Musée Baron-Martin

Musée Baron-Martin
Extérieur du musée.jpg
Château construit au début du XVIIIe siècle, ancienne propriété de Louis Stanislas puis du baron Martin.
Informations générales
Type
Musée d'art et d'histoire
Ouverture
Visiteurs par an
8 587 ()
Site web
Collections
Provenance
Dons entre autres d'Edmond Pigalle, petit fils héritier du Baron-Martin
Nombre d'objets
Plus de 475 œuvres
Label
Musée de France(2003)
Bâtiment
Article dédié
Palais de l'ancien château de Gray
Localisation
Pays
Commune
Adresse
6 rue Edmond-Pigalle
Coordonnées
47° 26′ 47″ N, 5° 35′ 38″ E

Le musée Baron-Martin est le musée d'art et d'histoire de la ville de Gray en Haute-Saône, en Bourgogne-Franche-Comté. Hébergé depuis 1903 dans le château de la ville, qui domine la Saône, il expose une riche collection d'œuvres d'art et d'archéologie, allant de l'Antiquité à nos jours. Le nom du musée fait référence au baron Alexandre Martin (ancien propriétaire du château).

Histoire

(c) photography by Christophe.Finot, CC BY-SA 3.0
Parc du château avec la tour du Paravis.

Le château de Gray est tout d'abord un château médiéval datant du XVIIIe siècle dont il ne reste plus que la tour du Paravis, les murs d'enceinte, et les sous-sols voûtés[1],[2].

Après la conquête de Louis XIV, le château devient propriété du roi[3]. Louis Fabry de Montcault, seigneur engagiste et gouverneur de la citadelle de Besançon, remanie le château au début du XVIIIe siècle[1]. En 1777, il est repris par Louis Stanislas, frère du roi Louis XVI et futur Louis XVIII[4],[5]. Lorsque la Révolution éclate,Louis Stanislas émigre et le château est déclaré bien national[4].

C'est dans cet édifice réaménagé que loge actuellement le musée Baron-Martin[6].

Prud'hon à Gray

Pierre-Paul Prud'hon, Portrait de Claude Marie Rey de Morande, 15 septembre 1796, Gray, musée Baron-Martin.

Le peintre, Pierre-Paul Prud'hon, qui avait été l'élève du graylois François Devosge, fuit Paris pour des raisons à la fois économiques et politiques et se rend à Rigny, près de Gray en 1794[α],[8].

Lorsqu'il arrive à Rigny, Prud'hon est un peintre néoclassique, fervent lecteur de Winckelmann[8]. Il réalise des portraits à l'huile et au pastel des personnes qu'il rencontre[8]. C'est à ce moment que sa sensibilité change et que son néoclassicisme se mue en préromantisme ; ses personnages y gagnent en naturel et en tension dramatique[8]. Cette utilisation du pastel est une parenthèse féconde au cours de laquelle il réalise les portraits de graylois, notamment ceux de M. et Mme Febvre (parents de la baronne Martin) et de Perron, l'intendant du château de Gray[β],[9],[10].

Le château du baron Martin

Portrait d'Alexandre Martin de Gray dit baron Martin, Gray, bibliothèque patrimoniale.

Alors que Prud'hon achève son séjour en 1796, François Martin fait l'acquisition du château de Gray pour son fils Alexandre Martin la même année[9],[11]. Il épouse la fille de M. et Mme Febvre et fait de ce château sa résidence[12]. Edmond Pigalle, leur petit-fils, passe régulièrement ses vacances d'enfant au château[13]. Alexandre Martin vivra dans ce château jusqu'à sa mort en 1864[4]. À compter de cette date la propriété passe aux mains de diverses familles grayloises qui se succèdent[4].

Création du musée municipal

La question de l'acquisition du château par la ville se pose dès 1788 lorsque Louis Stanislas en propose l'acquisition aux édiles[14]. Le sujet revient assez régulièrement alors que les propriétaires se succèdent et qu'un premier musée présentant une petite collection a ouvert dans les salons de l'hôtel de ville dans les années 1850 [γ],[14],[15]. Cependant l'acquisition du château est toujours repoussée en raison d'un prix de vente trop élevé[14].

Le musée s'installe au château

« Salon des Glaces » de style Louis XVI, au rez-de-chaussée[16].
Georges Iselin, Monument à Maurice Signard, 1908, Gray, parc du musée Baron-Martin.

La décision des héritiers du dernier propriétaire de ne pas conserver le château, hâte son achat par la ville en 1901, dans le dessein d'y héberger un musée et d'autres fonctions[δ],[5],[15]. En 1902, les conseillers municipaux décident de l'installation du musée dans le château[18]. Le musée qui ouvre en 1903 se limite au rez-de-chaussée du bâtiment et se compose de 14 salons, parmi lesquels un « Salon des Glaces » de style Louis XVI[ε],[4],[16].

La fonction de conservateur est confiée à Joseph Roux (professeur de dessin au collège de Gray) qui réalise un premier catalogue du musée qui recense 244 références[19]. Le peintre Antoine Druet est associé au projet ainsi que son professeur Jean-Léon Gérôme[20]. Les collections du musée s'enrichissent d'achats faits au Salon des artistes français [ζ],[20]. Le musée bénéficie également du soutien du député Charles-Maurice Couyba.

Le musée s'agrandit

Sous-sol réhabilité en 1974, abritant les collections archéologiques.

Dès 1906, soit trois ans après l'ouverture, l'idée d'élargir les fonctions du musée se répand[η],[22]. La ville charge donc l'architecte voyer Natey de dresser les plans d'un aménagement des combles pour agrandir l'espace exploitable, cela offre un vaste espace d'exposition achevé en 1913[5],[23].

Une loterie nationale est lancée et les dons affluent de toutes parts ; il ne se passe pas une semaine sans que le maire Maurice Signard ne reçoive une peinture, une gravure ou une sculpture[θ],[18].

Les bombardements allemands de 1940 endommagent l'édifice qui doit alors faire l'objet de réparations[24],[4].

Le sous-sol du château est réhabilité en 1974 et concrétise le souhait d'avoir un musée archéologique à Gray en proposant ce nouvel espace entièrement consacré à l'archéologie[24],[4].

Donateurs

Les trois amis

James Tissot, La dame à l'ombrelle, c. 1880, don d'Edmond Pigalle, Gray, musée Baron-Martin.

Trois amis de lycée — Edmond Pigalle, Jules Maciet et Georges Bihourd — contribuent très tôt à l'enrichissement des collections[14]. Pigalle est le petit-fils du baron Martin ; durant son enfance il a passé de nombreuses vacances au château et se prend donc de passion pour ce nouveau musée[13],[14]. Souhaitant enrichir les collections, il joint ses amis Maciet et Bihourd au projet ; il voit là l'occasion de rendre un vibrant hommage à ses grands-parents[13],[14].

Les trois amis dotent le musée d'œuvres qui se complètent bien[14]. Par exemple Pigalle offre la Dame à l'ombrelle de Tissot tandis que Maciet donne la Convalescente ; deux toiles représentant Mme Newton, la muse de Tissot[14]. De même, Maciet et Bihourd offrent de nombreuses œuvres sur le thème des théâtres, des cafés et des parties de cartes qui reflètent bien l'ambiance de la Belle-Époque[14]. Les trois amis connaissent personnellement certains artistes comme Edmond Aman-Jean (cousin de Jules Maciet) ou Albert Besnard (dont Georges Bihourd est un des premiers admirateurs), ce qui explique la forte présence de ces deux artistes dans les collections du musée.[13],[25].

Retour des pastels
Pierre-Paul Prud'hon, Portrait de Jeanne Marie Angélique Palate de Missy - Rey de Morande (1769-1823), 3 octobre 1796, Gray, musée Baron-Martin.

Le musée est nommé musée Baron-Martin en 1913, en hommage à Alexandre Martin et à son petit-fils Edmond Pigalle[13],[5]. En 1921, Edmond Pigalle lègue sa collection au musée, ce qui permet au musée de se doter de pastels que Prud'hon avait réalisé à Gray[ι],[26].

La famille Delafontaine

École française, Le jeune Pyrrhus à la cour du roi Glaucias (esquisse), 1er quart du XIXe siècle, legs A. P. de Mirimonde.

En 1932, le legs de la famille Delafontaine enrichit les collections d'œuvres de l'artiste néoclassique Pierre-Maximilien Delafontaine, de son gendre Merry-Joseph Blondel et de leurs contemporains ; car Delafontaine collectionnait les artistes de son temps[27].

Albert Pomme de Mirimonde

Albert Pomme de Mirimonde (président de chambre à la Cour des comptes) réalise le premier catalogue raisonné publié du musée Baron-Martin en 1959[28]. Issu d'une famille d'amateurs d'art, il collectionnait lui aussi les œuvres d'art en s'inspirant des méthodes de Maurice Magnin[29],[30]. Il avait un goût certain, pour la peinture de l'époque moderne de la Belgique et des Pays-Bas, notamment les portraits ; ainsi qu'une fascination pour les esquisses du XVIIIe siècle[31]. Le legs de sa collection a fait l'objet d'une exposition temporaire au musée du Louvre[6].

La famille Clerget-Bondon

Odette Clerget-Bondon a légué en 2019 une collection de peintures du XXe siècle d'artistes célèbres comme Utrillo, Marie Laurencin, Foujita ou Vlaminck[32]. Ces peintures sont accompagnées d'une collection de montres du XVIIIe siècle[33]. C'est une collections constituée en grande partie par son père René Clerget, banquier et homme d'affaires né à Arc-lès-Gray, la commune voisine du musée et Victoria sa femme[32],[33].

Collections

Étage

La grande galerie du premier étage accueille trois à quatre expositions temporaires par an, sur des thèmes variés allant de l'archéologie, ou de l'histoire locale, à l'art traditionnel, ou plus contemporain.

Rez-de-chaussée

Au rez-de-chaussée, le musée présente sa collection permanente dans ses 14 pièces de couleur claire au lignes dépouillées ouvrant un panorama sur la ville et ses jardins[34]. Les œuvres exposées vont de l'Antiquité à nos jours et les chefs-d’œuvre sont la Dame à l'ombrelle de James Tissot, le portrait de la Cantatrice Margyl de Giovanni Boldini, trois huiles sur cuivre de Jan van Kessel, les Plaisirs de l'hiver d'après Hendrick Avercamp, une Couronne de fleurs de Brueghel de Velours, l'Enfant au chien de Jacob van Loo, le Galant colporteur de François Boucher, une vue du vésuve de Turpin de Crissé, deux bergers de Rosa de Tivoli, un autoportrait d'Oudry et une importante collection de dessins et de pastels de Prud'hon[35]. Dans les œuvres plus récentes, on peut citer À la cuisine de Fujita, la Marchande d'arums de Toffoli, le Tapis rouge de Cavaillès et le Portrait de jeune femme blonde de Marie Laurencin.

Sous-sol

Les anciennes caves voûtées classées aux monuments historiques présentent une collection d'archéologie locale, notamment un sarcophage et une mosaïque provenant de la villa du Creux du Lare à Mantoche[37].

Expositions

Pierre-Paul Prud'hon : Fragments d'un discours amoureux2022
Yann Arthus-Bertrand : Legacy2022
Marblo, Chevauchées Fantastiques2022
L'épopée napoléonienne racontée aux Français : Images d'Épinal2021-2022
André Marchand, une si insolente liberté : l'atelier de Bourgogne2021
Le legs Odette Clerget-Bondon : Vivre la modernité2020
Derniers impressionnistes : Le temps de l'intimité2020
Benoît Huot : _Immortels2019
Titouan Lamazou : Fraternel aventurier des arts et des Ailleurs du monde2019
Corps et âme : d'Aman-Jean à Erró2018
La jeune peinture des années 502017
Victor Charreton - Jules Zingg : Des saisons pour mémoire2016
Albert Besnard : Secrets d'atelier, sentiers d'une âme2015
Robert Fernier : Peintre et ami de Courbet2013
Anna Quinquaud. Sculpter l’Afrique dans les années 302012
Peindre le rivage : Denis, Marquet, Dufy...2012
Fascinants tropiques, peinture populaire du Brésil2011
Follement BD : Sur les pas de Bob Morane...2011
Bernard Buffet - Mon cirque2010
Edmond Aman-Jean et ses contemporains dans les collections du musée Baron-Martin2009
Villa, Villam, Villæ2006-2007
Symbiose, Exposition en collaboration avec le Markgräfler Museum de Müllheim dans le cadre du 20e anniversaire de jumelage2004
À la recherche du bonheur 1870-1914 : Les années de la Belle Époque2003
Ils furent tous attirés par le Sud et par l'Orient2002
Jean Messagier (1943-1998): Œuvres graphiques2000

Notes et références

Notes

  1. Les raisons de son départ varient selon les sources, certaines disent qu'il a pris la fuite à la suite de l'exécution de son ami Robespierre[4] mais Prud'hon reste à Paris au lendemain de l'exécution pour devenir membre du jury du muséum puis il est chargé de déterminer des modèles de tapisseries pour les Gobelins[7]. Il est donc possible que la raison de son départ soit économique car il ne vivait à l'époque que des illustrations qu'il réalisait pour Pierre Didot[7].
  2. Il s'agit d'une parenthèse car après son départ de la Haute-Saône, Prud'hon n'utilise plus le pastel que pour ses esquisses préparatoires plutôt que pour des œuvres finies[8].
  3. On y trouve notamment des sculptures de Joseph Alexandre Renoir (1811-1855)[14].
  4. En plus de la fonction de musée, sont envisagées une salle des fêtes et une école supérieure de jeunes filles[15]. Lorsque le château avait été déclaré bien national en 1795, il avait même été envisagé d'en faire une maison d'arrêt ou une prison militaire[17].
  5. Le musée ouvre en 1903 mais n'est inauguré que deux ans plus tard, le 29 juillet 1905[18].
  6. Gérôme fait don au musée de sa Joueuse de boules et Druet de deux portraits du Général André ainsi qu'un Souvenir d'Agra[21]
  7. Une société savante propose de créer un musée d'archéologie, la chambre de commerce et d'industrie entend présenter les dessins et modèles industriels qu'elle possède et le Docteur Chomel propose de présenter les arts et traditions populaires[22]
  8. Maurice Signard, qui est à l'origine de ce projet de musée accordait beaucoup d'importance aux aménagements du château. Il est mort d'apoplexie le 13 novembre 1903, dans le parc du château à l'endroit même du monument commémoratif qui s'élève aujourd'hui[4],[24] .
  9. La rue du Palais est rebaptisée de son nom « 6 rue Edmond-Pigalle ».

Références

  1. Claerr-Roussel 1998.
  2. Étude archéologique du bâti
  3. « Patrimoine architectural de Gray - Ville de GRAY », sur www.gray.fr (consulté le )
  4. Collectif 1991, p. 103.
  5. « Château fort, château actuellement musée Baron Martin », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  6. Collectif 1991, p. 102.
  7. Davoine 1995, p. 3.
  8. « collections du musée des beaux-arts de dijon - Affichage d'une notice », sur webcache.googleusercontent.com (consulté le )
  9. (en) Neil Jeffares, Dictionary of pastellists before 1800, (lire en ligne)
  10. Olivier 2018, p. 62-64.
  11. Davoine 1985, p. 3.
  12. Olivier 2018, p. 62.
  13. Olivier 2018, p. 12.
  14. Collectif 2017, p. 93.
  15. Olivier 2018, p. 5.
  16. « Visite des salons XVIIIe du château royal de Gray », sur MUSÉE BARON MARTIN (consulté le )
  17. Collectif 2017, p. 5.
  18. Olivier 2018, p. 8.
  19. Olivier 2018, p. 9.
  20. Olivier 2018, p. 7 & 9.
  21. Davoine & Mirimonde 1993, p. 290 & 524.
  22. Olivier 2018, p. 9-10.
  23. Olivier 2018, p. 10.
  24. Davoine & Mirimonde 1993, p. 8.
  25. Loys Delteil, Le peintre-graveur illustré: Besnard, Chez la̓uteur, (lire en ligne)
  26. Davoine & Mirimonde 1993, p. 201-203.
  27. Davoine & Mirimonde 1993, p. 8 & 74.
  28. Davoine & Mirimonde 1993, p. 3.
  29. « POMME de MIRIMONDE Albert Alfred Joseph | Cour des comptes », sur www.ccomptes.fr (consulté le )
  30. Foucart-Walter & Rosenberg 1987, p. 10.
  31. Foucart-Walter & Rosenberg 1987, p. 11.
  32. Par Philippe Sauter Le 5 mars 2021 à 10h39, « Toiles de maîtres, fortune... la fabuleuse donation d’Odette en Haute-Saône », sur leparisien.fr, (consulté le )
  33. « Le legs Odette Clerget-Bondon, vivre la modernité - Ville de GRAY », sur www.gray.fr (consulté le )
  34. Mercier & Olivier 2017, p. 4.
  35. Mercier & Olivier 2017, p. 5.
  36. « Musée d'Orsay: Notice d'Oeuvre », sur www.musee-orsay.fr (consulté le )
  37. Brigitte Olivier, Œuvres choisies, , p. 62-63


Bibliographie

  • [Claerr-Roussel 1998] Christiane Claerr-Roussel, Gray : Haute-Saône, Erti, (ISBN 2-903524-99-8 et 978-2-903524-99-9, OCLC 45162842, SUDOC 049909991)
  • [Collectif 1991] Collectif, Gray : reflets de son histoire, Maury, (ISBN 2-9505448-0-0 et 978-2-9505448-0-3, OCLC 463670205, SUDOC 060519207)
  • [Collectif 2017] Dominique Bolopion, Gray tisse sa toile, Château d'Autrey éditions, impr. 2017 (ISBN 978-2-919395-12-5 et 2-919395-12-2, OCLC 1059297222)
  • [Davoine 1985] Félix Davoine, Flâneries au musée Baron Martin, Imprimerie Grayloise, (SUDOC 178203394)
  • [Davoine & Mirimonde 1993] Félix Davoine et Albert Pomme de Mirimonde, Musée du Baron-Martin, Gray (catalogue des collections), Musée Baron-Martin, (ISBN 2-9507776-0-0 et 978-2-9507776-0-7, OCLC 34244979)
  • [Davoine 1995] Félix Davoine, Prud'hon à Gray (catalogue d'exposition), Gray,
  • [Foucart-Walter & Rosenberg 1987] Elisabeth Foucart-Walter, Pierre Rosenberg, Musée du Louvre et Musée Baron Martin, La Collection A.P. de Mirimonde : legs aux musées de Gray et de Tours, Ministère de la culture et de la communication, Editions de la Réunion des musées nationaux, (ISBN 2-7118-2151-X et 978-2-7118-2151-8, OCLC 21853816, SUDOC 24461282X)
  • [Mercier & Olivier 2017] Éric Mercier et Brigitte Olivier, La jeune peinture des années 50 (catalogue d'exposition), éditions Ville de Gray,
  • [Olivier 2018] Brigitte Olivier, Corps et âme : d'Aman-Jean à Erro : exposition temporaire, 1er juillet-31 octobre 2018, Château-musée Baron Martin, Ville de Gray, Éditions Ville de Gray, (ISBN 978-2-9507776-7-6 et 2-9507776-7-8, OCLC 1104316114)

Annexes

Liens externes

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Salon des Glaces du musée Baron-Martin, XVIIIe siècle.
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Château de Gray, Gray, Haute-Saône, Bourgogne-Franche-Comté, France
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Portrait de Georges Bihourd par Albert Besnard
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Pastel de Prud'hon
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Le musée vu depuis la cour
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Tableau de Jean-Raoul Chaurand-Naurac daté de 1902.
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Baron Alexandre Martin, député de la Haute-Saône en 1818 auteur d'un ouvrage sur Napoléon (Bibliothèque patrimoniale de Gray (France)
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Objet conservé au musée Baron-Martin à Gray
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tableau de Pierre Paul Prudhon
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Jules Adler (1865-1952), Soir d'été à Paris, 1901, huile sur toile, Gray, musée Baron-Martin.
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Mrs. Newton with a Parasol
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Objet conservé au musée Baron-Martin à Gray
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tableau à surprises
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Musée Baron-Martin : Pyrrhus à la cour du Roi Glaucias, 19e
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Parc du château de Gray
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Objet conservé au musée Baron-Martin à Gray
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Objet conservé au musée Baron-Martin à Gray
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Peinture du XVIIIe siècle
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Jules Maciet (1846-1911), bas-relief d'Alfred Lenoir dédicacé "A Jules Maciet, ses amis" Bronze 1914 Bibliothèque du musée des arts décoratifs

Issu d’un milieu aisé, érudit, grand amateur d’art, plus philanthrope que collectionneur, Jules Maciet fait don des œuvres qu ’il achète pour l’éducation artistique de tous. Le vaste champ de ses recherches s’étend du Moyen Âge au XIXe siècle. En trente ans, il donne au musée des Arts décoratifs 2404 œuvres. Hanté par la propagation de l’art, il accomplit un travail documentaire considérable : découpant des centaines et des centaines de volumes pour en extraire toutes les images et les classer par séries méthodiques, constituant ainsi les fameux albums « Maciet », aujourd’hui encore véritable mine d’informations pour tout public. Grâce aux achats de ce voyageur infatigable, le musée des Arts décoratifs possède entre autres, une collection de sculptures étrangères, un ensemble de céramiques islamiques, des tapis dit de « Lotto » et de magnifiques tapisseries aux « mille fleurs » du XVIe siècle. extrait du site du musée des arts décoratifs

www.lesartsdecoratifs.fr/francais/l-institution/soutenez-...
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Musée Baron-Martin : cave voûtées classées et archéologie