Louis Guérin

Louis Guérin
Naissance
Saint-Hilaire-de-Chaléons
Décès (à 29 ans)
Saint-Cyr-en-Talmondais
Mort au combat
OrigineFrançais, Breton
AllégeanceDrapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
ArmeArmée catholique et royale du Bas-Poitou et du Pays de Retz
GradeChef de division
CommandementDivision de Pays de Retz
ConflitsGuerre de Vendée
Faits d'armesBataille de Nantes
Bataille de Saint-Cyr-en-Talmondais

Louis Joseph Guérin, né à Saint-Hilaire-de-Chaléons (Loire-Atlantique) en 1766, tué à Saint-Cyr-en-Talmondais (Vendée) lors de la bataille du même nom en 1795, est un militaire français et un chef vendéen.

Biographie

Louis Guérin exerce la profession de marchand de volailles au début de la guerre de Vendée. Avec ses deux frères, il rejoint les insurgés du pays de Retz. Le 11 mars, il s'empare de Bourgneuf-en-Retz[1]. Il participe ensuite aux combats à Pornic. Il se distingue en juin, à la bataille de Nantes.

Il devient le lieutenant de Louis-François Ripault de La Cathelinière. Il s'oppose cependant à la tactique de son chef pendant les colonnes infernales qui consiste à se cacher dans les bois et à éviter les combats. Forcé par ses hommes à reprendre la lutte, La Cathelinière est capturé, puis guillotiné par les Républicains en .

Louis Guérin lui succède à la tête de la division du pays de Retz. Au contraire de son supérieur qui affichait un esprit très indépendant, Guérin rejoint Charette qu'il reconnait pour chef.

Ami de Charette, il signe le Traité de La Jaunaye en même temps que lui en 1795, avant de reprendre les armes sous ses ordres. Louis Guérin est finalement tué à la bataille de Saint-Cyr-en-Talmondais le .

Regards contemporains

« Mais de toutes les pertes (à la bataille de Saint-Cyr), la plus sensible et certainement la plus irréparable fut celle du brave Louis Guérin. Pour le courage, et je puis dire pour le talent, il était alors le premier de l'armée ; réunissant la confiance du Général et celle de tous les soldats, sa présence seule redoublait notre courage ; c'était parmi les braves à qui se trouverait d'avant-garde lorsqu'il en dirigerait la tête, et de tous les officiers lui seul savait mettre de l'ordre dans une armée qu'il commandait : si ses dispositions naturelles eussent été secondé par l'éducation, il eût été le Général en chef ; tout le monde l'aimait. M. Charette en avait fait son confident et de tous les amis qu'il s'est choisi successivement, celui-ci fut le seul digne de l'être. Quoique sincèrement attaché à son Général, il eut toujours le courage de lui faire des représentations ; M. Charette en eût mieux valu s'il avait eu plusieurs amis aussi francs que Guérin[2]. »

— Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière

Bibliographie

Références

Médias utilisés sur cette page

Rév-fran0.jpg
Auteur/Créateur: Gravure d'époque + ex-Jerotito (Hégésippe Cormier) + Nataraja (†), Licence: CC-BY-SA-3.0

Caricature de Louis XVI (wp-FR), roi de France, coiffé d'un bonnet phrygien.

L'image du roi est tirée d'une caricature d'époque, simplement recadrée, en mai 2004, par Jerotito (wp-FR), aujourd'hui Hégésippe Cormier). L'image portait à l'époque le nom Image:Louisaubonnet.jpg.

Jerotito a ensuite demandé à Nataraja, le 18 mai 2004, cf. [1], de retoucher à son tour l'image pour poser la silhouette du roi sur un fond reproduisant le drapeau tricolore français, ce que Nataraja a fait en recréant l'image sous le nouveau nom Image:Rév-fran0.jpg.
Drapeau armée vendéenne 2.jpg
Auteur/Créateur: Auteur inconnuUnknown author, Licence: GFDL
Drapeau de l'armée catholique et royale 1793.