1 000 kilomètres de Spa 2005

1 000 kilomètres de Spa 2005
Description de l'image Logo Spa 2005 1000km.PNG.
Généralités
SportEndurance automobile
Organisateur(s)Automobile Club de l'Ouest
Royal Automobile Club de Belgique
Édition25e
Lieu(x)Francorchamps
Flag of Wallonia.svg Wallonie
Drapeau de la Belgique Belgique
Date
Participants47
Site(s)Circuit de Spa-Francorchamps

Palmarès
Tenant du titre Audi Sport UK Team Veloqx
Vainqueur Zytek Engineering
Deuxième Pescarolo Sport
Troisième Rollcentre Racing

Navigation

Les 1 000 kilomètres de Spa 2005, disputés le sur le circuit de Spa-Francorchamps en Belgique, sont la cinquième course des Le Mans Endurance Series courues depuis 2004. Il s'agit de la vingt-cinquième édition de l'épreuve, la vingtième sur un format de 1 000 kilomètres, et la première manche des Le Mans Endurance Series 2005.

La victoire est remportée par la Zytek 04S usine no 15 pilotée par John Nielsen, Casper Elgaard et Hayanari Shimoda, qui a contenu sous la pluie la Pescarolo C60 Hybrid no 17. Dans la catégorie LMP2, Chamberlain Synergy Motorsport impose sa Lola B05/40 (cinquième du classement général), pilotée par Bob Berridge, Gareth Evans et Peter Owen. En GT1, à une position du vainqueur en LMP2, la Ferrari 550 GTS Maranello de l'écurie italienne BMS Scuderia Italia l'emporte avec les pilotes Fabrizio Gollin, Matteo Cressoni et Miguel Ramos. Ferrari réalise un doublé, puisque la 550 GTS Maranello de Convers Team se hisse au second rang de la catégorie. En GT2, la TVR Tuscan T400R du Team LNT aux mains des britanniques Warren Hughes, Lawrence Tomlinson et Jonny Kane, parvient à se défaire des Porsche pour signer la victoire.

Le week-end de course est marqué par l'arrivée d'une pluie continue qui entraîne de nombreuses sorties de piste, accidents et accrochages. Seules vingt-deux voitures sont classées sur quarante-sept partantes. En outre, la manche voit l'arrivée d'une nouvelle réglementation autour des châssis des LMP1, faisant cohabiter les prototypes d'ancienne et nouvelle génération, dits « hybride ».

Contexte avant la course

Une nouvelle réglementation faisant cohabiter deux générations de prototypes

Les 1 000 kilomètres de Spa 2005 voient l'arrivée en compétition de nouvelles voitures[1], comme le souligne Daniel Poissenot, le directeur de course du championnat : « Nous aurons cette année un certain nombre de voitures dites « hybrides » qui seront éligibles jusqu'à fin 2006, et les anciennes qui, elles disparaîtront à la fin de cette année. C’est une période de transition »[2].

Dans la catégorie LMP1, deux types de prototypes sont homologables ; d'une part les LMP900 et LMP675 fabriquées avant la saison 2004, et d'autre part les nouvelles LMP1 « hybrides » fabriquées à partir de la réglementation entrée en vigueur à partir du [1]. Les LMP900 de 2004 doivent composer avec une augmentation du poids atteignant 950 kg, quant aux anciennes LMP675, elles pèsent désormais 720 kg[3]. À cylindrée égale avec les nouvelles LMP1 de 2005, les anciennes de 2004 voient leurs brides d'admission d'air se réduire de 15 %. Mais l'Automobile Club de l'Ouest prend la décision de réduire la capacité des réservoirs d'essence des nouveaux modèles de 10 l, avec en contrepartie, une réduction du diamètre de la bride de remplissage en carburant pour les anciens modèles de 2 cm, dans l'objectif que ces dernières ne gagnent pas de temps durant leurs arrêts aux stands respectifs[3].

Alors que les Audi R8 étaient favorites en 2004, la nouvelle réglementation n'avantage pas les anciens modèles dont l'Audi fait partie selon Hugues de Chaunac, le patron d'Oreca : « Il est frustrant de ne plus pouvoir envisager de gagner qu'en exploitant les problèmes des autres. À la régulière, il est clair que sur six heures, c'est devenu impossible pour une Audi. La réalité dépasse de loin toutes les simulations. Au Mans, ce ne sont pas trois secondes et demie que nous allons perdre par tour, mais plutôt cinq ». Alors que la R8 est lestée de 50 kg, la Zytek 04S, auparavant engagée en catégorie LMP675 (ex LMP2), ne l'est que de 20 kg. Vu qu'en 2003, la Zytek n'a jamais pesé 675 kg comme le voulait l'ancienne catégorie, mais plutôt 700 kg environ, le poids du prototype britannique n'est donc que de 720 kg pour la saison 2005. Cette réduction de poids accordée aux écuries privées permet selon l'Automobile Club de l'Ouest d'uniformiser la catégorie LMP1 tout en améliorant le spectacle[4].

Cependant, les voitures fondées sur la règlementation 2005 doivent adopter une configuration aérodynamique visant à réduire la vitesse de pointe de ces dernières, tout en garantissant une meilleure stabilité en ligne droite à vitesse élevée. Ces voitures sont pour la plupart reconnaissables grâce à une double bosse sur le capot arrière, à un flanc d'une hauteur réduite et à un carénage d'une taille inférieure sur le train arrière. La Pescarolo C60 Hybrid no 17, la Courage C60 Hybrid no 13 et la Dome S101Hb no 5 sont autant de modèles conçus selon la nouvelle réglementation[1], ce qui laisse supposer qu'elles feront figure de favorites aux 24 Heures du Mans[3],[5].

Porsche annonce son retour en endurance via un programme LMP2

Le constructeur allemand Porsche annonce son souhait de revenir en endurance dans un avenir proche ; le nouveau prototype s’appellera Porsche RS Spyder et sera engagé en catégorie LMP2[6].

Écuries et pilotes engagés, derniers préparatifs

Photographie d'une voiture de sport-prototype bleu clair, noire et verte, vue de haut et de profil, sur une piste.
Les deux Courage C65 de Paul Belmondo Racing (ici la no 37 lors de la course) arborent dorénavant une livrée à l’effigie du pétrolier Gulf.

Au , sur les cinquante concurrents inscrits à l'épreuve, trente-neuf sont engagés en Le Mans Endurance Series à l'année[7]. Finalement, quarante-sept voitures sont présentes[8]. En ce qui concerne la catégorie LMP1, les écuries Oreca et Jim Gainer International découvrent la catégorie LMP1, avec de surcroît l'engagement d'un prototype de nouvelle génération, dit « hybride », pour l'équipe japonaise. Pescarolo Sport et Courage Compétition en font de même. Les deux structures françaises motorisent leur voiture d'un V10 Judd, le GV4 pour Courage et le GV5 chez Pescarolo. Rollcentre Racing amène ses deux Dallara : l'une est équipée d'un moteur V6 Nissan bi-turbo développé par la société IES tandis que la seconde voiture est propulsée par un moteur Judd[8].

En LMP2, l'équipe dirigée par Pierre Bruneau doit engager une Pilbeam MP91, car la MP93 présentée en 2004 n'est pas parvenue à passer le crash test, la boîte n'ayant pas résisté suffisamment. L'entreprise Mader qui s'occupe de la partie moteur a dû préparer une version mise à jour du moteur JPX[9],[8].

À Spa, l'écurie Paul Belmondo Racing est soutenue par Ford France[6]. Éric Saint-Frisson, président-directeur général de Ford France, s'est rendu sur le circuit, où il rappelle le lien historique entre Ford, l'endurance et les 24 Heures du Mans : « Dans un an, Ford fêtera le quarantième anniversaire de sa première victoire au Mans. Nous avons donc une légitimité en endurance. Si Ford France est là, c'est pour associer le redéploiement de notre image à la passion de Paul [Belmondo], qui est un homme très accessible. Il s'agit d'une opération du style de celle menée avec le Schlesser [Jean-Louis] en rallye-raid. Mais à long terme, cet engagement peut déboucher sur un passage dans la catégorie supérieure chez Ford, ce ne sont pas les bases moteur qui manquent ». L'association de Ford France avec l'équipe de Paul Belmondo concorde avec le retour du pétrolier américain Gulf Oil en endurance, dont les succès ont été menés avec Ford[5]. Du côté de RML, l'équipe exploite une Lola B05/40 rebadgée MG-Lola EX264, alors que la marque MG est en difficulté[9].

Photographie d'une voiture de sport-prototype rouge, noire et blanche, vue de haut et de profil, sur une piste.
La Pilbeam MP91 (ici en course) est de nouveau mise à contribution.

Pendant l'intersaison, l'équipe Noël del Bello Racing a été contrainte de changer de prototype en passant de Reynard à la Courage C65. L'écurie française a fait appel à Mecachrome pour la motorisation. Le bloc moteur utilisé par les monoplaces du championnat GP2 Series a dû être adapté. Sa cylindrée passe de 4 L à 3,4 L. De plus, de nombreux éléments produits par Mecachrome sont ajoutés, comme le système de gestion du moteur, la pompe à huile, l'échappement ou encore l'entretoise. Le régime moteur dont la plage d'utilisation s'étale sur environ 1 500 tr/min a été augmenté[9]. Chez Chamberlain Synergy Motorsport, la Lola B05/40, qui est équipée du moteur Mecachrome, a déjà roulé aux 12 Heures de Sebring et devrait donc participer à sa première course en Le Mans Endurance Series[8].

Dans la catégorie GT1, la Chevrolet Corvette C5-R de l'écurie belge GLPK Carsport initialement inscrite n'est pas présente[10]. BMS Scuderia Italia engage deux Ferrari 550 GTS Maranello ; l'écurie tchèque MenX en fait de même. L'équipe russe Convers Team, qui exploite le même châssis, est soutenue par Cirtek Motorsport. Le JMB Racing préfère lui engager une Ferrari 575 GTC[8].

En GT2, la Ferrari d'Auto Palace déclare également forfait[11]. Dans cette catégorie, le constructeur allemand Porsche est présent via ses équipes clientes dont GruppeM Racing et Sebah Automotive font partie. Cette dernière engage une Porsche 911 GT3 RSR (996) neuve dont le propriétaire n'est autre que Lars Erik Nielsen. En ce qui concerne Ferrari, la marque est représentée par les structures GPC Sport et Scuderia Ecosse[8].

Essais libres

Première séance

Temps réalisés par les trois premiers de chaque catégorie lors de la première séance d'essais libres (vainqueurs de catégorie en gras)[12]
Pos.ClasseÉquipeTempsTours
1LMP19 Team Jotamin 9 s 410 (au 17e tour)19
2LMP17 Creation Autosportifmin 9 s 485 (au 12e tour)21
3LMP113 Courage Compétitionmin 9 s 956 (au 18e tour)20
9LMP236 Paul Belmondo Racingmin 13 s 660 (au 4e tour)15
11LMP225 RMLmin 14 s 602 (au 10e tour)20
13LMP231 Noël del Bello Racingmin 17 s 924 (au 7e tour)15
17GT152 BMS Scuderia Italiamin 20 s 527 (au 18e tour)19
18GT151 BMS Scuderia Italiamin 21 s 118 (au 11e tour)19
19GT166 Graham Nash Motorsportmin 21 s 621 (au 11e tour)17
24GT293 Scuderia Ecossemin 27 s 161 (au 6e tour)20
26GT299 GPC Sportmin 28 s 972 (au 4e tour)14
27GT281 Team LNTmin 29 s 590 (au 15e tour)18

Deuxième séance

Temps réalisés par les trois premiers de chaque catégorie lors de la première séance d'essais libres (vainqueurs de catégorie en gras)[12]
Pos.ClasseÉquipeTempsTours
1LMP117 Pescarolo Sportmin 6 s 762 (au 12e tour)22
2LMP115 Zytek Engineeringmin 7 s 240 (au 16e tour)21
3LMP19 Team Jotamin 8 s 336 (au 15e tour)19
8LMP225 RMLmin 11 s 744 (au 6e tour)19
12LMP237 Paul Belmondo Racingmin 14 s 894 (au 14e tour)18
13LMP230 Kruse Motorsportmin 15 s 87813
18GT161 Convers Teammin 19 s 596 (au 7e tour)19
19GT166 Graham Nash Motorsportmin 21 s 186 (au 5e tour)16
22GT152 BMS Scuderia Italiamin 23 s 000 (au 9e tour)18
25GT293 Scuderia Ecossemin 25 s 590 (au 14e tour)18
27GT299 GPC Sportmin 26 s 916 (au 10e tour)18
29GT281 Team LNTmin 28 s 091 (au 11e tour)17

Troisième séance

Temps réalisés par les trois premiers de chaque catégorie lors de la première séance d'essais libres (vainqueurs de catégorie en gras)[12]
Pos.ClasseÉquipeTempsTours
1LMP17 Creation Autosportifmin 24 s 330 (au 12e tour)20
2LMP14 Audi PlayStation Orecamin 24 s 553 (au 11e tour)19
3LMP117 Pescarolo Sportmin 25 s 697 (au 5e tour)16
8LMP236 Paul Belmondo Racingmin 29 s 075 (au 5e tour)15
12LMP225 RMLmin 35 s 669 (au 15e tour)19
13LMP237 Paul Belmondo Racingmin 36 s 616 (au 6e tour)15
18GT167 MenXmin 35 s 466 (au 14e tour)15
19GT152 BMS Scuderia Italiamin 39 s 491 (au 7e tour)18
22GT151 BMS Scuderia Italiamin 40 s 380 (au 4e tour)17
25GT296 IN2 Racingmin 45 s 367 (au 5e tour)16
27GT293 Scuderia Ecossemin 45 s 772 (au 11e tour)17
29GT299 GPC Sportmin 46 s 707 (au 5e tour)18

Qualifications

Temps réalisés lors de la séance de qualification (vainqueurs de catégorie en gras)[11],[13],[12],[14]
Pos.ClasseÉquipePiloteTempsGrille
1LMP117 Pescarolo SportEmmanuel Collardmin 21 s 0761
2LMP17 Creation AutosportifNicolas Minassianmin 21 s 0952
3LMP115 Zytek EngineeringHayanari Shimodamin 22 s 1563
4LMP14 OrecaStéphane Ortellimin 23 s 2384
5LMP16 Lister RacingJustin Keenmin 24 s 1355
6LMP18 Rollcentre RacingRob Barffmin 24 s 2156
7LMP15 Jim Gainer InternationalRyō Michigamimin 25 s 8867
8LMP19 Team JotaHaruki Kurosawamin 28 s 3408
9LMP225 RMLThomas Erdosmin 28 s 3499
10LMP236 Paul Belmondo RacingVincent Vossemin 28 s 75710
11LMP118 Rollcentre RacingMichael Krummmin 28 s 85711
12LMP237 Paul Belmondo RacingDidier Andrémin 29 s 73912
13LMP235 G-Force RacingVal Hillebrandmin 32 s 07313
14LMP245 Lucchini EngineeringMirko Savoldimin 32 s 27314
15LMP113 Courage CompétitionJonathan Cochetmin 32 s 68915
16LMP230 Kruse MotorsportPhilip Bennettmin 33 s 27116
17LMP231 Noël del BelloChristophe Tinseaumin 33 s 54617
18GT161 Convers TeamChristophe Bouchutmin 35 s 47018
19LMP221 Noël del BelloJean-Philippe Bellocmin 35 s 78119
20LMP239 Chamberlain Synergy MotorsportBob Berridgemin 35 s 78720
21LMP220 Pierre BruneauMarc Rostanmin 36 s 20821
22GT167 MenXTomáš Engemin 38 s 07622
23GT166 Graham Nash MotorsportPaolo Rubertimin 39 s 82523
24LMP228 Ranieri RandaccioFabio Mancinimin 40 s 68424
25GT152 BMS Scuderia ItaliaFabrizio Gollinmin 40 s 83725
26GT151 BMS Scuderia ItaliaChristian Pescatorimin 41 s 68026
27GT156 Paul Belmondo RacingBenjamin Leuenbergermin 43 s 27027
28LMP246 Scuderia Villorba CorseSébastien Ugeuxmin 43 s 48328
29GT153 A-Level EngineeringWolfgang Kaufmannmin 43 s 81429
30GT288 GruppeM RacingJonny Cockermin 44 s 24230
31GT296 IN2 RacingMichael Vergersmin 44 s 88331
32GT293 Scuderia EcosseAndrew Kirkaldymin 45 s 17532
33GT281 Team LNTWarren Hughesmin 45 s 22333
34GT299 GPC SportFabio Babinimin 45 s 22534
35GT291 T2M MotorsportXavier Pompidoumin 45 s 97935
36GT273 Ice Pol Racing TeamMarkus Palttalamin 46 s 25836
37GT165 Graham Nash MotorsportGian Maria Gabbianimin 46 s 34437
38GT282 Team LNTPatrick Pearcemin 46 s 75938
39GT276 Autorlando SportLuigi Mocciamin 47 s 25539
40GT284 Bernard JubinSylvain Noëlmin 47 s 78140
41GT295 Racesport Peninsula TVRDaniel Eaglingmin 47 s 90541
42GT283 Seikel MotorsportHorst Felbermayr, Jr.min 48 s 34842
43GT289 Sebah AutomotivePierre Ehretmin 48 s 64643
44GT298 James Watt AutomotiveGiovanni Lavaggimin 49 s 50144
45GT279 JP RacingJens Petersenmin 51 s 14445
46GT285 Spyker SquadronPeter Van Merksteijnmin 53 s 32446
47GT168 JMB Racingpas de temps47
Une voiture rouge, blanche et verte, vue de face, sur une piste.
La Ferrari 550 GTS Maranello des futurs vainqueurs (ici avec Matteo Cressoni lors des essais libres) obtient le quatrième temps des qualifications.

Les qualifications, organisées le samedi, sont décomposées en deux séances, l'une ayant lieu le matin, l'autre l'après-midi. Mais finalement, les concurrents participent seulement à la séance de l'après-midi, disputée sous la pluie[15]. Durant cette dernière, Emmanuel Collard signe la pole position en min 21 s 076. Nicolas Minassian et Hayanari Shimoda complètent le trio de tête sur la grille. Chez Courage Compétition, Jonathan Cochet n'arrive pas à exploiter correctement ses pneumatiques et ne fait pas mieux que quinzième. En LMP2, c'est Thomas Erdos qui décroche la pole[8]. Dans la catégorie GT1, la Ferrari 575 GTC du JMB Racing s'accidente. L'équipe monégasque est contrainte de récupérer des pièces sur une Ferrari 575 GTC appartenant à John Bosch et exposée dans un musée aux Pays-Bas[5]. Il est à noter que le temps minimal autorisé pour se qualifier est de min 56 s 803 selon la règle des 125 %[13],[12].

Auteure de la pole position, l'équipe d'Henri Pescarolo fait part de sa satisfaction quant au choix d'une voiture hybride l'hiver dernier ; il ajoute que les écuries disposant d'un budget important auraient pu anticiper une déconvenue en performance : « Tout le monde est capable de lire le règlement et je trouve étonnant de voir autant de gens étonnés. Me voilà conforté dans mon choix alors que j'ai cru un moment être un vrai abruti en me lançant dans ce choix d'une voiture hybride tant il se disait autour de moi que c'était un combat perdu d'avance. À l'heure des simulations, surtout pour qui dispose de moyens importants, il ne peut y avoir d'effet surprise ». Au contraire de Stéphane Ortelli et de Jean-Marc Gounon, Emmanuel Collard ne s'est pas plaint de la difficulté à dépasser les voitures de grand tourisme : « À chacun son tour. Si aujourd'hui, je n'ai pas de problème particulier à doubler une GT, je me rappelle qu'il y a un an encore, on ramait dans les Hunaudières. L'équipe a fait les bons choix et me voilà récompensé »[3].

À la suite des différents désaccords, le directeur de course Daniel Poissenot rappelle aux protagonistes que l'objectif d'une telle évolution de la réglementation est d'« inciter les constructeurs à se lancer dès que possible dans de nouveaux projets. Les premiers résultats prouvent que, pour les essais tout au moins, l'objectif est atteint. Mais attention, la course c'est autre chose qu'un chrono sur un tour. L'endurance, c'est un équipage, un groupe qui doit gérer des phases comme les ravitaillements. Audi n'est pas désavantagé. Simplement, les performances de la R8 ont été réduites comme celles de tous les prototypes qui ont choisi de rester en configuration LMP900 »[3].

En conséquence de l'apparition du brouillard, les qualifications sont interrompues à min 46 s de la fin. Dans la soirée, Pescarolo Sport s'entraîne dans les stands en répétant plusieurs procédures de ravitaillement et décèle par hasard à cette occasion un problème au niveau d'une fusée[9].

Course

Déroulement de l'épreuve

Photographie d'un départ de course automobile, vue de derrière
Le départ de la course.

Au départ, la plupart des écuries du haut de la grille sont équipées de pneumatiques durs et pluie, à l’instar d'Emmanuel Collard (Pescarolo C60 Hybrid no 17). La Zytek 04S pilotée par John Nielsen est quant à elle équipée de pneus intermédiaires et tendres[16], tout comme la DBA4 03S no 7 de Nicolas Minassian et la Lister Storm LMP no 6 de Jan Magnussen. L'Audi R8 no 4 de Stéphane Ortelli est elle chaussée de pneus pluie et tendres[17]. Quant à la Ferrari 575 GTC de l'écurie JMB Racing, elle s'élance depuis la voie des stands, alors que du côté de l'écurie Kruse Motorsport, on a des difficultés à démarrer le moteur de la Courage C65 no 30[13]. À l'issue du premier tour, Emmanuel Collard (Pescarolo no 17) précède un peloton composé de Stéphane Ortelli (Audi no 4), Jan Magnussen (Lister Storm no 6), Nicolas Minassian (DBA no 7), John Nielsen (Zytek no 15), Rob Barff (Dallara SP1 no 8), Ryō Michigami (Dome S101Hb no 5), Haruki Kurosawa (Zytek 04S no 9), Michael Krumm (Dallara SP1 no 18), ainsi que Vincent Vosse premier en catégorie LMP2 à bord de la Courage C65 no 36 du Paul Belmondo Racing. En GT1, Christophe Bouchut mène les débats à bord de la Ferrari 550 GTS Maranello de Convers Team[13]. Au cours du troisième tour, Minassian (DBA no 7) prend l'avantage sur Magnussen (Lister Storm no 6) puis Kurosawa, au volant de la Zytek de Team Jota, dépasse Krumm (Dallarano 18). L'Allemand s'arrête aux stands au neuvième tour pour chausser des pneumatiques lisses retaillés pour la pluie. Après trente-minutes, Emmanuel Collard (Pescarolo no 17) est en tête de la course avec 24 s d'avance sur Ortelli (Audi no 4), 52 s sur Minassian (DBA no 7) et min 5 s sur Magnussen (Lister Storm no 6), le Danois devançant John Nielsen[17].

Photographie d'une voiture bleue, blanche et verte, de profil et de haut, sur une piste
La Pescarolo C60 Hybrid no 17 obtient la deuxième place.

Au treizième tour de course, en proie à des problèmes de batterie et de pompe à essence, Vosse s'immobilise sur la piste, laissant la première place du LMP2 à Thomas Erdos sur la MG-Lola EX264 de RML[13]. Durant le dix-septième tour, Magnussen (Lister Storm no 6) est dépassé par Nielsen (Zytek no 15). Deux boucles plus tard, la Porsche 911 GT3 RS (996) no 84 pilotée par Sylvain Noël s'accroche avec l'Audi d'Ortelli à la chicane de l'arrêt de bus, ce qui endommage le côté droit de l'Audi et fait qu'un morceau de la voiture s'arrache[17]. Au même moment, Bouchut, dont la voiture est équipée de pneus pluie, est dépassé par Fabrizio Gollin (Ferrari 550 GTS Maranello no 52), tandis que la Dome no 5 s'arrête aux stands pour ravitailler[13]. Au dix-neuvième tour, la Lister Storm LMP s'arrête à son tour et repart en pneus slicks[13]. Dans les deux tours suivants, Collard fait de même, mais ressort en pneus intermédiaires. Malgré les 47 s d'avance du pilote de la Pescarolo[17], l'Audi en profite pour prendre la tête de la course, pendant que Jonathan Cochet (Courage C60 Hybrid no 13) abandonne à la suite d'une collision avec le mur des stands. Puis c'est au tour de Minassian de rentrer aux stands mais son arrêt se prolonge et il perd du temps[13]. C'est un problème d'alternateur qui fait descendre le Français à la septième place[17].

Au vingt-troisième tour, soit après une heure de course, Ortelli (Audi no 4) s'arrête aux stands pour chausser des pneus tendres et lisses ; le Monégasque sort troisième[13],[17]. Collard reprend alors la première place à Ortelli, suivent Nielsen à 23 s et Kurosawa à 49 s, le Japonais venant de dépasser Ortelli[17]. Deux tours plus tard, le meneur du LMP2 Thomas Erdos (MG-Lola no 25) ravitaille, tout comme Didier André (Courage no 37)[13]. Au vingt-huitième tour, Antoine Gosse, à bord de la Ferrari 575 GTC du JMB Racing, rate son freinage au virage des Combes et heurte le rail. En revenant sur la piste, il est percuté par Kurosawa (Zytek no 4), alors troisième de l'épreuve, ce qui implique l'abandon des deux voitures. Au même endroit, Robert Pergl (Ferrari no 67/GT1) sort de la piste et abandonne à son tour. Puis, toujours au même endroit, c'est au tour de la Porsche 911 GT3 RSR (996) no 96, alors première du GT2, de sortir de la piste et d'abandonner. À la suite de ces incidents, la voiture de sécurité entre en piste, pendant qu'une épaisse couche de brouillard commence à recouvrir le circuit. Avant cela, Minassian (DBA no 7) doit rentrer aux stands pour changer d'alternateur, perd trois tours au total, et repart treizième chaussé de pneus slicks[13].

Photographie d'une voiture bleue, blanche et rouge, de trois-quart et de haut, sur une piste
L'Audi R8 d'Oreca (ici avec Stéphane Ortelli), est victime d'une sortie de piste.

Après une neutralisation qui a duré quarante-cinq minutes, la course reprend ses droits au quarante-et-unième tour[13]. À la relance, Nielsen n'est plus qu'à dix secondes de Collard [17]. Au quarante-sixième tour, André (Courage no 37) s'empare de la tête de la catégorie LMP2[13]. Au cinquante-et-unième tour, après h 25 de course, Emmanuel Collard (Pescarolo no 17), qui a 33 s d'avance sur la Zytek no 15, s'arrête et passe le volant à Erik Comas. Les mécaniciens ravitaillent la Pescarolo et montent des pneumatiques lisses, mais le Français a des difficultés à repartir de son stand, le moteur s'étant coupé, et perd entre trente et trente-cinq secondes à essayer de redémarrer. La Zytek no 15 s'arrête également pour passer des pneus lisses, puis passe en tête de la course[17]. Hayanari Shimoda s'échappe alors devant Comas qui ne parvient pas à trouver un bon rythme avec les pneus slicks[13],[18]. Mais au tour suivant, la Porsche no 98 de James Watt Automotive sort violemment de la piste. La voiture de sécurité effectue alors sa deuxième apparition en piste, tandis que la Lister Strom LMP rencontre un problème sur sa boîte de vitesses[13]. À cet instant, Oreca donne l'ordre à Stéphane Ortelli d'attendre la fin de la neutralisation pour passer aux stands, de peur que l'Audi reste bloquée au feu rouge[17]. Après sept tours de neutralisation, la course reprend. En LMP1, Minassian (DBA no 7) qui est alors huitième, rentre aux stands pour céder sa place à Jamie Campbell-Walter, pendant qu'en LMP2, André (Courage no 37) est relayé par Paul Belmondo[13]. Au soixantième tour, Hayanari Shimoda à bord de la Zytek no 15 est en tête, Comas (Pescarolo no 17) est à 11 s et Ortelli à min 14 s ; ce dernier s'arrête aux stands après h 55 de course et reste au volant, effectuant ainsi un triple relais, ce qui lui permet de ne perdre que trente-deux secondes et reprendre la piste en troisième position du général[13],[17].

Photographie d'une voiture bleue, blanche et rouge, de face, sur une piste, devant un drapeau à damier
La Zytek 04S no 15 franchissant la ligne d'arrivée.

À mi-épreuve, Shimoda (Zytek no 15) a encore accentué son avance, il précède Comas (Pescarolo no 17 de 31 s et Ortelli (Audi no 4) de min 20 s. Les Dallara sont quatrième et cinquième, avec celle équipée du moteur Judd devant celle motorisée par Nissan, et toutes les deux à deux tours. Dans les tours qui suivent, Ortelli commence à remonter sur Comas qui perd du terrain sur le Japonais[17]. Cependant, au soixante-dix-septième tour, au niveau du virage des Combes, Ortelli s'accroche avec la Ferrari no 61 pilotée par Nikolai Fomenko qui part en tête-à-queue. Les deux autos parviennent à repartir sans subir de dégâts, mais le Monégasque perd plus de vingt secondes dans l'incident. Néanmoins, il bénéficie des arrêts presque simultanés de Shimoda (Zytek no 15), Campbell-Walter (DBA no 7) et Comas (Pescarolo no 17), pour passer en tête après h 35 d'épreuve[13],[17]. Shimoda repart de la voie des stands dans « les roues » d'Ortelli, tandis que Comas est troisième à h 18. L'Audi et la Zytek se livrent alors un duel de grande intensité dans le trafic où Shimoda en sort finalement vainqueur[17]. Durant le quatre-vingt-troisième tour, la Saleen S7-R no 66 de Graham Nash Motorsport, deuxième de la catégorie GT1, s'arrête sur le circuit. Deux tours plus tard, la Porsche 911 Turbo (996) no 53 pilotée par Wolfgang Kaufmann est également annoncée à l'arrêt sur la piste[13]. Au tour suivant, vingt-cinq minutes après l'arrêt de la Zytek, et après un long relais de quatre heures, Ortelli s'arrête et passe la main à Jean-Marc Gounon. Ce dernier commence dès lors à se faire distancer par la Zytek de Shimoda[17],[13].

Au centième tour, Shimoda et Campbell-Walter marquent un arrêt à leur stand[13]. Au tour suivant, Comas (Pescarolo no 17), qui était à plus de deux minutes de Shimoda, en finit et cède sa place à Jean-Christophe Boullion[13],[17]. La consommation de la Pescarolo et celle de la Zytek étant similaires, Pescarolo Sport compte sur Bouillon pour pouvoir remonter sur Casper Elgaard lorsque ce dernier aura pris le volant de la Zytek, mais à cet instant, la Dallara no 18 sort de la piste et abandonne, entraînant une troisième entrée en piste de la voiture de sécurité. De plus, Bouillon est contraint de s'arrêter au feu rouge dans la voie des stands et perd un tour, soit trois minutes environ, alors que l'Audi vient de passer en tête car la Zytek s'était arrêtée un tour plus tôt pour ravitailler[13],[18],[17]. Au cent-neuvième tour, alors que la voiture de sécurité a regroupé l'Audi et la Zytek de tête, Gounon sort de la piste en voulant chauffer ses pneumatiques. Il parvient à rentrer aux stands, mais la suspension avant est touchée de manière significative et il doit abandonner[13],[4],[8],[17]. La course reprend deux tours plus tard, alors que la Zytek no 15 ne semble plus inquiétée puisqu'elle possède désormais deux tours d'avance sur la Pescarolo no 17 deuxième. Nouvelle péripétie au cent-dix-neuvième tour, à trente minutes de l'abaissement du drapeau à damier, avec la DBA de Campbell-Walter en panne de transmission, alors qu'elle était remontée à la troisième place. La Zytek marque un dernier arrêt pour ravitailler onze tours plus tard, soit cinq minutes avant de franchir la ligne d'arrivée en vainqueur au bout de cent-trente-deux tours de course[13],[17].

Classement de la course

Classement final de la course (vainqueurs de catégorie sur fond jauni)[12],[13],[19],[20],[21],[11]
Pos.CatégorieÉcuriePilotesChâssisMoteurPneusTours/Abandon
1LMP115 Zytek Engineering John Nielsen
Casper Elgaard
Hayanari Shimoda
Zytek 04SZytek ZG348 3,4 L V8M132
2LMP117 Pescarolo Sport Emmanuel Collard
Jean-Christophe Boullion
Erik Comas
Pescarolo C60 HybridJudd GV5 5,0 L V10M131
3LMP18 Rollcentre Racing Martin Short
Rob Barff
Vanina Ickx
Dallara SP1Judd GV4 4,0 L V10M127
4LMP15 Jim Gainer International Ryō Michigami
Shigekazu Wakisaka
Seiji Ara
Dome S101HbMugen MF408S 4,0 L V8D126
5LMP239 Chamberlain Synergy Motorsport Bob Berridge
Gareth Evans
Peter Owen
Lola B05/40AER P07 2,0 L Turbo L4D124
6GT152 BMS Scuderia Italia Fabrizio Gollin
Matteo Cressoni
Miguel Ramos
Ferrari 550 GTS MaranelloFerrari 5,9 L V12P123
7LMP231 Noël del Bello Christophe Tinseau
Ni Amorim
Christophe Pillon
Courage C65Mecachrome 3,4 L V8M121
8GT281 Team LNT Warren Hughes
Lawrence Tomlinson
Jonny Kane
TVR Tuscan T400RTVR Speed Six 4,0 L L6D120
9GT161 Convers Team Alexei Vasiliev
Nikolai Fomenko
Christophe Bouchut
Ferrari 550 GTS MaranelloFerrari 5,9 L V12M120
10GT282 Team LNT Marc Hynes
Patrick Pearce
Jason Templeman
TVR Tuscan T400RTVR Speed Six 4,0 L L6D119
11GT276 Autorlando Sport Luigi Moccia
Franco Groppi
Joël Camathias
Porsche 911 GT3 RSR (996)Porsche 3,6 L Flat-6P119
12GT283 Seikel Motorsport Horst Felbermayr, Sr.
Horst Felbermayr, Jr.
Philip Collin
Porsche 911 GT3 RSR (996)Porsche 3,6 L Flat-6Y117
13GT299 GPC Sport Fabio Babini
Gabrio Rosa
Luca Drudi
Ferrari 360 Modena GTCFerrari 3,6 L V8P117
14GT151 BMS Scuderia Italia Christian Pescatori
Michele Bartyan
Toni Seiler
Ferrari 550 GTS MaranelloFerrari 5,9 L V12P117
15GT273 Ice Pol Racing Team Yves Lambert
Christian Lefort
Markus Palttala
Porsche 911 GT3 RSR (996)Porsche 3,6 L Flat-6D116
16LMP220 Pierre Bruneau Pierre Bruneau
Marc Rostan
Jean-Philippe Peugeot
Pilbeam MP91JPX-Mader 3,4 L V6M115
17GT295 Racesport Peninsula TVR John Hartshorne
Daniel Eagling
Richard Stanton
TVR Tuscan T400RTVR Speed Six 4,0 L L6D113
18LMP225 RML Mike Newton
Thomas Erdos
MG-Lola EX264Judd XV675 3,4 L V8M113
19GT279 JP Racing Jens Petersen
Jan-Dirk Leuders
Nicolas Leutwiler
Porsche 911 GT3 RS (996)Porsche 3,6 L Flat-6P113
20LMP246 Scuderia Villorba Corse Mauro Prospero
Sébastien Ugeux
Lucchini SR2001Alfa Romeo 3,0 L V6A111
21LMP236 Paul Belmondo Racing Claude-Yves Gosselin
Vincent Vosse
Karim Ojjeh
Courage C65Ford (AER) 2,0 L Turbo L4M105
22GT284 Bernard Jubin Sylvain Noël
Bruno Houzelot
Porsche 911 GT3 RS (996)Porsche 3,6 L Flat-6D104
Nc.GT165 Graham Nash Motorsport Rick Sutherland
Ricky Cole
Gian Maria Gabbiani
Saleen S7-RFord 7,0 L V8P89
Abd.LMP17 Creation Autosportif Nicolas Minassian
Jamie Campbell-Walter
DBA4 03SJudd GV5 5,0 L V10M115
(Boîte de vitesses)
Abd.LMP14 Audi PlayStation Oreca Stéphane Ortelli
Jean-Marc Gounon
Audi R8Audi 3,6 L Turbo V8M109
(Sortie de piste)
Abd.GT293 Scuderia Ecosse Andrew Kirkaldy
Nathan Kinch
Ferrari 360 Modena GTCFerrari 3,6 L V8P98
(Pression d'huile)
Abd.LMP228 Ranieri Randaccio Fabio Mancini
Ranieri Randaccio
Tampolli SR2Nicholson-McLaren 3,3 L V8D98
(Accident)
Abd.LMP118 Rollcentre Racing João Barbosa
Michael Krumm
Andrew Thompson
Dallara SP1Nissan 3,0 L Turbo V6M96
(Accident)
Abd.LMP237 Paul Belmondo Racing Paul Belmondo
Didier André
Romain Iannetta
Courage C65Ford (AER) 2,0 L Turbo L4M89
(Moteur)
Abd.LMP235 G-Force Racing Loïc Deman
Val Hillebrand
Jean-François Leroch
Courage C65Judd XV675 3,4 L V8D86
(Accident)
Abd.GT291 T2M Motorsport Yutaka Yamagishi
Xavier Pompidou
Adam Jones
Porsche 911 GT3 RS (996)Porsche 3,6 L Flat-6Y85
(Accident)
Abd.GT289 Sebah Automotive Lars Erik Nielsen
Pierre Ehret
Thorkild Thyrring
Porsche 911 GT3 RSR (996)Porsche 3,6 L Flat-6D83
(Transmission et

sélecteur de boîte)

Abd.GT166 Graham Nash Motorsport Paolo Ruberti
Matteo Bobbi
Stéphane Lémeret
Saleen S7-RFord 7,0 L V8P76
(Panne d'essence)
Abd.GT153 A-Level Engineering Wolfgang Kaufmann
Eric van de Poele
Porsche 911 Turbo (996)Porsche 3,6 L Flat-6D64
(Surchauffe moteur)
Abd.GT156 Paul Belmondo Racing Pierre Perret
Jean-Baptiste Émeric
Benjamin Leuenberger
Chrysler Viper GTS-RChrysler 8,0 L V10M63
(Boîte de vitesses)
Abd.LMP16 Lister Racing Justin Keen
Jens Møller
Jan Magnussen
Lister Storm LMPChevrolet LS1 6,0 L V8D51
(Boîte de vitesses)
Abd.GT298 James Watt Automotive Paul Daniels
David Gooding
Giovanni Lavaggi
Porsche 911 GT3 RS (996)Porsche 3,6 L Flat-6D43
(Accrochage)
Abd.GT288 GruppeM Racing Jonny Cocker
Tim Sugden
Porsche 911 GT3 R (996)Porsche 3,6 L Flat-6P39
(Moteur)
Abd.GT285 Spyker Squadron Frans Munsterhuis
Peter Van Merksteijn
Spyker C8 Spyder GT2-RAudi 3,8 L V8D31
(Mécanique)
Abd.LMP19 Team Jota John Stack
Sam Hignett
Haruki Kurosawa
Zytek 04SZytek ZG348 3,4 L V8D28
(Accrochage)
Abd.GT167 MenX Tomáš Enge
Robert Pergl
Ferrari 550 GTS MaranelloFerrari 5,9 L V12M26
(Accrochage)
Abd.GT296 IN2 Racing Juan Barazi
Michael Vergers
Porsche 911 GT3 RSR (996)Porsche 3,6 L Flat-6D26
(Accident)
Abd.LMP245 Lucchini Engineering Pier Giuseppe Peroni
Mirko Savoldi
Lucchini LMP2/04Judd XV675 3,4 L V8P24
(Embrayage)
Abd.GT168 JMB Racing Antoine Gosse
Peter Kutemann
Hans Hugenholtz
Ferrari 575 GTCFerrari 6,0 L V12P23
(Accrochage)
Abd.LMP113 Courage Compétition Jonathan Cochet
Christian Vann
Alexander Frei
Courage C60 HybridJudd GV4 4,0 L V10Y20
(Sortie de piste)
Abd.LMP221 Noël del Bello Jean-Luc Maury-Laribière
Jean-Philippe Belloc
Bastien Brière
Courage C65Mecachrome 3,4 L V8M14
(Boîte de vitesses)
Abd.LMP230 Kruse Motorsport Philip Bennett
Gregor Fisken
Harold Primat
Courage C65Judd XV675 3,4 L V8P8
(Boîte de vitesses)

Statistiques et informations diverses

La piste est séchante par endroit pendant la course, mais l'épreuve est presque entièrement disputée sous la pluie, doublée d'un nuage de brouillard. Les vainqueurs effectuent cent-trente-deux tours sur le tracé de 6,976 km en 6 h 48 s 389, soit 920 km parcourus à une vitesse moyenne de 153,129 km/h. L'épreuve arrive ainsi à son terme avant que les mille kilomètres ne soient parcourus par les vainqueurs, car le drapeau à damier est présenté aux concurrents au bout de six heures de course maximum[13],[12],[11].

Pole position et record du tour

Tours en tête

  • Pescarolo no 17 : 49 tours (1-21 / 24-51)[11].
  • Audi no 4 : 19 tours (22-23 / 52-60 / 79-86)
  • Zytek no 15 : 64 tours (61-78 / 87-132)

Après-course

Catégorie LMP1

Photographie d'une voiture de sport-prototype bleu et blanche sur une piste, avec son pilote installé dans le cockpit.
Sur la grille de départ, Zytek a opté pour des pneumatiques intermédiaires et tendres pour John Nielsen.

La course est remportée par la Zytek 04S officielle de John Nielsen, Casper Elgaard et Hayanari Shimoda, mettant fin à la domination de l'Audi R8 détentrice de quatre victoires consécutives en 2004. Durant les premiers tours de piste, John Nielsen est désavantagé par ses pneumatiques intermédiaires, mais comme le relate le pilote, « au bout d'une quinzaine de tours, la piste a commencé à sécher et j'ai su que j'avais fait le bon choix ». Il dépasse en effet la Lister Storm LMP de Jan Magnussen, puis les problèmes rencontrés par la DBA4 03S pilotée par Nicolas Minassian lui permettent de gagner une place de plus, avant de se classer deuxième lors du ravitaillement de l'Audi d'Oreca. L'arrêt aux stands suivant où il n'a pas à changer de pneumatiques lui fait gagner du temps. Au même instant, la première intervention de la voiture de sécurité permet à la Zytek de revenir sur Collard, mais à la relance, le Français reprend une avance importante[16]. C'est dans la troisième heure que la course tourne à l'avantage de la Zytek, lorsque durant son deuxième arrêt, Erik Comas perd trente secondes à redémarrer son moteur. En fin de course, la Zytek tire profit une dernière fois de la situation, puisqu’un safetycar avantageux oblige la Pescarolo à rester bloquée au feu rouge de la voie des stands, alors que la Zytek s'était arrêtée un tour avant le prototype français, ce qui lui permet de rester en piste et de décrocher la victoire[18]. Ainsi, dans des conditions difficiles, la Zytek a tiré son épingle du jeu, Shimoda signant de surcroît le meilleur tour en course. Après la course, John Nielsen rappelle que le dossier de candidature pour les 24 Heures du Mans n'a pas été retenu par l'ACO : « Nous ne savons pas pourquoi nous n'avons pas été retenus au Mans et nous voulons prouver au monde notre valeur. Je suis très fier de mes jeunes équipiers, ce sont de vrais pilotes maintenant »[22].

Photographie d'une voiture de sport-prototype bleue bleu, verte et blanche, vue de haut et de profil, sur une piste.
La Dallara SP1 no 8 (ici avec Martin Short) motorisée par Judd obtient la troisième place...

Chez Pescarolo Sport, selon Erik Comas, la course prend une mauvaise tournure lorsqu'il s'arrête prématurément pour passer en pneus lisses[4] dans la troisième heure : « La voiture était réglée pour la pluie et dès que j'ai pris la piste, j'ai vu que je n'arrivais pas à faire monter les slicks en température. La voiture étant nouvelle, nous n'avons pas pu la tester dans ces conditions »[18]. En effet, pour l'ingénieur Claude Galopin, le choix des pneumatiques pluie en début d'épreuve pour le poleman Emmanuel Collard est un choix plus sécuritaire[16]. À cela s'ajoutent trente secondes de perdues lors d'un ravitaillement, alors que Comas a du mal à redémarrer, et l'arrêt aux stands au moment d'un accident, qui oblige le prototype français à patienter au feu de la voie des stands le temps que la voiture de sécurité parcourt un tour entier. Selon certains observateurs, sur un long circuit comme celui de Spa-Francorchamps, l'utilisation de deux voitures de sécurité au lieu d'une aurait atténué cet effet d'attente à un demi-tour. La Pescarolo C60 Hybrid avait pourtant bien débuté la course, en s'octroyant notamment une avance de vingt secondes en dix tours sur l'Audi[4]. Sans ce blocage dans la voie des stands, l'arrivée aurait pu être beaucoup plus serrée entre la Pescarolo et la Zytek[18].

Photographie d'une voiture de sport-prototype bleue, verte et blanche, sur une piste, vue de trois-quarts arrière.
...alors que la no 18 propulsée par un moteur Nissan abandonne sur sortie de piste.

Chez Oreca, l'Audi R8 étant la voiture la moins consommatrice en carburant[8], l'objectif était d'économiser un arrêt de ravitaillement en carburant en s'arrêtant une fois de moins que la concurrence. En utilisant les deux plus longues interventions de la voiture de sécurité, l'écurie a essayé de gagner près d'min 30 s, soit approximativement le temps qu'il faut pour traverser la voie des stands à la vitesse réglementaire. À deux heures de l'abaissement du drapeau à damier, les trois premiers concurrents sont regroupés en min 49 s et l'Audi d'Oreca doit encore s'arrêter une fois, tandis que ses adversaires doivent encore passer deux fois par les stands. Mais une neutralisation de l'épreuve permet à la Zytek no 15 et la Pescarolo no 17 d'économiser à leur tour un arrêt. C'est lors de cette neutralisation que Jean-Marc Gounon part à la faute en chauffant ses pneus[4]. Ne cherchant pas d'alibi particulier, le Français s'explique : « J'ai accéléré et l'arrière est parti ». Les mécaniciens ont tenté de réparer la voiture, mais Hugues de Chaunac, le patron de l'équipe, n'a pas souhaité continuer la réparation, au contraire de l'ingénieur David Floury : « Hugues a dit stop, mais je voulais que les mécanos s'entraînent pour Le Mans. On était sur la bonne stratégie en choisissant de monter les slicks avant tout le monde. On aurait fait un arrêt de moins. Cette course a au moins permis de bien se préparer et de prouver qu'après trois ans sans endurance, l'équipe était toujours dans le coup ». De retour au volant d'un prototype, Stéphane Ortelli a été l'un des pilotes les plus assidus au volant de l'Audi, avec un relais qui a duré près de quatre heures. Victime de deux contacts lors de la course, il s’exprime sur la difficulté qu'ont les pilotes de prototype à doubler les voitures de grand tourisme : « J'ai trop roulé pendant quatre ans dans les Porsche 911, il faut se réhabituer. J'ai dû faire des freinages dans des parties mouillées et certains pilotes ne regardent pas ce qui se passe autour. Mais j'en voulais et le risque en valait la peine. Dommage que ça ne soit pas allé au bout »[8].

Chez Rollcentre Racing, les deux Dallara SP1 ont roulé groupées avant que la no 18 motorisée par Nissan, qui occupait la cinquième place, n'abandonne[23]. Quant à la voiture sœur (no 8) pilotée par Martin Short, Rob Barff et Vanina Ickx, elle obtient un podium[22], bien aidée par l'abandon de l'Audi. Pour Martin Short, le résultat est surprenant : « Nous avons commis beaucoup d'erreurs pendant cette course, notamment dans les choix de pneus, et nous sommes surpris d'avoir obtenu ce résultat ». Avant la sortie de piste de Andrew Thomson survenue à h 30 de la fin au niveau de Blanchimont, le moteur Nissan n'a pas rencontré le moindre problème[10]. Vanina Ickx a elle effectué sa première course au volant d'une LMP1. Malgré le fait d'avoir découvert la Dallara sur le circuit de Snetterton la semaine passée, Vanina Ickx n'a pas eu beaucoup de temps pour découvrir toutes les spécificités du pilotage d'un tel prototype : « Sur le plan physique, je ne ressens rien de particulier, peut-être parce qu'à cause de la pluie, nous n'avons pas exploitée au maximum ces autos. Mon problème a été de découvrir tout à la fois : les freins carbones, la performance, les appuis ou la vitesse de pointe ». La pilote belge s'est vue proposer une place dans l'équipage de Martin Short pour les 24 Heures du Mans, mais Vania Ickx est également attendue chez T2M Motorsport, l'écurie avec laquelle elle a débuté en endurance et aux 24 Heures du Mans[5],[13].

La DBA4 03S de Creation Autosportif s'est montrée compétitive malgré ses problèmes de fiabilité ayant touché l'alternateur, puis la boîte de vitesses.

La DBA4 03S de Creation Autosportif a longtemps été en mesure de s'immiscer dans la lutte pour la victoire. Après avoir débuté l'épreuve en pneumatiques intermédiaires aux mains de Nicolas Minassian, la DBA a rencontré un problème d'alternateur impliquant une intervention qui lui a fait perdre trois tours par rapport au meneur de la course. Après être repartie en treizième position, le prototype britannique connaît divers problèmes de boîte de vitesses mais parvient à remonter jusqu'à la troisième place, avant que la transmission ne tombe en panne à une demi-heure de l'abaissement du drapeau à damier[23],[22].

En ce qui concerne l'équipe Courage Compétition, le résultat du weekend n'est pas satisfaisant. Incapable d'exploiter ses pneumatiques sous la pluie, la Courage est seulement quinzième au classement général à l'issue des essais qualificatifs et en course, Jonathan Cochet perd rapidement du terrain face aux autres LMP1 dès les premiers tours. Lors du premier ravitaillement, le Français est perturbé par le mouvement de l'un des mécaniciens de Pescarolo Sport, met un brusque coup de volant à gauche, effleure le rail et vient percuter le bord du muret en béton, éventrant la monocoque du prototype et arrachant la roue arrière gauche qui est restée sous la voiture. Hormis l'incident, les pneumatiques Yokohama n'ont, semble-t-il, pas fonctionné sous la pluie[23],[22]. Chez Jim Gainer International aussi, la Dome n'est pas équipée de pneus Michelin, dont l'efficacité sur une piste mouillée semble être encore plus grande que sur le sec. Malgré une solide quatrième place à l'arrivée, l'équipage, jugé en deçà du niveau des autres engagés en LMP1, a réalisé une course « transparente »[22]. Chez Lister Racing, malgré le bon début de course de Jan Magnussen, la course s'est soldée par un abandon sur casse de la transmission[10].

Catégorie LMP2

Photographie d'une voiture de sport-prototype noire, vue de trois-quarts avant, sur une piste.
La Lola B05/40 de Chamberlain Synergy Motorsport remporte la catégorie LMP2.

Dans la catégorie LMP2, les prototypes ont rencontré de nombreux problèmes mécaniques, liés à leur pompe à essence, leur alternateur ou encore leur boîte de vitesses, et électriques, liés à leur démarreur, leur batterie voire à l'électronique. Ces ennuis semblent être la première cause des abandons des concurrents en LMP2, au contraire des LMP1 qui ont plutôt abandonné sur accident et sortie de piste[23]. Affectant les équipes avant les 24 Heures du Mans, ces problèmes inquiètent de nombreux observateurs[22].

La course est remportée par la Lola B05/40 de Chamberlain Synergy Motorsport et pilotée par Bob Berridge, Gareth Evans et Peter Owen. Étant le prototype le plus récent de la catégorie, la Lola B05/40 remporte sa première course, tout en ayant rencontré aucun ennui de fiabilité. Il est à noter que la carrosserie de la Lola n'a pas été peinte et les partenaires ne sont pas tous affichés, l'équipe n'ayant pas eu le temps de mettre en place tous les autocollants[23].

Malgré un manque de préparation et de mise au point, la Courage C65 du Noël del Bello Racing, pilotée par Christophe Tinseau, Ni Amorim et Christophe Pillon et équipée du nouveau moteur Mecachrome issu du GP2 Series, obtient la deuxième place[10]. En revanche, la Courage no 21, équipée du même moteur, abandonne sur problème d'embrayage[9]. La troisième place revient à l'ancienne Pilbeam MP91 de Pir Compétition pilotée par Pierre Bruneau, Marc Rostan et Jean-Philippe Peugeot[9],[22].

Catégorie GT1

Dans la catégorie GT1, la Ferrari 550 GTS Maranello no 52 de BMS Scuderia Italia, deux fois vainqueur du championnat FIA GT et pilotée par Fabrizio Gollin, Matteo Cressoni et Miguel Ramos, s'impose en s’octroyant la sixième place au classement général[10],[13]. Fabrizio Gollin a dû se défaire de la seconde Ferrari de la BMS Scuderia Italia pilotée par Christian Pescatori. Quant au deuxième, Christophe Bouchut, il a lutté avec la Ferrari de Tomáš Enge en début d'épreuve[10],[23]. Malgré un équipage peu homogène, la BMS Scuderia Italia remporte la manche de Spa, dont elle était l'une des favorites[23]. Néanmoins, Robert Pergl, Nikolai Fomenko et Alexei Vasiliev paraissent moins expérimentés que les pilotes de l'équipage vainqueur ; seuls Christophe Bouchut et Tomáš Enge sont parvenus à s'en sortir sous la pluie des Ardennes. Malgré la pointe de vitesse de Matteo Bobbi, la Saleen S7-R n'est pas restée suffisamment longtemps en piste pour pouvoir se mêler à la lutte en raison d'une fiabilité encore trop défaillante. La troisième place revient à la voiture sœur de la BMS Scuderia Italia, pilotée par Christian Pescatori, Michele Bartyan et Toni Seiler[10].

Chez BMS Scuderia Italia, on célèbre également la première victoire du manufacturier Michelin dans le championnat en catégorie GT1 (anciennement dénommée GTS). L'équipe italienne était également assistée par Care Racing lors de cette épreuve[24].

Catégorie GT2

En GT2, le Team LNT donne à la TVR Tuscan T400R sa première victoire en Le Mans Endurance Series, équivalent à une huitième place au général. De surcroît, l'écurie réalise un doublé avec les deux voitures classées dans les dix premiers du classement général[10]. Ce succès s'explique peut-être par la contre-performance des Porsche dont le soutien technique de l'usine n'est plus assuré. Au contraire, lors des 24 Heures du Mans, le Team LNT devrait faire face à des Porsche plus affûtées, comme celles de Flying Lizard Motorsports, Alex Job Racing et Petersen Motorsports[23].

Photographie d'une voiture de grand tourisme violette, orange, noire et blanche, vue de haut et de profil, sur une piste.
La TVR Tuscan T400R no 81 de Team LNT vainqueur à l'arrivée.

Néanmoins, en début d'épreuve, la TVR de Warren Hughes est en lutte avec la Porsche de GruppeM Racing pilotée par Jonny Cocker et celle de Michael Vergers, ainsi que les deux Ferrari 360 Modena GTC de GPC Sport et Scuderia Ecosse. À bord de la TVR no 81, Hughes, qui a effectué un bon début de course, se retrouve deuxième et se maintient à cette place pendant h 15 avant d'être relayé par Jonny Kane ; l'équipage britannique se retrouve rapidement au coude à coude avec la Ferrari de la Scuderia Ecosse pilotée par Andrew Kirkaldy et Nathan Kinch[25]. Au terme d'un duel serré, les deux concurrents ne sont séparés que d'un peu plus d'une seconde après les quatre premières heures de course. Après un long dépassement effectué par la TVR au virage des Combes, où les voitures se sont retrouvées flanc contre flanc, la TVR prend l'avantage. Quelques instants plus tard, alors qu'il tente de rattraper la TVR, Kinch sort de la piste et passe par le bac à gravier à Stavelot, avant que le moteur de la Ferrari finisse par casser, laissant le champ libre à la TVR. La voiture sœur pilotée à cet instant par Marc Hynes assure le doublé en fin d'épreuve. Au niveau du classement, les deux voitures encadrent la Ferrari 550 GTS Maranello de Christophe Bouchut. Malgré cette performance, l'Automobile Club de l'Ouest (ACO) n'a pas retenu l'équipe Team LNT et ses TVR lors des sélections pour les 24 Heures du Mans[10].

Photographie d'une voiture de grand tourisme blanche, noire, rouge et bleue, vue de haut et de profil, sur une piste.
La Ferrari 360 Modena GTC de Scuderia Ecosse a longtemps lutté pour la victoire, avant que son moteur ne subisse une défaillance.

Chez Scuderia Ecosse, le début de course se déroule sans encombre. Andrew Kirkaldy est rapidement en tête du GT2 ; il s'arrête aux stands pour passer en pneumatiques lisses, repasse en tête de l'épreuve à l'occasion d'une période de voiture de sécurité à son avantage, puis est ensuite relayé par son compatriote Nathan Kinch. En sortant des stands, ce dernier se retrouve à devoir jouer des coudes avec Jonny Kane, le pilote TVR. Après un long duel, remporté par Kane, le moteur de la Ferrari de Kinch rencontre une chute de la pression d'huile à quinze minutes de la fin, ce qui l'oblige à abandonner. Pour Kirkaldy, son long relais n'a pas été de tout repos : « Pour un triple relais, ça a été très rapide. La voiture fonctionnait bien, mais il y avait beaucoup de choses à penser, il y avait des pilotes partout autour de moi ». Nathan Kinch s'exprime sur ses relais : « J'ai vraiment apprécié mon premier relais. C'était bien d'avoir une course aussi serrée dans une épreuve d'endurance. Au début de mon deuxième relais, la voiture venait juste de sous-virer au virage dix ; une combinaison de la piste glissante et de nouvelles nappes. C’est très frustrant, mais il ne sert à rien de rester là-dessus »[26].

Classements du championnat à l'issue de la course

Catégorie LMP1

Pilotes[13]
Pos.PiloteÉquipePoints
1er= John NielsenZytek Engineering10
1er= Casper ElgaardZytek Engineering10
1er= Hayanari ShimodaZytek Engineering10
2= Emmanuel CollardPescarolo Sport8
2= Jean-Christophe BoullionPescarolo Sport8
2= Érik ComasPescarolo Sport8
3= Martin ShortRollcentre Racing6
3= Rob BarffRollcentre Racing6
3= Vanina IckxRollcentre Racing6
4= Ryō MichigamiJim Gainer International5
4= Shigekazu WakisakaJim Gainer International5
4= Seiji AraJim Gainer International5
Équipes[13]
Pos.ÉquipePoints
1er Zytek Engineering10
2 Pescarolo Sport8
3 Rollcentre Racing6
4 Jim Gainer International5

Catégorie LMP2

Pilotes[13]
Pos.PiloteÉquipePoints
1er= Bob BerridgeChamberlain Synergy Motorsport10
1er= Gareth EvansChamberlain Synergy Motorsport10
1er= Peter OwenChamberlain Synergy Motorsport10
2= Christophe TinseauNoël del Bello8
2= Ni AmorimNoël del Bello8
2= Christophe PillonNoël del Bello8
3= Pierre BruneauPierre Bruneau6
3= Marc RostanPierre Bruneau6
3= Jean-Philippe PeugeotPierre Bruneau6
4= Mike NewtonRML5
4= Thomas ErdosRML5
5= Mauro ProsperoScuderia Villorba Corse4
5= Sébastien UgeuxScuderia Villorba Corse4
6= Claude-Yves GosselinPaul Belmondo Racing3
6= Vincent VossePaul Belmondo Racing3
6= Karim OjjehPaul Belmondo Racing3
Équipes[13]
Pos.ÉquipePoints
1er Chamberlain Synergy Motorsport10
2 Noël del Bello8
3 Pierre Bruneau6
4 RML5
5 Scuderia Villorba Corse4
6 Paul Belmondo Racing3

Catégorie GT1

Pilotes[13]
Pos.PiloteÉquipePoints
1er= Fabrizio GollinBMS Scuderia Italia10
1er= Matteo CressoniBMS Scuderia Italia10
1er= Miguel RamosBMS Scuderia Italia10
2= Alexei VasilievConvers Team8
2= Nikolaï FomenkoConvers Team8
2= Christophe BouchutConvers Team8
3= Christian PescatoriBMS Scuderia Italia6
3= Michele BartyanBMS Scuderia Italia6
3= Toni SeilerBMS Scuderia Italia6
Équipes[27]
Pos.ÉquipePoints
1er BMS Scuderia Italia10
2 Convers Team8
3 BMS Scuderia Italia6

Catégorie GT2

Pilotes[13]
Pos.PiloteÉquipePoints
1er= Warren HughesTeam LNT10
1er= Lawrence TomlinsonTeam LNT10
1er= Jonny KaneTeam LNT10
2= Marc HynesTeam LNT8
2= Patrick PearceTeam LNT8
2= Jason TemplemanTeam LNT8
3= Luigi MocciaAutorlando Sport6
3= Franco GroppiAutorlando Sport6
3= Joël CamathiasAutorlando Sport6
4= Horst Felbermayr, Sr.Seikel Motorsport5
4= Horst Felbermayr, Jr.Seikel Motorsport5
4= Philip CollinSeikel Motorsport5
5= Fabio BabiniGPC Sport4
5= Gabrio RosaGPC Sport4
5= Luca DrudiGPC Sport4
6= Yves LambertIce Pol Racing Team3
6= Christian LefortIce Pol Racing Team3
6= Markus PalttalaIce Pol Racing Team3
7= John HartshorneRacesport Peninsula TVR2
7= Daniel EaglingRacesport Peninsula TVR2
7= Richard StantonRacesport Peninsula TVR2
8= Jens PetersenJP Racing1
8= Jan-Dirk LeudersJP Racing1
8= Nicolas LeutwilerJP Racing1
Équipes[27]
Pos.ÉquipePoints
1er Team LNT10
2 Team LNT8
3 Autorlando Sport6
4 Seikel Motorsport5
5 GPC Sport4
6 Ice Pol Racing Team3
7 Racesport Peninsula TVR2
8 JP Racing1

Statistiques

Photographie de deux voitures de grand tourisme blanche et rouge, de profil et de haut, sur une piste
Les deux Ferrari 550 GTS Maranello de la BMS Scuderia Italia franchissant la ligne ensemble.

Les 1 000 kilomètres de Spa 2005 représentent :

  • Le record d'engagés sur une course des Le Mans Endurance Series, avec quarante-sept voitures au départ[8],[11] ;
  • La première course dans la catégorie LMP1 pour les écuries Oreca et Jim Gainer International[8] ;
  • La première victoire de la Lola B05/40 en Le Mans Endurance Series[8],[10] ;
  • La premier doublé et la première victoire de l'écurie Team LNT en Le Mans Endurance Series[10],[25] ;
  • La première course et la première victoire de la BMS Scuderia Italia en Le Mans Endurance Series[10] ;
  • La première course de l'écurie Spyker Squadron en Le Mans Endurance Series[8] ;
  • La première victoire de Michelin en tant que fournisseur pour une équipe de la catégorie GT1 dans une course de Le Mans Endurance Series[24].

Voir aussi

Notes et références

  1. (en) Wouter Melissen, « Le Mans Endurance Series Spa 1000 km », sur ultimatecarpage.com (consulté le )
  2. Laurent Mercier, « Flashback de l’été en images : Essais Officiels LMES 2005. », sur endurance-info.com, (consulté le )
  3. Teissedre 2005, p. 54.
  4. Teissedre 2005, p. 52.
  5. Teissedre 2005, p. 55.
  6. Laurent Mercier, « Flashback de l’été en images : LMES Spa 2005. », sur endurance-info.com, (consulté le )
  7. « Plus de cinquante voiture pour les 1000 Km de Spa », sur europeanlemansseries.com, (consulté le )
  8. Hurel et Engoulvant 2005, p. 22.
  9. Teissedre 2005, p. 56.
  10. Hurel et Engoulvant 2005, p. 26.
  11. Hurel et Engoulvant 2005, p. 25.
  12. (en) « LE MANS ENDURANCE SERIES 1000km. SPA 15.16.17.04.2005 » [PDF], sur elms.alkamelsystems.com, (consulté le ).
  13. Teissedre 2005, p. 57.
  14. (en) « Qualifying times - Spa 1000kms. », sur crash.net, (consulté le )
  15. (en) « Wet, wet, wet for Spa. », sur crash.net, (consulté le )
  16. Hurel et Engoulvant 2005, p. 20.
  17. Hurel et Engoulvant 2005, p. 23.
  18. Hurel et Engoulvant 2005, p. 21.
  19. (en) « Spa 1000 Kilometres (Race Results) », sur racingsportscars.com (consulté le )
  20. (en) « Spa 1000 Kilometres (Car Information) », sur racingsportscars.com (consulté le )
  21. (fr + en) Alfredo Flippone, Olivier Loisy et Jean-Marc Teissedre, Le Mans Endurance Series Yearbook 2005, Apollo Publishing, , 195 p. (ISBN 2952104441), p. 59
  22. Hurel et Engoulvant 2005, p. 24.
  23. Teissedre 2005, p. 53.
  24. (en) « Care sweeps Spa GT podium. », sur crash.net, (consulté le )
  25. (en) Matt Salisbury, « Historic win for Hughes, Kane at Spa. », sur crash.net, (consulté le )
  26. (en) Matt Salisbury, « Disappoinment for Scuderia Ecosse at Spa. », sur crash.net, (consulté le )
  27. (fr + en) Alfredo Flippone, Olivier Loisy et Jean-Marc Teissedre, Le Mans Endurance Series Yearbook 2005, Apollo Publishing, , 195 p. (ISBN 2952104441)

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean-Marc Teissedre, « Spa-Francorchamps : Zytek, invité surprise », Auto Hebdo, no 1491,‎ , p. 50-57 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • François Hurel et Stéphane Engoulvant, « 1000 km Spa-Francorchamps : Zytek s'invite », Le Mans Racing, no 29,‎ , p. 20-26 Document utilisé pour la rédaction de l’article
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Bruneau Pilbeam MP91 JPX at the 2005 1000km of Spa
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Matteo Cressoni al volante della Ferrari 550 del team BMS Scuderia Italia (LMES)
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Rollcentre Racing's Dallara-Nissan at the 2005 1000km of Spa
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Paul Belmondo's Courage C65-Ford at the 2005 1000km of Spa
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Scuderia Ecosse Ferrari 430 at the 2005 1000km of Spa
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w:John Nielsen on the grid in the winning #15 Zytek 04S at the 2005 1000km of Spa
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Team LNT TVR T400R at the 2005 1000km of Spa
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A Pescarolo C60 Hybrid at the 2005 1000km of Spa
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No.51 and 52 BMS Scuderia Italia Ferrari 550s on the grid at the 2005 1000km of Spa
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Drapeau de la province belge de Liège.
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Chamberlain-Synergy Motorsport's Lola B05/40 at the 2005 1000km of Spa.
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Martin Short in the Rollcentre Racing Dallara SP1 Judd at the 2005 1000km of Spa
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  1. 15 Zytek 04S, winner of the 2005 1000km of Spa (Nielsen/Elgaard/Shimoda)
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Start of the 2005 1000km of Spa
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Stéphane Ortelli driving a ORECA Audi R8 at the 2005 1000km of Spa
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Creation Autosportif's DBA 03S at the 2005 1000km of Spa