Papyrus (papier)

Le papyrus[n 1] est un support d'écriture obtenu grâce à la transformation des tiges d’une plante africaine, appelée également papyrus (Cyperus papyrus), en une surface souple, lisse, de plusieurs mètres de long, facile à replier en rouleau[n 2] qui a été le support principal de l’écriture et de la peinture dans le bassin méditerranéen durant l’Antiquité et le Haut Moyen Âge.

La confection d’un feuillet de papyrus se fait à partir de la tige du souchet à papier (Cyperus papyrus). Après avoir écorcé la tige, des lamelles d’égales longueur sont coupées dans la moelle, écrasées et laissées à tremper dans l’eau, disposées verticalement et horizontalement en deux couches pour former une feuille rectangulaire, qui après avoir été soumise à une forte pression pour en exprimer l’eau, est soigneusement séchée. Les feuillets sont collés entre eux pour former un rouleau de plusieurs mètres de long.

C’est une invention égyptienne qui remonte à environ 5 000 ans, soit presque trois millénaires avant l’invention du papier de fibres végétales fabriqué par une nouvelle technique d’origine chinoise, bien plus compliquée à mettre en œuvre mais utilisant des sources végétales plus abondantes et plus diversifiées. Le papyrus fut utilisé en Égypte et autour de la mer Méditerranée pendant plus de 4 000 ans, du plus ancien témoin trouvé dans une tombe de la première dynastie égyptienne jusqu’aux dernières bulles papales sur papyrus du XIe siècle[1].

D'abord véhicule de la culture pharaonique, il assura par la suite la large diffusion des cultures grecque, romaine, byzantine et arabe dans tout le bassin méditerranéen et au-delà.

Un papyrus égyptien

La fabrication des papyrus

Les Égyptiens ont mis au point des techniques particulières qu'il est difficile de relater, car on ne peut utiliser que l’unique source littéraire qui ait été conservée sur le sujet, le texte de l’encyclopédiste romain du Ier siècle Pline l'Ancien, l’Histoire naturelle[2], livre XIII, 74-82. Il n’avait vraisemblablement jamais vu de ses propres yeux la fabrication d’un feuillet. La source d’où il tire ses informations reste inconnue et l’exégèse de son texte n’a toujours pas fini de se renouveler[3].

De manière générale, le principe de fabrication des feuilles (ou feuillets) de papyrus réside dans la superposition de fines lamelles découpées dans la tige de la plante, humidifiées, placées en couches entrecroisées et compressées. Un résumé des étapes de production d’une feuille (de 20 à 30 centimètres de haut) pourrait être[3],[4].

  1. couper la tige de papyrus à la longueur voulue, détacher l’écorce verte
  2. trancher de fines lamelles dans la moelle, parallèlement à l’un des trois côtés de la tige
  3. marteler et écraser les lamelles
  4. laisser les lamelles dans de l’eau une (ou deux) semaine
  5. les lamelles sont déposées sur un plan de travail mouillée d’eau du Nil, bord à bord, sans doute avec un léger chevauchement
  6. la première couche est recouverte d’une seconde couche constituée de lamelles disposées perpendiculairement, de manière à obtenir une feuille
  7. soumettre cette feuille de papyrus à une forte pression pour exprimer l’eau et la faire sécher sans qu’elle ne moisisse.

Les étapes 3 et 4 ne sont pas mentionnées par Pline mais ont été introduites par les artisans contemporains qui produisent des feuilles de papyrus pour les touristes[n 3].

Les ateliers de papyrus ne produisaient pas de feuilles libres, mais des rouleaux qui constituaient l’unité commerciale. Pour les produire, il fallait assembler les feuilles produites par des joints collés (cf. les explications de Menei[4]). Les scribes gardaient des stocks de rouleaux et non des stocks de feuilles. Quand un utilisateur avait besoin d’un petit morceau de papyrus pour écrire une lettre ou un contrat par exemple, il coupait un morceau dans le rouleau.

En Égypte, dans les textes en grec, le rouleau de papyrus était appelé biblos/byblos, tomos ou chartès et en latin volumen ; l’usage du nom papyros était quant à lui, réservé à la plante. Les feuillets assemblés par collage pour fabriquer un rouleau s’appelaient kollèmata[5].

Le sens de l’écriture à l’époque pharaonique est préférentiellement horizontal, parallèle aux fibres du recto. Cependant, on trouvait aussi des textes perpendiculairement aux bords horizontaux du rouleau.

Première étape : la préparation des bandelettes

Cyperus papyrus

La première étape de la fabrication des feuilles consistait à découper des bandes dans la tige de papyrus. Il fallait, selon Pline l'Ancien[n 4], utiliser une aiguille pour tailler des bandelettes minces et larges dans la tige de la plante. Selon lui, les meilleures bandes sont extraites du cœur de la tige (parce qu'elles sont plus humides et plus souples). Cependant, les termes de Pline sont flous. H. Ragab[6] critique le texte de Pline dans lequel il remarque « beaucoup d’invraisemblances et d’incertitudes ». En effet, selon lui, ce texte ne parle pas du travail sur l’écorce avant le traitement, il ne précise pas que la plante doit être travaillée fraîche et qu’elle ne doit pas l’être quand elle trop mature.

Il existe de nombreuses méthodes pour le découpage des bandelettes : parmi elles, les méthodes Ragab A, Basile, Hendricks.

Deuxième étape : l'assemblage des bandelettes

Le Nil Blanc et le Nil Bleu.

Selon Pline[n 5], les bandes découpées étaient étalées sur toute leur longueur dans le sens vertical puis horizontal sur une table humidifiée par l’eau du Nil. Pline remarque que ces bandes étaient égalisées, c'est-à-dire que, lors de l’assemblage de la première couche, les bandes étaient découpées de façon à ce qu’aucun brin ne dépasse. Le limon naturellement présent dans l'eau du Nil agissait sur les bandes comme une colle (Pline, XIII, 23, 77. )

Aucune autre colle à proprement parler n'était utilisée[7]. En effet, E. Menei[8] a montré que, lors de la fabrication, tout était prévu pour permettre l'encollage des feuilles. En effet, elle a remarqué que les artisans égyptiens laissaient libre sur l’un des côtés du rectangle une frange de fibres horizontales.

Troisième étape : le séchage et les finitions

Gros plan de la texture du papyrus

Pline (XIII, 23, 77) décrit brièvement l’étape du séchage. Les feuilles sont mises sous presse puis exposées au soleil afin de les faire sécher. Le pressage des feuilles joue un rôle important dans la consolidation des bandes de papyrus. Après cela, Pline[n 6] affirme que l’étape du séchage est primordiale, parce qu’elle affecte la qualité du papyrus et , en particulier, sa capacité à retenir l’encre. Un séchage trop rapide peut être à l’origine d’odeurs et de moisissures[9]. Une fois que la feuille de papyrus est suffisamment sèche, ses aspérités sont polies avec une dent ou un coquillage (voir illustration), mais avec modération, car une feuille trop polie devient trop lisse pour recueillir l’encre[n 7]. Pourtant, tous les auteurs antiques ne partagent pas cet avis. Cicéron[n 8] et Martial[n 9] préfèrent des papyrus bien lisses pour écrire. Enfin, les feuilles que l’on appelle maintenant « kollema »[10],[7]sont assemblées afin de former un rouleau.

Quatrième étape : l'encollage

Ptolémée II examinant un rouleau de papyrus. Tableau de Vincenzo Camuccini, 1813.

Pline (XIII, 23, 77) explique qu'il fallait vingt feuilles pour former un rouleau de papyrus. Il semble que les feuilles étaient le plus souvent assemblées avant l’écriture. Les chercheurs ont longtemps pensé que les feuilles n’étaient reliées qu'après l'écriture. G. Lafaye[11] reprend cette thèse dans un article. Mais il devait être plus simple pour les copistes d'écrire directement sur le rouleau déroulé et déjà assemblé. En effet, on remarque que certains copistes écrivent grâce à des calames sur les joints des feuilles. Cela montre aussi que le papyrus était vendu par rouleaux et non par feuilles.

Pline décrit le procédé d’encollage[n 10]. Les artisans utilisaient une colle fabriquée à base de farine délayée dans de l’eau bouillante et agrémentée de quelques gouttes de vinaigre. Il était aussi possible d’utiliser une colle faite avec de la mie de pain bouillie. Ces colles devaient respecter la souplesse du papyrus et relier avec flexibilité les différentes feuilles entre elles. On posait la colle à la jointure de deux feuilles, puis on amincissait cette zone à l’aide d’un maillet[9]. Les jointures étaient presque invisibles[8], et il était même possible d’écrire dessus. E. Menei a pu, grâce à l’observation minutieuse de nombreux papyrus antiques, montrer le savoir-faire et l’habileté des fabricants antiques.

Histoire des papyrus

L’usage du papyrus s’étale sur 4 000 ans, du plus ancien témoin trouvé dans une tombe de la première dynastie égyptienne jusqu’aux dernières bulles papales sur papyrus du XIe siècle.

D'abord véhicule de la culture pharaonique, il assura par la suite la large diffusion des cultures grecque, romaine, byzantine et arabe dans tout le bassin méditerranéen et au-delà. Il fut adopté par l’administration hors d’Égypte, en Grèce, au Proche Orient, en Italie et en France, moyennant l’importation de rames de papyrus (carta tomi) d’Égypte. Il servit aussi de véhicule à la littérature philosophique, scientifique et religieuse de cette aire culturelle et c’est en général sur papyrus que les plus anciennes copies de ces œuvres nous sont parvenues. Le parchemin supplanta le papyrus en France dans les années 670 et plus de trois siècles plus tard à Rome, avec le dernier acte pontifical sur papyrus du pape Léon IX en 1051.

Utilisation et mise en forme générale des papyrus

D'abord utilisé pour transcrire l'oral, le papyrus est resté durant l'Antiquité très dépendant de celui-ci. Mais les Égyptiens, puis les Grecs et les Romains ont progressivement pris conscience qu'il était bien plus qu’une simple transcription d’une parole orale.

Les papyrus, sous le coup de l'État dès l'Ancien Empire, étaient exportés dans tout le bassin méditerranéen[1]. En raison de leur prix élevé, ils étaient souvent grattés pour pouvoir être réutilisés, formant alors ce que l'on appelle des palimpsestes[1].

Mise en forme régulière des papyrus

Qualités des papyrus

Histoire Naturelle de Pline l'Ancien (manuscrit du milieu du XIIe siècle, coll. de l'Abbaye de Saint-Vincent du Mans, France).

Il existait diverses qualités de papyrus. Pline cite toutes les catégories de papyrus.

  1. L'auguste et le livie, encore plus fins et plus larges que le hiératique, n'apparaissent que sous l'Empire. Tous deux mesuraient treize doigts de large, soit 24,05 cm[10].
  2. Le hiératique est le plus beau et le plus fin. Il était appelé ainsi car il était utilisé pour les textes sacrés. Il mesurait onze doigts[12], c'est-à-dire 20,35 cm[10].
  3. L'amphithéâtrique doit son nom au fait qu'il était fabriqué près de l'amphithéâtre d'Alexandrie. Sa largeur était de neuf doigts, soit 16,65 cm[10].
  4. Le saïtique est nommé ainsi car il venait de Saïs. Il faisait de sept à huit doigts de largeur, c'est-à-dire de 12,95 à 14,80 cm[10]. Il était de qualité médiocre, car il était fabriqué à partir des déchets restant de la composition de plus beaux papyrus.
  5. Le taénéotique était de mauvaise qualité et vendu au poids.
  6. L'emporitique n’était pas utilisé pour l'écriture, mais pour l'emballage des marchandises.

Pline estime qu'un rouleau pouvait contenir vingt feuilles. B. Legras[13] a remarqué qu’il y avait souvent un lien entre la longueur des rouleaux et le genre littéraire du texte.

Organisation du contenu des papyrus

Texte disposé en colonnes, sur un rouleau pouvant faire plusieurs mètres
Calame de bambou

On peut décrire la mise en forme du contenu grâce aux différents papyrus connus et analysés à ce jour. Les hommes de l’Antiquité écrivaient généralement sur la partie interne des papyrus, dans laquelle les fibres sont disposées horizontalement. De cette manière, le calame n’accrochait pas les fibres. Le texte était disposé par colonnes appelées selis[9]. Seuls des documents officiels de la République romaine appelés transversa charta étaient écrits sur toute la longueur du rouleau, c’est-à-dire sur des lignes parallèles au petit côté du rouleau, en colonnes. Ces colonnes étaient parfois numérotées dans la marge du haut ou du bas[14]. Le titre était indiqué sur la première page du rouleau, appelée prôtokollon. On constate également qu’au bas de la dernière colonne, sur la dernière page, appelée eskatokollon, on trouvait un colophon où le copiste précisait le titre de l’ouvrage, le nombre de feuillets et le nombre de colonnes. Parfois, des titres de chapitres, appelés rubrica[15], étaient inscrits à l’encre rouge.

Le texte était noté sans séparation entre les mots, sans majuscules et sans ponctuation (système scriptuo continua).

Les utilisations

Le Jeune Cicéron lisant, fresque de Vincenzo Foppa de Brescia, vers 1464.

Durant l'époque romaine, l'Égypte avait le monopole de la production de papyrus dans tout l'empire[16]. Ce produit de grande consommation ne servait pas seulement comme support d'écriture (livres, registres fiscaux, actes notariés, correspondance), mais aussi pour la fabrication des mèches de chandelles[17],[18] ou pour emballer de la nourriture[18]. Les papyrus ont été employés dans différents domaines :

  • Littérature (prose, poésie, théâtre) ;
  • Correspondance (notamment celle de Cicéron) ;
  • Actes législatifs (lois, transactions, baux, actes de propriété, taxes) ;
  • Comptes et inventaires (Aristophane et usage du grammateion).

En Europe son usage se fait de plus en plus rare dans les siècles suivant la fin de l'Empire romain d'Occident pour n'être plus guère utilisé que par le pouvoir royal au VIIe siècle, puis seulement par le Pape qui lui-même cesse de s'en servir au début du XIe siècle[18].

Pratique de la lecture

Un papyrus se lit à deux mains, chacune tenant un bout du document. L’iconographie offre de nombreuses illustrations de cette activité, et on peut remarquer sur ces dessins les positions de lecture adoptées. Traditionnellement, il semble que le lecteur tenait le rouleau dans sa main gauche et qu’il le déroulait avec sa main droite. Puis, au fil de la lecture, la main gauche réenroulait tandis que la droite déroulait. Lorsque l’ouvrage était achevé, il fallait réenrouler le document jusqu’au début pour le lecteur suivant[9]. Il semble que les lecteurs de l’Antiquité procédaient toujours d’une façon identique. L’usage était de lire le papyrus à voix haute, car il fallait déchiffrer un texte écrit en scriptuo continua[réf. nécessaire]. Par exemple, saint Augustin est surpris de voir saint Ambroise lire silencieusement[19].

Déclin de l'utilisation des papyrus

Les Grecs et les Romains, d'abord consommateurs du papyrus, sont devenus de véritables acteurs de son développement. En effet, ils ont repris l’organisation mise en place par les Égyptiens. Toutefois, le fait que le papyrus n’ait été fourni que par l’Égypte semble avoir posé des problèmes, puisque les hommes de l’Antiquité ont tenté de développer et d’améliorer d’autres supports de l’écrit, comme le parchemin.

Petit à petit, le commerce du papyrus se fait plus difficilement, et ce matériau est supplanté en Europe occidentale par le parchemin, fabriqué à partir de peaux généralement d'agneau, mais aussi de veau ou de chevreau. Le parchemin s'impose progressivement pour tous les actes écrits, soit lorsque les voies d'importation de papyrus vers l'Europe sont bloquées à la suite de l'expansion de l'islam au milieu du VIIIe siècle[20], soit parce que la production de parchemin est moins chère, locale, et que ce support se conserve mieux[21]. Cependant, le papyrus était encore utilisé par la chancellerie papale au milieu du IXe siècle[n 11].

Le parchemin resta le principal support de l'écrit durant une bonne partie du Moyen Âge, mais fut à son tour progressivement remplacé par le papier, d'invention chinoise, qui pénètra en Sicile et en Espagne au cours du XIIe siècle et devint indispensable à la fabrication des livres imprimés.

La conservation des papyrus

Dans les climats secs, comme en Égypte, le papyrus se conserve convenablement, mais, dès qu'il est exposé à l'humidité, sa structure se désagrège et l'encre se diffuse dans les fibres végétales, comme ce fut le cas pour les manuscrits importés en Grèce et en Italie. Certains exemplaires bien conservés ont été retrouvés en Égypte, comme les papyrus d'Éléphantine, et les découvertes d'Oxyrhynque ou de Nag Hammadi. À Herculanum, la « Villa des Papyrus », qui contient la bibliothèque du beau-père de Jules César, fut préservée de l'éruption du Vésuve, et possède de nombreux papyrus intéressants, qui n'ont pas encore tous été déchiffrés.

Le rouleau de papyrus le plus ancien qui nous soit parvenu provient de Saqqarah et date de 2900 avant notre ère[22]. On n'a toutefois pas découvert de papyrus grecs antérieurs au IVe siècle avant notre ère. Les documents antérieurs qui n'avaient pas été copiés sur parchemin sont donc perdus[23].

Papyrus connus

Voici une liste des papyrus égyptiens les plus connus. Il s'agit d'une liste non exhaustive, à laquelle on peut facilement ajouter le papyrus d'Ipou-Our, le papyrus d'Astarté, le papyrus Revenue Laws, le papyrus de Milan, le papyrus pascal, le papyrus Hood.

Les papyrus connus
NomDate de productionLieu de découverteLieu de conservationInformations complémentaires
1Le papyrus WestcarXVIIIe dynastie
Localisation de l'Égypte.
Musée égyptien de BerlinChronologie basée sur le règne du pharaon Khéops
2Les papyrus d'Abousir--2477/-2467
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Localisation de la nécropole royale d'Abousir en Basse-Égypte.
Compréhension du fonctionnement de la société de l'Égypte antique.
3Le papyrus Prisse
Extrait du papyrus Prisse.
-1900-Bibliothèque nationale de FranceDeux traités sur la morale.
4Le papyrus mathématique de Rhind
Détail de la première partie du papyrus Rhind, British Museum.
-1700/-1500
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Localisation de Thèbes.
British Museum de Londres87 problèmes mathématiques
5Le papyrus mathématique de Moscou
Papyrus de Moscou - 14e problème.
-1850
Localisation de l'Égypte.
Musée des Beaux-Arts Pouchkine de MoscouRésultats mathématiques
6Les papyrus Kahun--1700
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Localisation d'El-Lahoun.
Musée Petrie d'archéologie égyptienne à University College de LondresTraité de médecine et de mathématiques
7Le papyrus Edwin Smith
Planches VI et VII du papyrus Edwin Smith, conservé dans la pièce des livres rares de l’académie de médecine de New York.
-1600
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Localisation de Thèbes.
Bibliothèque de l'académie de médecine de New YorkTraité de chirurgie de guerre.
8Le papyrus Ebers
Une page du papyrus Ebers.
-1550RamesséumUniversité de LeipzigTraité de médecine
9Le Livre des morts--1700/+63
Localisation de l'Égypte.
Musée égyptologique de TurinContenus religieux, hymnes aux dieux
10Le papyrus d'Ani
Un passage du papyrus d'Ani.
XIXe dynastie
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Localisation de Thèbes.
British Museumappartient au Livre des morts
11Le papyrus de Turin
Première partie du papyrus minier de Turin.
XIIIe dynastie
Localisation de l'Égypte.
Musée égyptologique de Turinjudiciaire, érotique, plan de lieux.
12Le papyrus Harris-XXe dynastie sous Ramsès IIIMédinet HabouBritish MuseumLe plus long papyrus découvert en Égypte (41 m)
13Le Papyrus d'Amiens
Amiens, musée de Picardie, papyrus égyptien datant de la XXe dynastie égyptienne 01.jpg
XXe dynastie, règne de Ramsès III (1184-1153 av. J.C.)
Carte des nomes de Haute-Égypte.
Musée de Picardie d'AmiensComptabilité d'un domaine agricole dépendant du sanctuaire de Karnak.
14Le papyrus Wilbour[24]-XXe dynastie sous Ramsès VMusée de BrooklynTextes administratifs
15Les papyrus Amherst-vers -1134
Localisation de l'Égypte.
Morgan Library and MuseumEnsemble de textes littéraires, religieux, juridiques
16Le papyrus Greenfield
Détail du papyrus Greenfield représentant les dieux Geb, Nout et Shou.
XIe siècle avant notre ère
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Localisation du complexe funéraire de Deir el-Bahari en Basse-Égypte.
British Museum de LondresTranscription du Livre des morts
17Les papyrus d'Éléphantine-rédigés au IVe siècle avant notre èreMusée égyptien de Berlin,
Musée de Brooklyn
relatant la vie d'une communauté juive en Égypte aux VIe/Ve siècle avant notre ère
18Les papyrus d'Herculanum[25]-La villa des Papyrus
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La villa des Papyrus
Musée archéologique national de Naplescarbonisés lors de l'éruption du Vésuve en 79, textes philosophiques grecs
19Le Codex de Berlin[26]-Ve siècle
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Localisation de la tombe chrétienne d'Akhmîm en Haute-Égypte.
Neues Museum de BerlinTextes chrétiens apocryches
20Les papyrus d'Oxyrhynque
papyrus d'Oxyrhynque VI 932, une lettre privée du IIe siècle.
fin du Ve siècle
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Localisation d'Oxyrhynque en Égypte.
-Documents administratifs
21Le papyrus P52[27]
papyrus P52, recto.
1re moitié du IIe siècle
Voir l’image vierge
Localisation d'Oxyrhynque en Égypte.
John Rylands Library de ManchesterContient deux passages du chapitre 18 de l'Évangile selon Jean
22Le papyrus 46-entre 175 et 225-Papyrus Chester Beatty et Université du MichiganEpître paulinienne
23Le papyrus d'Artémidore
Un fragment du papyrus d'Artémidore.
-150-Musée des Antiquités de TurinTexte de géographie / Authenticité controversée
24Les Papyrus alchimiques de Leyde et de StockholmIIIe siècle
Carte des nomes de Haute-Égypte.
Rijksmuseum van Oudheden de Leyde (Pays-Bas)Compilations de recettes techniques relatives à l'argent, l'or, les pierres et les étoffes

Le Journal de bord du prêtre Tehuti Merer est un matériau précieux comprend des informations sur l'extraction du calcaire, son transport sur le Nil jusqu'au chantier de Gizeh, où il a probablement été utilisé pour la couche extérieure de la Grande Pyramide. Il confirme également que la pyramide était au stade final de construction de la dernière année de Khéops, et identifie le rôle du demi-frère du roi, Ânkhkhâf, qui était chargé de cette dernière phase.

Notes et références

Notes

  1. mot français emprunté (en 1562) au latin papyrus, qui a donné par ailleurs papier. Le mot latin est lui-même emprunté au grec ancien πάπυρος papyros, désignant la plante et aussi ce qui est fait avec elle (Alain Rey (direction), Marianne Tomi, Tristan Hordé, Chantal Tanet, Alain Rey, Dictionnaire historique de la langue française, Tomes I et II, Le Robert,
  2. voir la statistique des rouleaux trouvés dans la Bibliothèque d’Herculanum (Daniel Delattre, « Le monde romain ancien », dans Jean-Luc Fournet, Le papyrus dans tous ses états, de Cléopâtre à Clovis, Paris, Collège de France, )
  3. voir Secret de fabrication du papyrus extrait de l'Odyssée de l'écriture, Arte 2020 0 :53, ou d’un artisan égyptien Unique papyrus-making technique in Egypt
  4. Pline, XIII, 23, 74.
  5. Pline, XII, 23, 77.
  6. Pline, XIII, 25.
  7. Pline, XIII, 25, 81.
  8. Cicéron, Epistulae ad Quitum fratrem, II, 14, 1.
  9. Martial, XIV, 209.
  10. Pline, XIII, 26, 82.
  11. La bibliothèque municipale d'Amiens conserve une bulle pontificale de Benoît III datée du , sur un papyrus de près de six mètres de long.

Références

  1. Georges Jean, L'écriture, mémoire des hommes, Gallimard, 2007, p. 42.
  2. Pline l'Ancien, Histoire naturelle (traduit, présenté et annoté par Stéphane Schmitt), Bibliothèque de la Pléiade, nrf, Gallimard, , 2131 p.
  3. Jean-Luc Fournet (sous la direction de), Le Papyrus dans tous ses états, de Cléopâtre à Clovis, Collège de France, , 192 p.
  4. Eve Menei, « Le papyrus comme support d’écriture », dans Claude Laroque, Autour des papiers asiatiques, actes des colloques D’est en Ouest : relations bilatérales autour du papier entre l’Extrême-Orient et l’Occident (le 10 octobre 2014) et Papiers et protopapiers : les supports de l’écrit ou de la peinture (30octobre 2015), Paris, Paris, site de l’HiCSA, (lire en ligne)
  5. Valérie Schram, « Partie I : le papyrus dans tous ses états: de la plante au « papier » », dans Jean-Luc Fournet, Le papyrus dans tous ses états, de Cléopâtre à Clovis, Paris, Collège de France,
  6. H. Ragab, Le papyrus : contribution à l’étude du papyrus et à sa transformation en support de l’écrit, Le Caire, 1980, p. 116-117.
  7. N. Lewis, Papyrus in classical antiquity, Oxford, 1974.
  8. E. Menei, « Remarques sur la fabrication des rouleaux de papyrus : précisions sur la formation et l’assemblage des feuillets », Revue d’égyptologie, 1993, p. 185-188.
  9. Marie-Alix Desboeufs, « Papyrus et parchemin dans l’Antiquité gréco-romaine », sur HAL open science, 2008 (consulté le )
  10. N. Lewis, L’industrie du papyrus dans l’Égypte gréco-romaine, Paris, 1934.
  11. Georges La Faye, s.v. « Liber », dans Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines, t. 3.2, 1915, Austria, p. 1177.
  12. Le doigt est une unité de mesure romaine. Un doigt équivaut à 1,85 cm.
  13. B. Legras, Lire en Égypte, Paris, 2002.
  14. La Faye (Georges), s.v. « Liber », Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines, 1915, Autriche, p. 1178.
  15. Ovide, Tristes, I, 1, 2.
  16. Pirenne 1937, p. 62.
  17. Pirenne 1937, p. 62-63.
  18. Joël Chandelier, L'Occident médiéval : D'Alaric à Léonard (400 - 1450), Éditions Belin, coll. « Mondes anciens », , 700 p. (ISBN 978-2-7011-8329-9), chap. 4 (« Une société nouvelle (500-900) »), p. 189.
  19. Saint Augustin, Confessions, 6, III, 3, 20-35.
  20. Pirenne 1937, p. 120.
  21. Pirenne, Mohammed and Charlemagne, critiqued by R.S. Lopez, "Mohammed and Charlemagne: a revision",Speculum1943, p. 14–38.
  22. Baez 2013, p. 97
  23. Baez 2013, p. 115
  24. Bernadette Menu, Le régime juridique des terres et du personnel attaché à la terre dans le papyrus Wilbour. Dissertation, Lille, 1970.
  25. (1986) IV. The Herculaneum Papyri, Bulletin of the Institute of Classical Studies 33, p. 36–45.
  26. Michel Tardieu, Écrits gnostiques : Codex de Berlin, Éditions du Cerf, coll. « Sources gnostiques et manicheennes », , 518 p. (ISBN 978-2-204-02015-2)
  27. James Keith Elliott, A bibliography of Greek New Testament manuscripts, Cambridge University Press, 2000 (seconde édition révisée), « P52 », p. 31

Voir aussi

Bibliographie

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  • (de) H. Blanck, Das Buch in der Antike, Munich, Beck,
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  • Henri Pirenne, Mahomet et Charlemagne, Bruxelles, (lire en ligne)
  • M.-E. Boutroue, Le savoir sur l'écriture et sa transmission à la Renaissance, ou comment fabriquer du papier de papyrus selon Pline l'Ancien,
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  • A. Dureau de la Malle, « Mémoire sur le papyrus et la fabrication du papier chez les anciens », Mémoires de l'Institut de France, vol. 19, no 1,‎ , p. 140–183 (DOI 10.3406/minf.1851.1025, lire en ligne, consulté le )
  • M.-A. Desboeufs, Papyrus et parchemin dans l'Antiquité gréco-romaine,
  • A. Ernout, A. Meillet et J. André, Dictionnaire étymologique de la langue latine : histoire des mots, Klincksieck,
  • G. Jean, L'écriture, mémoire des hommes., Gallimard,
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  • C. Vandendorpe, Du papyrus à l'hypertexte. Essai sur les mutations du texte et de la lecture, Montréal, Boréal, 1999

Articles connexes

Liens externes

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Image from book: Tesoro letterario di Ercolano, ossia, la reale officina dei papiri ercolanesi, Stamperia e cartiere del Fibreno, Naples, 1858.
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Papiro di Artemidoro (Artemidorus papyrus)
Blank papyrus paper.jpg
blank papyrus paper, Cairo, Egypt
Calame-2.jpg
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Calame en bambou - Photographie personnelle d'un objet personnel prise par Lessay avec Minolta Dimage X.
Papyrus2.jpg
Auteur/Créateur: Original téléversé par Pitoula sur Wikipédia français., Licence: CC-BY-SA-3.0
Papyrus sheet.svg
Auteur/Créateur: Aethralis, Licence: CC BY-SA 3.0
Different ways of cutting papyrus stem and making of papyrus sheet.
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The recto of Rylands Library Papyrus P52 from the Gospel of John.
Histoire Naturelle Pline l Ancien mid 12th century Abbaye de Saint Vincent Le Mans France.jpg
Histoire_Naturelle_Pline_l_Ancien_mid_12th_century_Abbaye_de_Saint_Vincent_Le_Mans_France
Amiens, musée de Picardie, papyrus égyptien datant de la XXe dynastie égyptienne 01.jpg
Auteur/Créateur: Bycro, Licence: CC BY-SA 4.0
Amiens, musée de Picardie, papyrus égyptien datant de la XXe dynastie égyptienne
Papyrus Oxyrhynchus 2652 - Menander, Agnoia.jpg
Papyrus Oxyrhynchus 2652 - Menander, Agnoia
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Book of the Dead spell 87 and 88 from the Papyrus of Ani
Déesse sycomore(2).jpg
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Papyrus d'Ani
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The Book of the Dead of Hunefer, sheet 3.
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Moskou-papyrus (probleem 14)
EdSmPaPlateVIandVIIPrintsx.jpg
Edwin Smith Papyrus, Recto Column 7 (left) and Column 6 (right), containing Cases 12-20.
GD-EG-Nomes de Haute-Égypte.jpg
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Egypt location map.svg
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Location map of Egypt
Cyperus papyrus6.jpg
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Species: Cyperus papyrus
Family: Cyperaceae

Image No. 7
LocationEgypt.svg
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Carte du Nil en français.
Confecção de papiros (5585243510).jpg
Auteur/Créateur: Rosângela Bueno, Licence: CC BY 2.0
Confecção de papiros
Papyrus Ebers.png
Ebers Papyrus from National Library of Medicine, Found in Egypt in the 1870s, the Ebers Papyrus contains prescriptions written in hieroglyphics for over seven hundred remedies. This prescription for an asthma remedy is to be prepared as a mixture of herbs heated on a brick so that the sufferer could inhale their fumes.
Geb, Nut, Shu.jpg
Detail from the Greenfield Papyrus (the Book of the Dead of Nesitanebtashru). It depicts the air god Shu, assisted by the ram-headed Heh deities, supporting the sky goddess Nut as the earth god Geb reclines beneath.
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Fragments of Turin papyrus - an ancient Egyptian mining map (left half) for Ramesses IV's quarrying expedition, 12th century BC (New Kingdom)
Edwin Smith Papyrus v2.jpg
Le papyrus Edwin Smith est le plus ancien document original traitant de chirurgie. Écrit en caractères hiératiques pendant le Nouvel Empire de l’Égypte antique, vers le XVIIe siècle avant notre ère, ce traité décrit avec force détails les observations anatomiques et cliniques, les traumatismes et les traitements appliqués pour 48 affections médicales relevées sur un grand nombre de cas, ainsi que les pronostics associés à ces traitements. Il mentionne différents actes chirurgicaux, la fermeture avec les premières descriptions connues des sutures des plaies thoraciques. On y trouve aussi des traitements préventifs ou curatifs, des pharmacopées antibiotiques proposés pour lutter contre les infections avec le miel et le pain moisi, l’arrêt des hémorragies avec de la viande crue, et l’immobilisation des blessures à la tête et à la moëlle épinière. Traduit dans les années 30, le document révèle la sophistication et la praticité de la médecine de l’ancienne Égypte. Les planches 6 et 7 présentées ici discutent des traumatismes faciaux.
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A private letter on papyrus from Oxyrhynchus, written in a Greek hand of the second century AD (Oxyrhynchus papyrus 932, (1914.21.0010), now kept in the Spurlock Museum at the University of Illinois). For an English translation and description of the papyrus, see this page. For a transcription of the Greek, see this page (from the Duke Databank of Documentary Papyri). For a larger photograph, click here.
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Rhind Mathematical Papyrus : detail (recto, left part of the first section British Museum Department of Ancient Egypt and Sudan, EA10057)

Acquired by the Scottish lawyer A.H. Rhind during his sojourn in Thebes in the 1850s. length: 295.5 cm, width: 32 cm (whole section EA10057)

A second section is kept in the British Museum (EA 10058 length: 199.5 cm, same width)

Fragments of a small intermediate section (18 cm length) are kept in the Brooklyn Museum
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Auteur/Créateur: Keith Schengili-Roberts, Licence: CC-BY-SA-3.0
Merged photos depicting a copy of the Ancient Egyptian papyrus commonly known as "The Westcar Papyrus", sometimes also known by the longer name "Three Tales of Wonder from the Court of King Khufu", written in hieratic text. Photo(s) taken at the Altes Museum, Berlin, later merged and cropped using PhotoShop. Catalog number: P 3033.