. En lien avec le projet d'aménagement du pôle technologique de Paris-Saclay, de nombreux établissements y prévoient leur déménagement[12],[13].

Au début des années 2010, le FCS Campus Paris-Saclay rivalise avec l'université Stanford et le Massachusetts Institute of Technology (MIT) en nombre de publications scientifiques, et les dépasse en nombre de chercheurs : en 2009, Stanford en compte 1 900, le MIT 4 500 et Paris-Saclay 9 200[14]. En 2020, année d'achèvement prévisionnelle du projet, leur nombre devrait atteindre 12 000[14].

En , les différents membres (voir ci-dessous) adoptent les statuts de la communauté d'universités et établissements (ComUE) Université Paris-Saclay, ce qui lui permettra de délivrer les diplômes de licence, master et doctorat[15]. Les statuts sont approuvés par un décret signé le [16]. La première rentrée a lieu en [17].

2015-2020 : de la ComUE à l'université Paris-Saclay

Confrontée aux désaccords entre ses membres (écoles contre universités, ministère de la Défense contre celui de l'Enseignement supérieur), l'université Paris-Sud propose en 2017 sa fusion dans l'Université Paris-Saclay, les écoles seraient intégrées au futur établissement en tant qu'établissement-composante[18].

Ces mêmes désaccords ont eu pour conséquence d'amener Emmanuel Macron à annoncer le , lors de son inauguration du nouveau campus de CentraleSupélec, que les différents membres seraient séparés en deux entités universitaires, l'université Paris-Saclay et l'Institut polytechnique de Paris[19],[20],[21].

L'université Paris-Saclay sera alors formée des composantes de l'université Paris-Sud, de l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et l’université d'Évry-Val-d'Essonne, l'École normale supérieure Paris-Saclay, AgroParisTech, CentraleSupélec et l’Institut d’optique Graduate School.

La communauté d'universités et établissements (ComUE) pluridisciplinaire au sud de Paris, dans l'Essonne et les Yvelines, est créée le [16] et est abrogée par décret le [1].

La ComUE et l'université Paris-Sud ont disparu le au profit de l'université Paris-Saclay à la suite de la publication au Journal officiel du décret de création de la nouvelle université le [22].

En , l'université Paris-Saclay fait son entrée dans le classement de Shanghai en étant placée au 1er rang mondial dans le domaine des mathématiques ainsi qu'au 9e rang mondial dans le domaine de la physique[23].

Gouvernance

L'université Paris-Saclay est dirigée par un président élu par le conseil d'administration. Le conseil d'administration comprend 36 administrateurs, représentant les établissements membres, le personnel, les étudiants, les collectivités territoriales et le monde socio-économique. Le conseil académique, composé de 141 membres, exerce un rôle délibératif et consultatif[1].

Présidents
IdentitéPériode
DébutFin
Sylvie Retailleau[24],[25]
Estelle Iacona (d)[26]

Organisation

Contrainte simultanément par l'histoire de l'enseignement supérieur et de la recherche en France et par un modèle anglo-américain disposant d'une meilleure visibilité internationale[note 2],[27], l'université Paris-Saclay a opté pour une organisation matricielle[28], dans laquelle des opérateurs agissent sur des structures internes.

Ces opérateurs proviennent d'horizons très divers : internes, issus de l'université Paris-Sud ; ou externes comme les grandes écoles et organismes de recherche, de statut public ou privé.

Opérateurs

Les opérateurs de l'université Paris-Saclay sont les composantes, établissement-composantes, universités membres-associées ou organismes nationaux de recherche et organismes de recherche partenaires qui participent à la gouvernance de ses structures internes, contribuent à leurs missions et leur attribuent des moyens[1].

Composantes

Les composantes sont les opérateurs internes de l'université, c'est-à-dire ceux ne disposant pas d'une personnalité morale[29].

Instituts universitaires de technologie

Au , l'université Paris-Saclay comprend les instituts universitaires de technologie suivants[1] :

Polytech Paris-Saclay

Polytech Paris-Saclay est l'école d'ingénieurs interne de l'université[1].

Unités de formation et de recherche

Au , l'université Paris-Saclay regroupe les unités de formation et de recherche suivantes, nommées facultés[1] :

  • Faculté des sciences d'Orsay ;
  • Faculté Jean Monnet (droit, économie, gestion) ;
  • Faculté de pharmacie ;
  • Faculté de médecine ;
  • Faculté des sciences du sport.

Observatoire des sciences de l'Univers de l'université Paris-Saclay

Établissements-composantes

Au , l'université Paris-Saclay regroupe les « établissements-composantes » suivants[1] :

Universités membres-associées

Au , l'université Paris-Saclay regroupe les membres-associés suivants[1] :

Organismes de recherche

Au , l'université Paris-Saclay comprend un organisme de recherche[1] :

  • l’Institut des hautes études scientifiques (IHES), campus à Paris-Saclay (Essonne).

Organismes nationaux de recherche partenaires

Au , l'université Paris-Saclay associe à sa gouvernance les organismes nationaux de recherche suivants[1] :

Structures internes

Les activités de formation et recherche de l'université sont réparties au sein de nouvelles structures internes, établies selon des principes d'autonomie et de subsidiarité[1].

École universitaire de premier cycle Paris-Saclay

Créée en 2019, l'école universitaire de premier cycle Paris-Saclay a accueilli ses premiers étudiants en [30]. L'école gère l'ensemble des formations du premier cycle de l'université : licences, licences professionnelles, DUT, DEUST, BUT ainsi que des années préparatoires avant d'autres études scientifiques ou médicales[31].

Seule exception, l'école ne gère pas les licences double-diplômes (un diplôme licence adossé à un diplôme universitaire[32], plus sélectives[33]. Selon Frédéric Baudin et Yves Lévi, enseignants à Paris-Saclay, il y a ainsi une distinction entre les licences délivrées par l’école universitaire de premier cycle Paris-Saclay et celles réellement estampillées université Paris-Saclay[34].

L'école universitaire Paris-Saclay est composée de 10 campus dans l'Essonne, le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine et les Yvelines. La scolarité y est la même, mais chaque campus propose sa formation délivrée par les UFR et départements universitaires de l'université Paris-Saclay[30].

L'école universitaire Paris-Saclay propose 36 licences professionnelles et 7 diplômes universitaires de technologie (DUT) dispensés sur les campus d'Orsay, de Cachan, de Sceaux, et d'Évry-Courcouronnes sauf DUT[30]. Deux voies d'accès seront proposées aux étudiants souhaitant accéder aux études de santé dès [30]. Deux diplômes d’études universitaires scientifiques et techniques (DEUST) sont dispensés à Évry-Courcouronnes et à la faculté des sciences de l'université Paris-Saclay.

À l'issue de leur licence, les étudiants peuvent intégrer un master de l'université Paris-Saclay.

Écoles graduées

Les « écoles graduées » (traduction proposée de graduate school) sont des structures internes portant les diplômes de niveaux masters et doctorat, ainsi que la recherche sur un périmètre disciplinaire, thématique ou une mission[1].

Chaque école graduée rassemble un ou plusieurs opérateurs, qui apportent des moyens humains et financiers à la structure. L'un de ces opérateurs est nommé coordinateur de l'école. Si le fonctionnement initial est matriciel (chaque opérateur participe à plusieurs écoles ; chaque école reçoit la participation de plusieurs opérateurs), l'état final devrait voir la responsabilité juridique des personnels et les budgets correspondants transférés au coordinateur. Il y aura alors équivalence entre les structures politiques et les périmètres scientifiques. Ces convergences pourraient être visibles dès 2025 pour certaines écoles[28].

Institut des sciences de la lumière

L'Institut des sciences de la lumière est une structure interne de l'université Paris-Saclay élaborant et mettant en œuvre une stratégie de recherche en synergie avec des écoles graduées[1].

Formations

L'université propose différentes formations, à savoir[37] :

Recherche

En , l'université Paris-Saclay regroupe 275 laboratoires[38].

Les laboratoires de l'université Paris-Saclay

Mathématiques

  • Laboratoire de mathématiques d'Orsay (LMO, Bâtiment 307, Orsay)

Physique

Sciences de la Terre et de l'Univers

  • Institut d'astrophysique spatiale (IAS, Orsay)
  • Géosciences Paris-Saclay (GEOPS, Orsay, UPSaclay / IPSL - UVSQ)
  • Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations spatiales (LATMOS, Guyancourt, IPSL - UVSQ)

Informatique et Sciences pour l'ingénieur

Chimie

Biologie, Médecine et Santé

Scientométrie

Classements internationaux :

NomAnnéeRang (monde)Rang (France)
CWUR[39]2022-2023322
QS Top Universities[40]2023694
Shanghai Ranking[41]2021161
Times Higher Education[42]20221174

En 2022, l'université Paris-Saclay est classée à la 16e place mondiale dans le classement de Shanghai mais reste au 1er rang mondial dans le domaine des mathématiques et au 9e rang mondial dans le domaine de la physique.

En 2021, l'université Paris-Saclay se hisse à la 13e place mondiale dans le classement de Shanghai et reste au 1er rang mondial dans le domaine des mathématiques et au 9e rang mondial dans le domaine de la physique.

En 2020, l'université Paris-Saclay fait son entrée dans le classement de Shanghai à la 14e place mondiale[43], en étant classée au 1er rang mondial dans le domaine des mathématiques et au 9e rang mondial dans le domaine de la physique[23]. Dans le Center for World University Rankings 2020-2021, elle est classée 32e meilleure université du monde et 2e en France[44].

En 2019, l'ancienne université Paris-Sud était placée au 37e rang mondial classement de Shanghai[45].

En 2013, l'ancienne université Paris-Sud était classée 8e dans le top 100 des meilleures universités au monde ayant moins de 50 ans[46][réf. incomplète].

En 2015, l'ancienne université Paris-Sud est placée au 41e rang mondial du classement de Shanghai ; elle occupait le deuxième rang français et le neuvième rang européen[47].

Dans le domaine général sciences et mathématiques, Paris-Sud est en deuxième place des universités françaises, au 23e rang mondial en 2015. Dans le secteur médecine-pharmacie, Paris-Sud rentre dans le top 100, où se trouvent seulement deux autres universités françaises : l'ancienne université Paris-Descartes, devenue université de Paris, et l'ancienne UPMC, devenue Sorbonne Université. Dans les classements disciplinaires, Paris-Saclay est en 23e position mondiale en physique, et deuxième française[48]. En mathématiques, Paris-Saclay est stable à la 10e position mondiale en 2015[49].

Étudiants et enseignants notoires

Enseignants notoires

Anciens étudiants notoires

Vie étudiante

La vie des campus a deux aspects : la culture associative et la qualité de la représentation par les élus étudiants.

Image du Lumen Learning Center en travaux.
Le Lumen Learning Center, encore en travaux, en août 2022.
Le Proto204, un tiers-lieu destiné à l'entrepreneuriat étudiant sur le campus d'Orsay de l'Université Paris-Sud (Paris-Saclay).

Les ressources documentaires devraient être regroupées à partir de au sein du Lumen Learning Center, dont le bâtiment conçu par l'agence Beaudouin en association avec MGM Architectos servira également d'espace de travail collaboratif[50].

Associations étudiantes

Les associations étudiantes sont de plusieurs types :

  • disciplinaires, avec des associations de tutorat en PACES, corporations en médecine et pharmacie, et les associations de filières des différents Master ou école d'ingénieurs Polytech Paris-Saclay ;
  • culturelles comme des associations d'éloquence, de secourisme, jeux de rôle et imaginaire, musique, jeux vidéo, etc. ;
  • représentatives comme l'UNEF.

Certaines composantes comme les Unité de Formation et de Recherche (UFR) de Pharmacie et de Sciences ont une vie étudiante facilitée du fait des locaux laissés à leur disposition : couloir des associations à Châtenay-Malabry pour l'UFR de Pharmacie ou à Sceaux pour l'UFR Droit-Économie-Gestion, locaux dans différents bâtiments d'enseignement et la MAPS[Quoi ?] destiné en partie aux étudiants et personnels de l'université. Certaines de ces associations se sont regroupées au sein d'une fédération des associations, la FAPS (Fédérations des Associations étudiantes de Paris-Sud), issue de la FASECO (Fédération des Associations Étudiantes du Campus d'Orsay), qui a organisé des événements comme le Téléthon ou le Gala de l'Université (accueil de 1 200 personnes).

Évolution démographique

Évolution démographique de la population universitaire
20002001200220032004200520062007
26 488[51]25 992[54]26 369[63]26 413[62]26 247[61]26 348[60]26 188[59]26 876[58]
200820092010201120152022--
27 017[57]27 470[56]27 307[55]27 289[53]30 172[52]48 000[64]--

Rôle dans la création du cluster technologique Paris-Saclay

L’université Paris-Saclay bénéficie du Plan campus ou Opération campus lancée en 2008 par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Elle fait partie des quatre dossiers qui ont été retenus[65], sur les vingt dossiers de la deuxième vague qui ont été déposés[66].

Ce projet bénéficie de fonds issus du « Grand emprunt 2010 », et peut être rattaché au Grand Paris dans la mesure où il contribue au développement du cluster technologique Paris-Saclay, dont il constitue l'un des trois piliers.

Critiques

Certains critiquent un projet qui favorise trop les grandes écoles, notamment en ce qui concerne la gouvernance du campus[67]. Le Snesup dénonce ainsi « un projet basé sur une vision élitiste de l'enseignement supérieur » ainsi que l'exclusion de nombreux établissements du conseil d'administration[68]. Les deux universités et le CNRS, très largement dominants en nombre de chercheurs et d'étudiants, auront le même poids politique que les grandes écoles, de taille bien plus modeste[69]. La gestion du projet initié par le « plan campus » est aussi critiquée par les élus locaux qui reprochent à l’État de diriger le projet seul[70], ou par d'autres acteurs du projet qui reprochent à l'État d'exercer un trop grand dirigisme[71].

L’organisation visée, sous forme de cluster, est aussi critiquée par certains acteurs qui doutent de son efficacité[72]. Certains craignent également que son développement ne se fasse au détriment d’autres aires géographiques, comme dans le cas de l'université Paris-Sud 11 et de l'École normale supérieure Paris-Saclay, qui quittent des villes situées en région parisienne[73], ou dans le cas de grandes écoles qui quittent Paris[74]. Est aussi critiqué le format même de l'université, certains restant dubitatifs quant à l'objectif de collaboration et de synergies affiché[75].

L'association Sauvons la recherche, créée en 2003 en opposition à la loi d'orientation et de programmation pour la recherche et l'innovation, a lancé une pétition fin 2012 pour dénoncer certaines orientations du projet, et notamment le fait que le conseil d’administration de la future université ne devrait comporter que deux représentants des chercheurs[76]. Certaines critiques émanent également des acteurs institutionnels eux-mêmes. L'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines s'est ainsi inquiétée de sa perte d'influence dans la future Université Paris-Saclay[77]. En outre, le rapprochement souhaité des laboratoires de recherche et des universités avec les entreprises ne serait pas à l’œuvre[77].

Les infrastructures promises, notamment de transport, pourraient tarder à venir. En particulier la livraison tardive de la ligne, prévue en 2024, pourrait devenir un obstacle important à la réussite du projet[75],[78].

La Cour des comptes constate le que malgré cinq milliards d'euros dépensés, le projet est au point mort[79] et appelle les responsables politiques à sortir de l'impasse. Elle pointe le manque de logements et de moyens de transport, ainsi que le manque de vision stratégique du projet[80].

Galerie

Notes et références

Notes

  1. Le pôle Paris-Saclay regroupe la majeure partie des bâtiments de l'université ; néanmoins et pour des raisons historiques, de nombreuses autres communes abritent des sites de ce regroupement universitaire. Voir au cas par cas pour chacune des structures.
  2. Les universités de Princeton et de Cambridge ont notamment servi d'inspiration.

Références

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