Henri François Maurille de Boulard

Henri de Boulard
Naissance
Paris
Décès (à 47 ans)
La Rochelle
OrigineFrançais
AllégeanceDrapeau du royaume de France Royaume de France (1762-1791)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France (1791-1792)
Drapeau de la France République française (1792-1793)
ArmeInfanterie
GradeGénéral de brigade
Années de service17621793
ConflitsGuerres de la Révolution française
Guerre de Vendée
Faits d'armesBataille de Pont-Charrault
Bataille de Challans
Bataille de Saint-Gervais
Bataille de Beaulieu-sous-la-Roche
Bataille de Palluau

Henri François Maurille de Boulard, né le à Paris, et mort le à La Rochelle, est un général de brigade de la Révolution française.

Sous l'Ancien Régime

Soldat sous l'Ancien Régime, il entre dans l'armée à l'âge de seize ans. En 1775, il est promu capitaine.

Sous la Révolution

En 1791, il est nommé colonel, commandant le 60e régiment d'infanterie. Après trente années de service, le , Henri François Boulard est promu provisoirement général de brigade par les députés de la Convention, Joseph Niou et Narcisse Trullard. Il est envoyé en Basse-Vendée pour y assurer la défense. Au début de la guerre de Vendée il est nommé à la tête de la colonne des Sables-d'Olonne (qui n'est pas une des colonnes infernales).

Le , Boulard partit des Sables à la tête de 3 500 hommes d'infanterie et 200 hommes de cavalerie. Cette division ne comptait en troupes de ligne que 52 hommes du 60e régiment, 350 du 110e et 102 du 4e de la marine ; elle avait de plus 2 bataillons de volontaires de Bordeaux.
Le général en forma deux colonnes à peu près de même force, laissant le commandement de celle de gauche au colonel Esprit Baudry d'Asson, et marchant à la tête de celle de droite, celle-ci se dirigea sur la Mothe-Achard, et l'autre sur Vairé. La marche de la colonne de droite fut retardée au pont de la Grassière situé à Saint-Mathurin, que les Vendéens avaient coupé. Un bataillon fut envoyé avec 30 hommes à cheval, sur la colline en avant du pont, pour observer l'ennemi et couvrir les travailleurs. Vers les deux heures après midi, l'ennemi parut, marchant sur 3 colonnes, sous le commandement de Jean-Baptiste Joly. Le bataillon d'avant-garde fut prit d'épouvante, et se redéploya précipitamment sans défendre le terrain. L'ennemi, profitant de cette retraite subite, vint se jeter dans les retranchements qu'il avait pratiqués à la tête du pont, détruisit les ouvrages commencés, et paraissait vouloir tourner la colonne républicaine. Boulard fit marcher le 1er bataillon de Bordeaux sur la droite, pour tourner la gauche de l'ennemi; en même temps, la compagnie de grenadiers du 2e bataillon et 4 compagnies de fusiliers marchèrent droit aux retranchements la baïonnette en avant, et en débusquèrent l'ennemi qui fut poursuivi jusque sur la hauteur occupée d'abord par le bataillon d'avant-garde. L'ennemi étant en fuite, on reprit les travaux du pont sur lequel l'artillerie et les bagages purent passer. La colonne prit position et bivouaqua près de la Mothe-Achard, où elle entra le lendemain sans résistance.
La seconde colonne avait trouvé l'ennemi retranché à La Grève, sur la rive droite de l'Auzance. Le colonel Baudry fit attaquer, la canonnade fut longue et la fusillade assez vive : la nuit fit cesser le feu. L'ennemi quitta ses retranchements à la faveur des ténèbres et se retira. À la pointe du jour, le poste étant évacué, la colonne se rendit le 8 à l'Aiguillon-sur-Mer.

Le , il participe à la bataille de Palluau.

Épuisé et souffrant de tumeurs hémorroïdales, Boulard est évacué sur La Rochelle dans un chariot d'ambulance[1]. Le général Jean Quirin de Mieszkowski prend le commandement de ses troupes[1]. Henri de Boulard meurt à La Rochelle le 29 novembre[1].

Références

  1. Dumarcet 1998, p. 256 et 260.

Bibliographie

  • Lionel Dumarcet, François Athanase Charette de La Contrie : Une histoire véritable, Les 3 Orangers, , 536 p. (ISBN 978-2912883001). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Léon Hennet, Etat militaire de France pour l’année 1793, Siège de la société, Paris, , p. 110.

Jean Tulard, Jean-François Fayard et Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de la Révolution française. 1789-1799, Paris, éd. Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1987, 1998 [détail des éditions] (ISBN 978-2-221-08850-0)

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Familles subsistantes de la noblesse française

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Pavillon royal de France, arboré en présence du roi (1638 - 1790)
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Caricature de Louis XVI (wp-FR), roi de France, coiffé d'un bonnet phrygien.

L'image du roi est tirée d'une caricature d'époque, simplement recadrée, en mai 2004, par Jerotito (wp-FR), aujourd'hui Hégésippe Cormier). L'image portait à l'époque le nom Image:Louisaubonnet.jpg.

Jerotito a ensuite demandé à Nataraja, le 18 mai 2004, cf. [1], de retoucher à son tour l'image pour poser la silhouette du roi sur un fond reproduisant le drapeau tricolore français, ce que Nataraja a fait en recréant l'image sous le nouveau nom Image:Rév-fran0.jpg.
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